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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 08:53

LE COLIBRI – Sandro VERONESI

Marco est le colibri.

Surnommé ainsi par sa mère pour sa petite taille et son aspect fluet, il renoncera à devenir champion de ski pour repartir vers le tennis.

Après un traitement à base d’hormones de croissance, il deviendra un grand jeune homme.

La vie de Marco, devenu ophtalmologiste, se déroule sous nos yeux, avec ses hauts et ses bas, sa famille qui se délite, le suicide de sa sœur, les cancers de ses parents, son frère qui ne lui parle plus.

Son amour de toujours, Luisa, avec qui il entretient une relation épistolaire, coupée de longues absences, et de retrouvailles en été, ne l’empêche pas de se marier, d’avoir des enfants.

L' étrange visite du psy de son épouse balaie sa vie sentimentale. Cela lui permettra d’affronter la haine puis la maladie de sa femme.

Marco aura d'autres drames à affronter. Mais avec empathie et une ténacité qui frise les règles, dans l'air du temps, de  philosophie et spiritualité du bonheur, il essaiera de maintenir le lien entre tous.

Et le propre de ce récit est l’inépuisable capacité de résilience de Marco, pardonnant à tout, à tout le monde, s’accusant même de ne pas avoir été à la hauteur.

Heureusement, il va prendre des décisions et se démener vers la fin et ne plus être le petit colibri à qui on a coupé les ailes, pour sa petite fille.

Quand viendra l’heure du bilan de sa vie, il se retrouvera entouré de tous ceux qu’ils aiment, qu’il a aimés, à qui il a donné un bel exemple de parcours d’humanité.

Le personnage est beau dans son âme et dans son corps, mais un peu niais et apathique.

Le livre tant encensé est déroutant, décousu, heureusement, quelques chapitres bouleversants rattrapent l'histoire.

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 12:15

MAUVAISES HERBES – Dima ABDALLAH

BEYROUTH 1983- En pleine guerre civile…

Les enfants de la petite école de la narratrice sont habitués au bruit des rockets, des explosions, et lorsque le danger se rapproche, les parents viennent chercher leurs enfants en larmes…Sauf que la petite fille ne pleure pas, elle, elle n’y arrive pas, elle attend son Père

Accrochée au doigt de son Géant, son père bien-aimé, elle lui offre sa sérénité, sa joie, son insouciance, sa confiance, et le Père tente de donner le change, essayant de la faire rire… Pourtant ils sont pareils. Ils ménagent l’autre, dans un amour fusionnel, préférant se détruire de l’intérieur plutôt que de montrer leur peur, dans ce Beyrouth de folie, meurtri où il faut déménager sans cesse lorsque les murs s'effondrent.

C’est un combat de chaque jour, que nous racontent les voix alternées du père et de sa fille, reprenant les mêmes mots, les mêmes ressentis, les mêmes peurs cauchemardesques, lui l’intellectuel épris de poésie et soignant les plantes de son balcon, et elle son petit clone, écrivant des poèmes et arrosant les plantes.

Jusqu’au jour de ses douze ans, où elle craque, ne peut plus respirer, crise de panique ou crise d’asthme.

Elle se retrouve aux urgences et lui comprend que son seul salut est de faire quitter le pays à sa fille sa femme et son fils, lui reste à BEYROUTH, incapable d’envisager sa vie ailleurs.

Ils arrivent en France, mais elle n’arrive pas à s’adapter, petite fille ayant toute sa vie fait son sac à dos pour fuir, ne s’attachant à rien ni personne, elle deviendra une jeune femme fragile, sans attache, sa seule vraie joie étant de cultiver comme son père le jasmin et d’autres plantes sur son balcon même les mauvaises herbes.

Et la vie continuera, le père habitant dans BEYROUTH en paix, mais incapable de se reconstruire, tandis que sa fille en FRANCE, bien que toujours fragile et avec tellement de difficultés, commencera enfin à s’attacher, à tenir à quelques objets, à savoir ranger les choses… et à lui lâcher enfin la main.

Magnifique roman sur les dégâts que peut faire la guerre incessante sur les habitants de ces pays meurtris encore et encore. Mais aussi ceux que peut causer un amour trop intense, trop fusionnel, qui emprisonne les êtres et les empêche, à force de ménagements et de protection, de se construire et de se structurer pour affronter la vie qui n’est un chemin de roses pour personne.

Et on trouve aussi dans ce roman une langue poétique pour parler des sentiments intimes, de fleurs et d’amour.

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 08:11

L’AMI ARMENIEN – Andréï MAKINE

Ce livre nous parle de la nostalgie de l’ami disparu, mais dont la rencontre a été fondatrice pour l’auteur.

L’Arménie vient de disparaître de la carte du monde. Beaucoup de résistants ont été déportés loin de chez eux, pour être incarcérés et jugés. Afin de les soutenir, les familles qui le peuvent sont venues camper avec leurs maigres biens au pied de la prison, anti chambre des camps, dans l’attente de ce procès des leurs et de leur libération.

Le narrateur, sans nul doute Andreï 13 ans vit dans un orphelinat de Sibérie où règne la brutalité, c'est là qu'il tentera de protéger le bouc-émissaire idéal des jeunes brutes Vardan, adolescent arménien de 15 ans, désarmant de beauté et de fragilité.

C'est dans le quartier déshérité de miséreux qu'il va découvrir la communauté arménienne, Sarven, le vieux sage, la famille de Vardan, Vardan dort sur deux valises et est atteint de la maladie arménienne, une inflammation qui le cloue souvent au lit. Sa mère Chamiram et sa fille, la jolie Gulizar dont le mari est prisonnier en attente de jugement pour complot anti soviétique.

Le narrateur accompagne Vardan dans le creusement d'un tunnel pour trouver un trésor. Le fragile Vardan est attachant par sa pureté et sa maturité impressionnante.

Respect pour cette famille, cette communauté différente, sa fierté, ses coutumes, c'est la grande histoire qui se retrouve au sein de cette population du bout du Diable.

Le procès a lieu, les condamnations tombent, le mari de Gulizar ne peut être sauvé, les familles dont Vardan repartent dans leur Caucase, le désespoir au cœur.

Un an plus tard le narrateur apprendra le décès de son ami.

Revenu sur les lieux bien plus tard, avec sa maturité et ses expériences, à la lumière des événements de ce passé, le narrateur se rendra compte qu’il n’avait rien compris à ce qu'il avait vécu.

Son ami lui sera encore plus cher, et il découvrira que ce n’est pas la longueur de temps passé ensemble mais l’intensité de ce que l’on se donne qui importe.

Ode à l’amitié au delà de la mort, Andréï Makine réussit une belle démonstration.

 

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 14:00

NUJEEN, L’INCROYABLE PERIPLE

Nujeen Mustafa

 

Il s’agit du témoignage d’une jeune Syrienne contrainte de fuir sa ville dans un premier temps, puis son pays ensuite. Cette tragédie est vécue hélas par de nombreuses populations, mais Nujeen cumule les difficultés puisqu’elle ne peut pas marcher et est condamnée à vivre dans un fauteuil roulant. Elle parcourt donc environ 6 000 kilomètres pour gagner l’Allemagne poussée par sa sœur.

 

Dans son enfance, alors que la Syrie était encore en paix, Nujeen, la plus jeune d’une famille de neuf enfants, quittait rarement son appartement situé dans un immeuble au 5e étage sans ascenseur. Elle regardait beaucoup la télévision et suivait des feuilletons américains qui lui ont permis de se familiariser avec la langue anglaise.

 

Alors que les combats font rage, Nujeen et sa famille quittent Alep pour Manbij au nord de la Syrie. La situation se dégradant encore, ils quittent la Syrie pour la Turquie. Les deux sœurs décident ensuite de rejoindre leurs frères installés en Allemagne. Commence alors un long périple, semé d’embûches.

 

Les sœurs embarquent sur un canoë avec le fauteuil qui pèse lourd en direction de Lesbos, île grecque. Elles traversent plusieurs pays direction l’Allemagne. Elles doivent payer de lourdes sommes, vivent dans la crainte permanente. Il leur faut faire face aux passeurs de toutes nationalités, cupides et malhonnêtes.

 

Lorsqu’elles arrivent en Grèce on demande aux passagers « qui parle Anglais ?». Nujeen mettant à profit ses connaissances acquises à la TV annonce qu’elle connaît cette langue. Débute ainsi son rôle d’interprète et surtout pour la première fois de sa vie elle se sent utile alors qu’elle avait toujours été un poids pour son entourage.

 

 

Ce livre retrace le conflit syrien, l’intervention de Daech, les conditions de vie difficiles des populations déplacées. Il met en évidence la cupidité de certains êtres humains (voire inhumains), même les passeurs syriens profitent de la situation désespérée de leurs concitoyens. Parallèlement, Nujeen insiste sur l’élan de solidarité qui existe dans certaines situations et son bonheur d’être arrivée en Allemagne et d’ y être scolarisée.

 

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 08:11

PATAGONIE ROUTE 203 – Eduardo Fernando VARELA

Parker est un chauffeur routier un peu particulier..au volant de son vieux camion complètement pourri, il parcourt les routes de la Patagonie, évitant tant qu’il peut les quelques grands axes, au profit de toutes ces routes secondaires  qui sillonnent le pays. Il a ses raisons car ni son patron, ni lui ,ne sont en règle.

Les marchandises sont illégales, Parker a un permis périmé, son patron le paie quand il y pense, bref, cela lui donne la liberté de flâner et d’arriver quand il en a envie au port de débarquement, où souvent d’ailleurs le bateau qui devait embarquer le chargement est déjà parti.

Il s’arrête où il veut, fait des rencontres improbables le long de ces routes poussiéreuses qui souvent ne mènent nulle part, les gens ont l’air endormi, momifiés par l’ennui de ces grandes étendues où il ne se passe rien. Les seuls points un peu réels sont les stations service où il se ravitaille lui et son camion, quand les pompes ne sont pas à sec. Les gares sont encore là mais les trains ne passent plus…

Parker est différent de ces villageois, ancien musicien, il tente d'oublier son passé

Pourtant un jour il arrive dans un village où une fête foraine s’est installée. Parker s’y rend, et tombe amoureux de Mayten, la caissière du jeu de massacre. Mais c’est la femme du patron, Bruno, jaloux et coléreux. Mayten est malheureuse, s’ennuie.. et après quelques hésitations s'enfuit avec Parker.

Le road movie continue à deux, Mayten a envie d’une autre vie, de voir la ville, de s’amuser, et malgré l’attachement mutuel qu’ils se portent, s’ennuie un peu dans cette vie entre rien et rien… Parker fait des efforts, mais il lui est difficile de quitter ses habitudes…Il ne peut quitter cette déshérence qui ne le mène nulle part mais qui le sauve de lui même.

Le mari jaloux les poursuit, un journaliste déjanté les rencontre de temps en temps, un imitateur des nazis s’attache à eux, tout ce petit monde se croise et se recroise dans l’immensité de ce pays improbable, où tout parait hors du temps.

L’auteur a su par ces mots et le rythme de ses phrases rendre l’atmosphère de ce périple languissant, sans pour autant oublier une certaine poésie dans la description de l'océan menaçant, des grands espaces désertiques, coupés de rivières capricieuses et de montagnes surgies de nulle part, où les vents paraissent vivants et contrariants, mais où les passions humaines n’en sont pas moins torrides et explosives qu’ailleurs.

Très belle analyse des sentiments, Mayten et son envie de frissons, de mouvements, et Parker enivré par ce nouvel amour qui virage après virage, routes secondaires après lacets de montagnes ne peut se projeter car déjà trop enlisé.

Immensité du paysage inhospitalier et personnages hostiles mais inoubliables.

Pour prendre un grand plaisir à cette lecture, il faut se caler sur le tempo de l’écriture de l’auteur.

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 07:59

OKURIBI RENVOYER LES MORTS- Hiroki TAKAHASHI


Ayumu un jeune adolescent de 15 ans suit sa famille au gré des mutations paternelles.

Dernière mutation pour le père avant un poste fixe à Tokyo.

Ayumu intègre donc un nouveau collège d'une petite ville. Habitué à l’intégration, il se faire accepter avec souplesse par les autres élèves, il devient ami avec sept garçons qui ont l’air de former la petite bande qu’on trouve habituellement dans ce genre d’endroit. Il y a entre autres Akira, qui présente toutes les caractéristiques du chef, et le doux Minoru, qui a le rôle de souffre-douleur.

Mais jusqu’où va cette hiérarchie ?

Intelligent, conciliant et compréhensif à la fois, Ayumu a toutes les qualités pour se couler dans le groupe.

Mais cette fois, il se trouve confronté à des défis et des jeux pas si innocents qu’ils en ont l’air, des petits larcins, et bien sûr la maltraitance de Minoru, qui, par un hasard extraordinaire est désigné systématiquement comme le perdant aux jeux de cartes Hanafuda que manie habilement Akira, si habilement que Ayumu devine la tricherie.

Il y a bien des violences, quelques coups, des humiliations, mais Ayumu se tait. Que faire ? Dénoncer Akira quand un professeur le questionne ? Aller de lui-même raconter ce à quoi il a assisté ? Tant que ce n’est pas plus grave…Il se tait.

Faut-il en passer par là pour se métamorphoser en adulte comme la cigale-larve ?

Mais qui est le plus à plaindre et à blâmer, celui qui regarde, laisse faire ou le bourreau ?

Toute une réflexion sur le harcèlement au sein de l'école alors qu'autour d'eux dans un magnifique paysage de rizières, de montagnes de forêts noires, les paysans vivent en harmonie.

Les vacances arrivent, Ayumu révise, les membres du groupe s’éloignent un peu les uns des autres, jusqu’au jour où Akira invite Ayumu à une grande fête de karaoké, car l’Okuribi ou fête des morts est arrivée.


 

Une bande d’anciens élèves les attendent tous les sept, ils sont tombés dans un piège, le cauchemar commence…Et tout bascule, du récit poétique, nous tombons dans la violence extrême.

Un court roman bien mené dont les premiers chapitres racontent l’histoire d’adolescents, pas si différents de tous les ados du monde. Leur mode de fonctionnement, leurs rapports de jeunes chiens fous qui se cherchent, chacun essaie sa force…

D'autant plus terrifiant quand d’un coup l’auteur nous fait basculer dans un monde de violence et de mort.

C’est court, haletant, bien écrit, on sent que quelque chose va se produire.

Par manque de culture nipponne sans doute, pas facile de comprendre la fin..

Esprits des ancêtres ou morts. Le sang a coulé.

 

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 13:36

LES ENFANTS DU SILENCE – GONG Ji-young Corée du Sud


 

Inho, jeune chef d’entreprise a fait faillite, il se retrouve pistonné comme professeur intérim dans une institution pour enfants malentendants dans la petite ville de Mujin si brumeuse qu'on a du mal à y trouver sa route.

Dès son arrivée, il est confronté au suicide d'un jeune adolescent.

Comme la brume qui règne dans ce village, l'atmosphère est opaque. Les directeurs de l’école sont les fils du fondateur, le milieu est calcifié et tenu sous silence par des pactes entre professeurs, gardiens, encadrement et brigadier. L’éducation des enfants ne paraît pas être la priorité de cette école.

Les élèves sont terrorisés, notamment les filles, Il ne connaît pas la langue des signes mais il ne met pas longtemps à comprendre, grâce à son empathie et à deux petites filles dont il gagne la confiance, que des sévices et abus sexuels sont régulièrement pratiqués par des membres de la direction.

Horrifié, il va se lancer à corps perdu dans une bataille pour faire cesser cela,

Deux femmes tirent les fils du pantin professeur : l' épouse pragmatique qui préfère le silence et le respect des appuis politiques et Yujin, présidente de l'association des défenseurs des droits de l'homme, jeune surveillante au niveau local de l’enseignement dans les écoles, qu’il a connue au cours de ses années d’étudiant.

Malgré une opposition farouche, ils arriveront à faire  -sortir- ce scandale dans les médias, et iront jusqu’au procès, mais même de cette façon, peut on toujours gagner contre la corruption et les personnes ayant la main mise sur toute une ville ?

Lui-même en sortira-t-il indemne ?

Ce roman a été d’utilité publique, puisqu’il a horrifié le pays entier, et qu’une loi a été votée durcissant la punition pour ce genre d’abus.

Alors je dis bravo à l’auteur qui a su transformer un sujet difficile en un récit clair et réaliste.

Un message d’espoir pour toutes les personnes qui se lancent dans des actions désespérées.

 

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 12:32
Des romans parfois un peu laborieux à lire car ils sont de cultures différentes à la nôtre avec certes de la poésie mais aussi des légendes incompréhensibles pour nos yeux européens. 
 
 Prix Grenette 2021

 

Dans Les enfants du silence (Corée du sud) Gong Ji-Young s'attaque à un sujet resté longtemps tabou, les violences sexuelles sur les mineurs handicapés. L'auteure se penche sur des faits réellement produits en 2005

Un roman coup de poing incontournable.

 

En deuxième position : renvoyer les morts d'Iroki Takahashi Okuribi

Troisième position : Patagonie route 203 d'Eduardo Fernando varela Argentine

 

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 12:25

CE MATIN-LA – Gaëlle JOSSE

Clara est le type même de la jeune cadre dynamique, efficace et appréciée par sa hiérarchie dans la banque où elle travaille.

Ça ce sont les apparences. Derrière cette façade se cache une jeune femme fatiguée, fragilisée, sensible à la détresse des gens qu’elle rencontre dans le cadre de son travail, ce qui lui est d’ailleurs reproché de plus en plus sèchement par sa supérieure.

Et ce matin-là ….comme toujours, il y a la petite goutte d’eau qui fait déborder le vase, deux personnes âgées qui viennent emprunter 2000 € pour …gâter leurs petits enfants à Noël !

Et Clara craque, plonge, coule dans le noir du burn out.

Personne à qui se raccrocher, demander de l’aide, les parents sont loin, le copain n’est pas très solide, et puis elle ne veut voir personne, juste dormir, cachée sous sa couette, sans manger, avec cette non envie de vivre qui lui plombe ses journées.

Elle se traîne péniblement a des rendez vous obligatoires, dans les magasins pour acheter quelques provisions dont elle n’a même pas envie, d’où les crises de panique qui la font sortir en courant.

Et puis la fatigue qui la tue nuit et jour ...

Après de longues semaines, un début de commencement d’espoir viendra de son coup de téléphone à une amie d’enfance, Cécile.

Sans insister lourdement sur le parcours de cette descente aux enfers, l’auteur nous fait comprendre avec délicatesse, avec des mots choisis, tout le désespoir causé par ce mal qui atteint de plus en plus de personnes dans le monde du travail.

On est avec Clara, on la comprend on la suit on espère…

Un beau petit roman raconté avec des mots vrais qui mettent le lecteur devant sa réalité personnelle. Ses choix ses désirs, sa route, son avenir .

Un récit vibrant d’émotion, simple et efficace.

 

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 13:50

Un avenir incertain, Apolline : Nathalie Brunal 

Après le challenge des lectures pas toujours aisées des romans étrangers pour le Prix Grenette,

je renoue avec une lecture plaisir, le style aventure, évasion que vous ne lâchez pas, même la nuit.

 

Allez encore une page, et puis une autre … Je suis complètement immergée dans le décor sauvage canadien du deuxième tome de la saga d'Apolline.

Que va-t-il lui arriver, Du piquant, du mordant, des tremblements et des rebondissements pour cette héroïne attachante.

 

Un avenir incertain Apolline de Nathalie Brunal

 

Je m'étais attachée dans le premier tome à cette intrépide Apolline qui ne se plie pas au jeu du mariage arrangé de la haute société, après avoir défié sa mère, par amour elle se retrouve à vivre sur les terres âpres de la cabane d’Émeline, sa cousine à Black Coke Valley.

Je me suis de nouveau laissée embarquer par Apolline dans le Grand Ouest canadien.

Habituée au confort de la haute société à laquelle elle appartient, cette jeune femme se révèle très courageuse, elle vit également de profonds découragements lorsqu'elle doit se battre contre les éléments, le dur labeur de la ferme, la culture d'un autre environnement et le côté rugueux de ces pionniers.

Nous sommes en 1898, on retrouve le fier caractère viril bourré d’ego de Jack, fermier et mineur amoureux d'Apolline mais déterminé à être l'homme fort, le parfait chef de famille.

Heureusement, à l'aube de ses fiançailles, Apolline va recevoir la visite de sa bavarde et bien plus rebelle qu'elle, Alphonsine, sa sœur cadette.

 

Une belle plume qui explore la complexité de la relation homme femme en cette période du 19e siècle, une écriture facile au rythme soutenu face à une histoire d'amour sous tension, une écriture très visuelle qui affronte des tempêtes, un très bon moment de lecture.

 

J'espère un troisième tome, je suis curieuse de suivre les tribulations d' Alphonsine, celles de James et de tous les autres.

 

 

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