Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 20:18

 

Je travaille régulièrement en milieu scolaire et me rends compte que les enfants ne connaissent plus  les contes traditionnels, les "grands" contes de Grimm, Andersen ou Perrault. Ils connaissent la petite sirène, la reine des neiges, Cendrillon ou Blanche Neige, mais seulement à travers Disney. Et les versions présentées dans les dessins animés sont bien loin des histoires originales. Parfois même, elles sont tellement édulcorées qu'il n'en reste plus rien. C'est bien dommage car ces contes anciens, universels, stimulent l'imaginaire de l'enfant, nourrissent identifications, représentations et émotions. Ce sont des clefs pour mieux se comprendre et mieux comprendre le monde.
Je voudrais ramener ces histoires sur le devant de la scène. Pour le plaisir des mots ! Pour celui de rêver et d'inventer ! Inventer justement. Il n'est pas question que les illustrations ne fassent que traduire les mots en couleurs et en images. Les planches de kamishibaï sont là pour compléter, prendre la suite ou préciser ce que raconte le texte. C'est une sorte de "ballet" entre le langage et les images, entre les couleurs et les mots.


Pourquoi, me direz-vous, est-ce que je ne vous montre pas les illustrations des histoires que je souhaite présenter. Et nous atteignons là, l'objet de ce mail et de la campagne de financement participatif que j'ai lancée. Je souhaite raconter avec des illustrations "originales" et donc réalisées spécialement pour ce projet. Je suis conteuse. Je ne suis pas illustratrice . Côté manuel, j'ai deux mains gauches...


 

Pour mener mon projet à bien, j'ai besoin de vous pour financer :

la réalisation des illustrations kamishibaï par un artiste illustrateur

-  la fabrication de supports et adaptations  pour mon Butaï A2, afin qu'il soit beau, unique et qu'il se voit de loin !

Voilà, que dire de plus. Ce spectacle de poche est adapté à tout type de lieux. Il est conçu pour pouvoir, notamment entrer dans la classe des enfants et ne nécessite aucune technique. Je voyage léger ! Je n'ai pour tout bagage que des histoires à raconter.

Le public visé est, pour l'instant,  celui de CP/CM2.


 

Si vous voulez soutenir mon projet de "Contes en kamishibaï", je vous invite à vous rendre sur la page suivante : https://www.helloasso.com/associations/compagnie-d-a-cote/collectes/contes-en-kamishibai et à faire un p'tit don (ou un gros, je prends aussi).

Je précise que hello asso ne prend aucune commission et que même si je n'atteignais pas mon objectif, l'intégralité des dons reviendront à la Cie d'à Côté, qui par la suite prendra en charge les frais de mon spectacle.

Vous pouvez aussi, afin de toucher le maximum de monde, faire tourner ce message !

 Je suis mauvaise cuisinière, je ne sais pas coudre, je ne joue pas de guitare, je n'ai donc pas grand-chose à vous offrir en contrepartie. Mais sachez que si j'y arrive grâce à vous, vous aurez ma reconnaissance éternelle ! Et je pourrai toujours venir vous raconter une petite histoire dans le creux de l'oreille...

Mille Mercis

Pascale Deloche


 

Si vous voulez faire un tour sur le site de la Cie d'à Côté, c'est par là http://www.ciedacote.com



 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 15:56

Je ne suis pas celle que je suis, de Chahdortt Djavann.

 

Chahdortt Djavann est une iranienne, née en 1967, dont le père, fut emprisonné et vit ses biens confisqués lors de l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeini en 1979.

Elle arrive à Paris en 1993, elle y apprendra le français et deviendra écrivain, de langue française. Ces brefs repères biographiques ne sont pas inutiles pour se plonger dans la lecture de ce livre, publié en 2011 .

 

Une histoire incroyable, effroyable mais passionnante d'une jeune iranienne qui commence une psychanalyse alors qu'elle vit à Paris et devrait enfin pouvoir vivre, mais prise dans ces traumas, elle n'est que souffrance.

On découvre sa vie en Iran en tant que jeune femme, sous le régime dictatorial et islamiste de Khomeini. Ce, par quoi elle a dû passer pour tenter d'exister et de s'en sortir!

On suit son analyse et le fabuleux parcours du travail psychique pour la protéger de la folie.

Un livre lumineux et profond!

Ce n 'est pas une biographie d'après l'auteure qui s'inspire néanmoins de sa propre histoire. 

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 08:59


 



Les gratitudes Delphine le Vigan

 

Il y a des temps prédisposés à certaines lectures, récemment, ma belle mère, femme forte, indépendante est tombée chez elle. En ces temps difficiles de pandémie, après un court séjour hospitalier, ses fils lui ont trouvé un placement en Ehpad. Après 11 jours de confinement dans ce nouveau lieu, désorientée, elle s'est laissée glisser et mourir. Enfin, c'est ma version.

 

Après Les loyautés, Delphine de Vigan sonde le cœur de Michka qui atteint ce point de non retour qu'on appelle la vieillesse, cette femme correctrice littéraire ne peut plus rester chez elle.

Ses mots s'envolent, heureusement pour l'instant, elle en a encore beaucoup.

Autour d'elle, à tour de rôle, deux êtres délicats vont narrer les jours de bataille avec parfois beaucoup d'humour.

Jérôme, l'orthophoniste est chargé de retenir le vocabulaire.

Marie sa presque fille vient la voir régulièrement, elle est la fidèle petite voisine devenue adulte que Michka a aidé à grandir, ensemble elles remontent le passé.

Michka très lucide sur ce qui l'attend comprend cette décrépitude qui la réduit de plus en plus.

Malgré son découragement et ses souffrances, elle ne peut oublier sa dernière mission, retrouver la famille qui l'a hébergée dans sa jeunesse pour la remercier.

 

Une écriture émouvante qui ne cache rien, une écriture universelle sur ce conflit intime de dégradation physique due à la vieillesse.

Le prochain devrait être sur les -Ambitions-

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 09:26

LES ENFANTS DU FLEUVE

Lisa WINGATE

Basé sur des faits réels, ce roman traite du kidnapping des enfants pauvres pour être adoptés moyennant finances par des familles aisées en mal d’enfants. L’action se déroule à la fin des années 1930 dans le Tennessee.

 

Rill FOSS, aînée d’une famille de 5 enfants, a 12 ans lorsque des inconnus s’emparent d’elle et de ses frères et sœurs dont elle s’occupe alors que ses parents sont partis à l’hôpital où la mère doit accoucher de jumeaux.

 

La fratrie est conduite à Memphis dans un orphelinat, puis la Société des foyers d’accueil du Tennessee se charge de les envoyer dans des familles d’adoption. Dans ce foyer les enfants subissent sévices et mauvais traitements. A la tête de ce réseau intervient Georgia Tann qui s’enrichit beaucoup à cette période grâce à son trafic d’enfants.

 

En effet, pour répondre à la demande, outre de vrais orphelins, elle fait enlever les enfants de familles pauvres, de mères célibataires ou déclare des enfants morts nés à certaines femmes en service de maternité.

 

La famille Ross est certes une famille pauvre, mais les enfants sont heureux avec leurs parents, ils vivent à bord d'un bateau sur le Mississipi. Les enfants sont progressivement séparés, sauf deux filles qui vivent dans la même famille d’adoption.

 

La vie de ces enfants nous est racontée progressivement, alors que Avery Stafford, avocate renommée issue d’une riche famille, va voir sa grand-mère en maison de retraite. Celle-ci perd la mémoire et tient des propos décousus qui donnent l’idée à Avery de mener une enquête pour comprendre. On découvre alors quelques secrets de famille.

 

Ce roman met en lumière une triste réalité de l’histoire du Tennessee ; il met en évidence le sens des responsabilités de certains enfants comme Rill qui se préoccupe de ses frères et sœurs et fait preuve de beaucoup d’amour à leur encontre. Il démontre que certains adultes ne reculent devant rien pour s’enrichir, terrorisant des enfants au point qu’ils n’osent dénoncer les mauvais traitements subis car ils savent qu’il ne seront pas crus par les autres adultes. Ce livre nous tient en haleine du début jusqu’à la fin.

 

Partager cet article
Repost0
7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 16:10

JULES – Didier VAN CAUWELAERT

Jules est chien d’aveugle, le meilleur de sa catégorie d’après son formateur.     Il a été attribué à Alice, jeune aveugle qui a perdu la vue à 17 ans, et depuis on peut parler d'un couple fusionnel, pas loin de l’amour fou.

Mais voilà… Alice un matin traverse le hall de l’aéroport pour prendre un avion en direction de Nice, où elle doit subir une greffe de cornée. Un incident éclate car on veut mettre Jules en soute et Zibal, un jeune quadragénaire chercheur, qui tient un stand de macarons en attendant mieux se porte à leur secours.

Jules lui en sera éternellement reconnaissant et Zibal est charmé par Alice qui est une fille splendide.

Alice retrouve la vue. C’est le drame. Jules perd ses repères, il a été formaté pour guider un aveugle pas pour être chien de compagnie. Il tombe dans la dépression.

La société de chiens d’aveugles convainc Alice de s’en séparer. Alice n’arrive pas à faire son deuil, et Jules est-il si heureux que cela ?

Nous voilà embarqués dans les tribulations de Jules qui ne se laisse pas faire, de Zibal qui veut retrouver Alice, d’Alice qui essaie de se reconstruire dans sa vie de voyante.

Un livre tonique qui fait un bien fou, j’ai ri aux éclats lors de certains passages, on plaint Jules, on tremble en pensant que les deux amoureux n’arriveront pas à se rejoindre, leurs péripéties prêtent à rire, à sourire, à s’émouvoir, tous les ingrédients sont là pour nous redonner foi et optimisme envers la vie.  

Bref, un bon moment avec une équipe de choc, et un auteur malicieux qui met son talent au service d’une belle histoire d’amour à trois.

Car j’y inclus Jules bien sûr. Je pense même qu’il tient la première place !

 

Partager cet article
Repost0
5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 12:38

Entre toutes les mères

Ashley Audrain

 

Blythe et Fox tombent rapidement amoureux.

Tout n 'est que bonheur mais lorsqu'elle tombe enceinte, Blythe privée d'amour maternel ressent ses fêlures, elle a peur et pourtant elle souhaite tellement être une  mère parfaite et donner à son bébé tout cet amour qu'elle n'a pas reçu.

Fox a hâte d'être père et est ravi lorsque Violet arrive.

Rapidement, le roman psychologique tombe dans le thriller.

Violet rejette sa mère alors qu'elle fusionne avec Fox son père. Elle deviendra une enfant sans empathie qui exprime peu ses sentiments.

Blythe se demande ce qu'elle fait de mal, est-elle capable d'être mère ? Est-ce dû aux ravages laissés par sa mère et sa grand mère ?

Fox pense que le problème vient de son épouse, il ne l'aide pas trop, ne cherche pas à comprendre et la culpabilise.

Blythe est tellement déçue que Violet soit son enfant, la distance s'installe entre le mari et l'épouse.

La tension monte et on sent le drame arriver dans ce huis clos glaçant mère/ fille.

Qui est le monstre ?

Une écriture limpide pour un roman noir qui tient en haleine. 

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 19:04

Bonne nouvelle, les bibliothèques restent ouvertes !

Vous habitez à moins de 10 kms? Pas besoin d'attestation, mais pensez au justificatif de domicile en cas de contrôle sur le trajet.

Vous habitez à plus de 10 kms? Vérifiez les conditions de distance et munissez-vous d'un justificatif de domicile et d'une attestation en cochant la case 4 (déplacements pour se rendre dans un établissement culturel).

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 13:56
En route vers le Prix Grenette, en lice ces  7 romans qui sont dans la panière. J'espère que nous pourrons nous rencontrer début Juillet.
 

 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 15:32

Un jour viendra couleur d'orange

Grégoire Delacourt

 

 

Un jour viendra couleur d' orange : Aragon

J'ai aimé ce rythme subtilement dosé comme autant de nouvelles avec des personnages attachants.

Après avoir attendu l'enfant de l'amour, tout se détraque dans le couple avec l'arrivée de cet enfant là.

Geoffroy est autiste et ne réagit pas comme l'aimerait son père, Un enfant autiste, c'est un oxymore, il ne joue pas au foot avec son père, se laisse taper au lieu de se défendre, se tape la tête contre les murs.

Geoffroy, l'enfant autiste perçoit le monde à sa façon, il organise sa vie par couleurs et par chiffres.

Comment faire ?

Pierre est perdu, il n'arrive pas à nouer un contact avec son fils si différent, ses rancunes le consument. Il cherche la liberté en fuyant cette amertume.

Louise reste seule, elle travaille en soins palliatifs. Elle aide les gens à partir en paix.

 

Des phénomènes sociétaux qui s'entrecroisent.

Des gilets jaunes, naufragés de la vie, enfermés dans leurs conditions sociales

Djamila enfermée dans la prison des hommes.

Aurélien emprisonné par sa maladie.

Pierre enfermé dans ses révoltes, dans sa maladresse.

 

Quelques lueurs avec l'arménien Hagop Haytayan et la fusion de Louise et d'Aurélien, de Djamila et Geoffroy.

 

Grégoire Delacourt signe un coup de maître, le style a dépassé toutes ses œuvres précédentes, une écriture limpide très puissante.

 

Partager cet article
Repost0
25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 16:35

Le bal Diane Peylin

 

Diane Peylin est animatrice d'ateliers d'écriture et magicienne des mots.

Ce qui fait qu'on ne plonge pas dans son récit comme dans un autre roman.

On découvre une joueuse de mots qui avance des pions, ils bondissent, se mêlent, s'entrechoquent ou se répondent.

Il faut goûter toutes les subtilités des phrases, écouter la mélodie de la nature et des êtres.

Déguster lentement ce roman sur la forme avec la justesse des sensations qu'elle investit, le personnel, l'intime, les émotions.

Voir, écouter, respirer, sentir, toucher...

L'écriture concise est délicieusement déliée et toute en délicatesse et sensualité.

La grossesse de Suzanne est criante de vérités...

Le jardin suspendu et les valeurs incarnées par nos anciens donnent à rêver...

L'amour, le lâcher prise, la confiance donnent envie aux peaux de se toucher...

 

 

le Bonheur. Tout va bien

 

Une famille dont les membres sont unis, une nature estivale écrasée de soleil dans ce Sud Ardèche que j'aime, Robin après des jours de bataille contre le cancer apprend sa guérison. De quoi exulter !

Pourtant, après quelques balbutiements, il cherche le sens profond des choses afin de retrouver son énergie vitale.

Il commence par regarder ceux qui l'entourent, sa mère Rose, son épouse Suzanne et sa fille Jeanne, son père Alexandre, grand clown enfant décédé mais omniprésent.

Sa famille l'entoure mais la véritable empathie requiert la capacité de comprendre les émotions de l'autre et ces cœurs meurtris ne savent plus se toucher, chacun doit retrouver sa boussole pour frémir encore.

 

Je verrais bien un Goncourt des lycéens pour ce roman intelligent tant par son écriture que par ses émotions, J'espère qu'Héloïse Dormesson le mettra en lice.

 

Partager cet article
Repost0