Vendredi 1 juin 2012
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Nous avons rencontré lors d'une soirée à la Bibliothèque Virginie Ollagnier .
Une auteure fort sympathique, dyslexique dans une enfance sans télévision où elle devait apprendre par cœur des textes pour ne pas se faire ridiculiser à l'école, une jeune fille qui raconte des
histoires, une maman qui tente tout pour faire lire sa jeune fille de 15 ans en lui offrant la collection de Guy de Maupassant. Une jeune femme qui néanmoins a fait Sciences Po et obtenu une
maîtrise de photographie.
Virginie adore raconter des histoires et écrit une nouvelle pour son mari, dessinateur de bandes dessinées, elle a signé avec lui Kia Ora.
Forte d'être née en France et marquée par des images de guerre, ses romans ont presque toujours ce thème fondateur de la guerre.
Dans toutes ses vies qu'on abandonne : elle s'attaque au syndrome post traumatique
Une Claire novice rentrée en religion à 14 ans qui trouve la liberté dans la guerre, les médecins sur le front ... La psychiatrie naissante...
Un rouge argile
qui pousse sur le terreau du racisme
Dans l'incertain : Un homme abandonné, une Rosa dans sa bulle qui découvre des vérités ...
Elle nous parle de son manuscrit actuel, Un livre sur la torture qu'elle présente à son éditrice cette semaine.
Hamlet 75 ans va chercher Carmen.
Par Anne de la Quintardière
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Vendredi 25 mai 2012
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14:31
Janine, notre conférencière a lu ces
deux livres de Bizot,
- ils sont très bien, il faut surtout lire "Le Portail" avant de lire "Dans le sourire du bourreau" sinon, je pense qu'on a du mal à comprendre. Il est très fouillé et très bien écrit. -
Grande liseuse devant l'éternel, Janine vient de commencer "Lâcher les chiens" de Madeleine Thien et a du mal à s'en extraire même si elle n'en est qu'au début.
-C'est aussi très bien écrit et s'annonce passionnant.- nous précise-t-elle.
Par Anne de la Quintardière
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Jeudi 24 mai 2012
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18:48
La Librairie -la Hulotte- a le plaisir d'accueillir 5 sculptures réalisées par Mme Odile
Courbon qui anime l'Association Espace 3A .
Ces pièces ont été réalisées dans le cadre de l'atelier de Sculpture-Terre animé par A Tateossian.
Ces pièces seront exposées ainsi que d'autres jusqu'à la fin juin 2012.
Entrée libre.
Par Anne de la Quintardière
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Jeudi 24 mai 2012
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14:18
Simone reste dans le thème du Cambodge en lisant la biographie de François Bizot , ethnologue français accusé de traîtrise et désigné par les khmers rouges comme
l'interprète espion de la CIA.
Après sa première biographie en 2000 - Le portail- , ce témoin privilégié récidive dix ans après avec – Le silence du bourreau- après le procès de Douch le
monstre.
Désolée, impossible de mettre des photos aujourd'hui.
François Bizot a été détenu pendant trois mois, condamné à mort et interrogé quotidiennement par ce Douch , ce geôlier qui interviendra pourtant pour le faire
libérer. Entre eux une estime réciproque presque teinté d'amitié.
En visitant l'ancien centre de torture S21, F. Bizot apprendra que son libérateur est responsable de la mort d' environ 12000 personnes.
Au procès de Douch, François sera le seul témoin convoqué, il retracera tous ces événements tragiques et montrera l'humanité de Douch face à lui même. Ce même Douch
accusé de crimes contre l'humanité avec qui il a conservé des liens !
Par Anne de la Quintardière
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Jeudi 24 mai 2012
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13:43
Pline l’ancien s'est régalé en lisant -Aller Simple- de Carlos Salem.
Apparemment un Carlos Salem toujours aussi déjanté mais non dénué de sens.
Un livre très touffu au verbe extraordinaire, Jacques nous le démontre en lisant les dix premières lignes :
"Dorita mourut pendant sa sieste, pour achever de me gâcher mes vacances. J'en étais sûr. J'avais passé vingt ans de nos vingt-deux années de mariage à lui inventer
des morts fantasmatiques. Et quand enfin cela arriva, ce ne fut aucune de celles que j'avais imaginées. Mettant de côté les attentats les plus divers, les poisons et les piranhas dans la
baignoire, qui étaient surtout des exercices innocents de réconfort, j'avais toujours su qu'elle mourrait avant moi et dans un lit. Mais je ne pensais pas que ce serait comme cela, dans une ville
inconnue, dans un hôtel qui mentait au moins sur une étoile, et de façon si soudaine..."
L'épouse d' Octavio meurt soudainement lors de sa sieste alors qu'ils sont de passage à Marrakech.
Soldati, qu'on a déjà aperçu dans -Je reste roi d'Espagne- va transformer la vie d'Octavio.
Octavio, soulagé mais paniqué, dissimule le corps de son épouse sous le lit, il descend boire des verres et raconte sa morne vie à Soldati qui va lui faire vivre
des complications extraordinaires où ils rencontreront des femmes, des hippies, des footballeurs, une équipe de cinéma dans le désert dont le metteur en scène tourne sans pellicule.
Les rêves d'Octavio refont surface il se revoit en 1911, essayant de chanter. A présent, débarrassé de son épouse, il se révèle être un autre homme.
Soldati propose à Octavio de récupérer le cadavre de son épouse pour la rapatrier en cachette en Espagne mais Dorita a disparu, ils mettent le feu à l'hôtel.
Des personnages cocasses dans un roman lourd, incohérent et délirant puisqu'à la fin puisque la femme d'Octavio répond au téléphone...
Par Anne de la Quintardière
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