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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 14:43

Je viens de terminer le garçon de Marcus Malte

Une belle écriture aux phrases musicales.

Première scène :  une cabane dans le sud de la France avant la première guerre mondiale. Un enfant sauvage, mutique et sans nom transporte sur son dos sa mère décédée à qui il a fait une promesse- l'emmener à la mer-

Le garçon ne parle pas mais son intelligence vive va assurer sa survie.

IL doit se débrouiller seul et il se laissera surprendre par les habitants d'un hameau de quatre familles qui vont le faire travailler mais qui dès les premiers soucis le jetteront comme responsable de leur malheur.

Sur sa route, Il fera différentes rencontres bienveillantes, celle d'un quasi géant, lutteur de foire et philosophe, chaque nouvelle approche l'éveille au monde.

Après un accident, Il sera récupéré par un homme de lettres qui a une fille mélomane Emma, il s'instaure entre ces deux jeunes une relation amoureuse, littéraire et érotique.

La guerre arrive et le père adoptif incite celui à qui il a donné le prénom de Félix à s’enrôler.

Heureusement, sa force physique, son agilité et son instinct de survie l’aideront à traverser cette guerre dont il sortira néanmoins bien meurtri.

Beaucoup d'intelligence et d'innocence du cœur, parfois symboliste et pas toujours réaliste.

Je vous laisse découvrir ce beau livre sans déflorer la fin.

 

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Anne de la Quintardière
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:16

LES PETITES CHAISES ROUGES d’EDNA O’BRIEN

Nous sommes au fin fond de l’Irlande, dans un petit coin qui sent bon la campagne, où chacun vit sa  vie ordinaire avec  soucis ou petits malheurs, Il y a leur pasteur et leurs religieuses, leur club de poésie, leurs sorties, leurs bals, leurs pub… Au milieu de tous ces gens se détache Fidelma, l’ancienne marchande de « nouveautés », qui a eu avant le super-marché un commerce florissant. Elle est mariée à James, beaucoup plus âgé qu’elle, elle souffre de ne pas avoir d’enfants.

C’est dans ce cadre banal mais heureux qu’arrive un beau jour un séduisant étranger, qui parle de son intention d’ouvrir un cabinet de guérisseur. La sœur Bonaventure est la première à essayer… et ça marche. Il se fait si bien accepter dans cette communauté qu’il devient un homme écouté, on lui fait confiance au point qu’on le laisse emmener les enfants en classe de découverte dans la forêt.

Fidelma va en tomber amoureuse et trouve que ce serait parfait s’il devenait le père de son enfant. Vlad se laisse faire, et Fidelma se retrouve enceinte.

Cependant les nuages s’accumulent sur le couple. Journaux, photos, enquête des gendarmes, tout concourt à faire découvrir qui se cache derrière cette identité… Il ne vient pas du Monténégro comme il l’a laissé croire, mais il a été le chef suprême de la Bosnie et  est recherché pour génocide, massacre torture, nettoyage ethnique, c’est un monstre… Tout le village est en état de sidération, et Fidelma, incrédule, se pose la question de garder l’enfant de cet homme, mais le destin lui imposera un choix cruel.

Elle ne peut plus rester dans le village et se réfugie à Londres où elle va vivre de petits boulots, hébergée à droite et à gauche par des âmes compatissantes, connaître la rue, et malgré cela elle va se rendre à La Haye où a lieu le procès de celui que l’on qualifie de plus grand criminel du XX° siècle… Il y a eu en 2012 à Sarajevo 11541 petites chaises rouges installées en mémoire des victimes du siège de la ville…

 

 

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Anne de la Quintardière
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:07

Dominique

a lu l’histoire du lion Personne de Stéphane Audeguy

L'histoire se déroule au 18e siècle.

C'est la vie de ce lion trouvé dans la savane sénégalaise, nommé Personne et domestiqué par Hyacine, qui recommandé par un missionnaire administrateur de St Louis est en partance pour recevoir une instruction. Ce lion sera offert à l’administrateur des Indes.

La chienne et ses chiots, le lion et le chiot Hercule seront élevés ensemble,dans la maison de l'administrateur jusqu’à ce un enfant agace le lion qui réagit par un coup de patte.

Ce lion sera confié à Versailles mais hélas il arrive au moment de la Révolution, période de vaches maigres. Le lion survit néanmoins et sera transféré au zoo de Paris où il restera 10 ans.

Un beau conte qui frôle l'histoire de ce siècle.

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Anne de la Quintardière
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:41

Claudette a lu les deux tomes d'Elena Ferrante

 

C'est le quotidien de deux petites filles qui grandissent dans le Naples de l'époque mais c'est un livre d'impression et de sentiments
Une grande sensibilité dans le Naples pauvre et violent.


mais ces belles histoires font très autobiographiques.
Et puis elles grandissent dans le 2ème tome, se marient ou en ont envie, de bons moments et des personnages
aux caractères bien trempés traités avec soin.
"L'amie prodigieuse" et "L'autre nom"

 

 

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Anne de la Quintardière
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 14:12

Clémentine Pépin a lu : TOUS NOS NOMS – Dinaw MENGESTU

Un roman à 2 voix où les chapitres alternent :

  • Entre Isaac un étudiant africain arrivé aux États Unis dans le cadre d’un échange universitaire et

  • Helen assistante sociale

Ils se rencontrent dans une petite ville du fin fond du Midwest, elle est chargée de l’accueillir, et de s’en occuper pour toutes les démarches administratives et son installation pratique.
Une relation intime va très vite s'instaurer entre eux, c’est une relation étrange, complexe, pleine de non-dits et de silence.
Isaac est un homme hanté par son passé et des souvenirs très douloureux dont celui d’un ami très cher Isaac, qu’il a laissé en Afrique et dont il a pris l’identité pour émigrer aux États Unis.
L'étudiant est très secret et ne dévoile rien de son histoire à Helen qui se satisfait de cette relation qui la sort de sa petite vie étriquée entre sa mère et son travail.
C’est un roman un peu étrange, très flou dans les lieux et les événements, on a du mal à imaginer de quel pays d’Afrique il s’agit, un pays en pleine guerre civile où alternent dictature, coups d’état et massacres. Isaac a participé à ces combats avec son ami qui était un personnage important, bras droit d’un homme qui voulait prendre le pouvoir.
Ce qui est un peu déstabilisant  c’est qu’on ne connaît pas l’identité réelle d’Isaac. Quand il évoque sa vie en Afrique, il dit toujours Isaac et moi et ne donne jamais son prénom, son père lui en a donné 13 à sa naissance dit-il.
On découvre par ailleurs la vie dans une petite ville américaine des années 70 où la ségrégation existe encore, les couples mixtes sont à peine tolérés surtout dans les lieux publics, Hélen doit cacher cette liaison à tout son entourage.
Mais leur relation finira par évoluer, Isaac partagera ses souvenirs avec Helen. Ils pourront enfin se découvrir et repartir sur de nouvelles bases, ils quitteront leur petite ville du Midwest pour Chicago plus ouvert. Ils pourront y vivre sans contrainte.

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Anne de la Quintardière
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 09:43

LA DERNIERE REUNION DES FILLES DE LA STATION SERVICE- FANNY FLAGG

Sookie vit en Alabama. Elle est l’archétype de l’américaine d’une soixantaine d’années, qui a eu une petite vie sympa au foyer, mariée à un gentil mari, mère de 3 filles et d’un garçon, elle pousse un soupir de soulagement après le troisième mariage qu’elle vient d’organiser en deux ans. Elle va enfin pouvoir s’occuper d’elle, même si sa mère Lénore, lui cause bien des soucis, car comme tous les membres de la famille SIMMONS elle a un « grain », et Sookie passe son temps à essayer de réparer ses bêtises. Elle n’arrive pas à savoir si c’est son originalité ou un début de démence sénile qui lui fait faire tout ce qui lui passe par la tête.

Mais voilà qu’un courrier adressé à Lénore qu’elle ouvre va tout bouleverser. Elle apprend ainsi qu’elle a été adoptée et que Lénore n’est pas sa mère. Elle serait d’origine polonaise et catholique, et comble de l’horreur elle n’aurait pas cinquante neuf ans… mais soixante!

Nous faisons nous aussi connaissance des JURDABRALINSKI. Le père est venu en Amérique en 1908, à l’âge de quatorze ans, fuyant les russes qui enrôlaient les hommes dans l’armée du Tsar. Jeune homme courageux qui à force de travail a bâti sa maison, puis profitant du développement de l’automobile a ouvert une station service, que toute la famille se fera un devoir de maintenir contre vents et marées.

Les filles profiteront de la naissance de l’aviation pour devenir des WASP ( Women Airforce Service Pilots) unité de femmes devenues pilotes qui a convoyé des avions militaires à la place des hommes partis à la guerre. ( Il faudra attendre les années 70 et le président CARTER pour qu’un commencement de reconnaissance arrive)

Comment Sookie va-t-elle gérer ces découvertes en essayant de cacher ce qu’elle sait à sa mère adoptive ?

Un livre qui fait beaucoup de bien. Tonique et drôle, je me suis surprise à rire des bêtises inventées par Lénore, des réactions de la pauvre Sookie devant les révélations qui remettent en cause sa vie et sa façon de vivre.

 

Nous apprenons aussi beaucoup sur ces femmes pilotes d’avions, qui ont été bien mal récompensées de leur dévouement et de leur courage.

 

 

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Anne de la Quintardière
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 14:38

Ce roman a déjà fait l'objet d'un coup de cœur mais voici la voix de Marie de Vallières sur L’ARCHIPEL D’UNE AUTRE VIE de André MAKINE

 

Pavel GARTSEV raconte un épisode de sa vie à un jeune garçon évadé d’un orphelinat, qui pensait qu’il était riche et le suivait pour lui voler son or.

Il a vécu lui aussi dans un orphelinat lorsque ses parents sont morts dans l’explosion d’un barrage, puis s’est engagé pour faire son service militaire.

Nous sommes en 1952, en Russie, à la fin de la période stalinienne. Il va faire partie des quatre soldats désignés pour traquer un criminel évadé d’un camp voisin de leur campement.

Commence alors une longue poursuite dans la taïga, faite d’épisodes tragi-comiques, où poursuivants et poursuivi jouent à cache-cache, les hommes ne sont pas très malins, pas du tout formés et entraînés à ce genre d’exercice, alors que l’évadé exploite toutes les ressources de la nature, on dirait qu’il connaît parfaitement le terrain, qu’il est chez lui. Curieusement celui-ci ne cherche pas à mettre une grande distance entre eux. Eux ne sont pas pressés non plus de l’attraper et de revenir au camp. Quelque part, ils goûtent à la liberté.

Mais maladroits, les hommes se blessent les uns après les autres et retournent au camp se faire soigner. Il ne reste plus que Pavel et RATINSKY qui se haïssent. Entre temps, les hommes ont découvert avec stupeur qu’ils poursuivent une femme, cela réveille leur lubricité et pendant deux jours ils ne rêvent que de l’attraper et de la violer.

RATINSKY se blesse à son tour et Pavel reste seul. Il va attraper froid, et encore une fois la femme semble l’attendre. L’homme est épuisé, prêt à se laisser mourir, et la femme va le soigner… Seuls au milieu de nulle part, que va choisir Pavel ? La faire prisonnière, la laisser s’évader, l’accompagner pour gagner lui aussi sa liberté ou retourner au camp ?

Il fera des choix, pas toujours les bons, mais la vie va lui donner sa chance et il saura la saisir.

Un beau roman d’aventure et d’amour, récit mêlant les sentiments et la férocité de la nature et des hommes, rendu tellement vivant par le talent de l’auteur, on est au côté des hommes dans leur chasse, on espère que la femme va s’en sortir, on vibre, on marche avec eux au milieu de nulle part, en direction de l’Océan et de l’archipel des Chantars dans la mer d’OKHOTSK , là où parait-il la boussole ne peut plus indiquer le nord et tourne dans tous les sens… Un endroit idéal pour disparaître …

Je me suis rarement autant impliquée dans une lecture, mais la magie de l écriture et le talent du conteur ont opéré.

 

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Anne de la Quintardière
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 13:07

Je me méfie toujours du Prix Flore mais cette année, le personnage me paraissait attachant avec une intrigue captivante une -DOUBLE NATIONALITE- de Nina YARGEKOV

Hélas le roman a piétiné de la première à la 684 e page.

 

Sur les passeports, elle découvre son nom Rkwan Nioyerg, elle est née à Lyon de parents yaziges (petit état imaginaire entre la Pologne et l’Ukraine, en fait la Hongrie) Tout est double chez elle, sa nationalité, sa culture, sa langue.
Elle finit par retrouver son appartement parisien et son ordinateur qu’elle va explorer.

Un peu loufoque mais beaucoup trop long.

 

 

Le style est original puisque l’auteur s’adresse à moi comme si j'étais l’héroïne du roman, comme une mise en accusation ou comme si une personne – un médecin par exemple - essayait de m'expliquer la vie que j'avais avant de perdre la mémoire…

Que faisais-je dans cet aéroport, un diadème sur la tête, habillée comme une prostituée et sans aucun souvenir… J'arrive ou je pars ?

Commence alors une recherche faite de déductions, de suppositions, à base d’indices trouvés dans mon sac, où il y a surtout deux passeports…Puis c’est la grande valse hésitation, entre Hongrie et France, peu à peu des bribes de la vie sortent du brouillard, de vagues ressentis essaient d’expliquer des choses, le personnage parait tout de même fortement déséquilibrée…Un grand pouvoir de dissimulation et de simulation l'aide à faire bonne figure et passer dans la normalité avec travail, souvenirs, famille et amis…

Se promènent dans ses souvenirs les chansons d’Enrico Macias, des problèmes d’identité, de guerre d’Algérie, et du métro Charonne, de prostitution, de Transylvanie, de grand-mère et d’émigration de ses parents…

Puis viennent de grands maux de tête, tout semble s’effacer…

Ce livre veut être une quête sur sa recherche d’identité quand on a une double nationalité, mais peu de lecteurs ont adhéré.

 

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Anne de la Quintardière
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:51

Prix Médicis : LAETITIA OU LA FIN DES HOMMES d' IVAN JABLONKA
Ce n’est pas un roman mais une enquête journalistique très détaillée sur la vie et l’assassinat d’une jeune fille provinciale Lætitia.
C’est fastidieux à lire, quelque peu dérangeant et voyeuriste à mon goût. 

 

Lætitia est morte, sauvagement assassinée par un homme qu’elle a rencontré quelques jours avant, drogué, frustré, violent, mais qui a su séduire la jeune fille innocente et naïve de dix huit ans. L’espoir arrivait pourtant  timidement dans sa vie, après une enfance malheureuse.

Elle et sa soeur Jessica avaient trouvé une certaine joie de vivre, elles apprenaient un métier et paraissaient avoir un optimisme indéfectible malgré tout ce qu’elles avaient subi.

Ivan JABLONSHA fait ici un très bon travail d’investigation et de recherche, sur un fait divers récent, puisque cette affaire s’est produite en janvier 2011.

Un très bon reportage, une recherche faite dans les pas de tous ceux qui se sont occupés de l’enquête à cette époque. Gendarmes, juges, magistrats, avocats…

Comme l'auteur le dit lui-même, il a voulu rendre sa vie et son « épaisseur » à une petite jeune fille fragile et oubliée dans le torrent médiatique qui a suivi ce meurtre où le coupable avait plus d’importance que la victime.

 

Ce journaliste refait l’enquête, donne son opinion « politique», et analyse de façon fouillée toutes les données journalistiques de l’époque, les rouages grippés de l’appareil judiciaire, ses manques dénoncés par le président de la République, qui ont dressé toute la magistrature contre lui, l’envie de refaire l’enquête criminelle, et de lui donner valeur pour analyser la société actuelle. Pourquoi pas… Mais où est l’imagination, la création, l’inventivité ?

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Anne de la Quintardière
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 14:34

Un récit hilarant d'une soirée entre amis qui vire au polar et se termine de façon inattendue

 

BABYLONE de Yasmina REZA – Prix RENAUDOT 2016

La fête a été particulièrement réussie, et comme toute fête qui se respecte il y a eu des rires complices, des moqueries, des débuts de disputes, noyés dans les bruits les rires et la boisson.

Les invités partis, Élisabeth et Pierre vont se coucher, remettant au lendemain la remise en état de l’appartement.

Mais ils sont réveillés à deux heures du matin par Jean Lino, hagard, qui leur déclare qu’il vient de tuer son épouse Lydie.

A partir de là tout bascule, le lecteur est entraîné dans une histoire tragi-comique aux accents de vaudeville macabre où les réactions de chacun deviennent irrationnelles.

Mais qui pourrait dire comment il se comporterait dans cette situation incroyable et quelles seraient ses réactions, partagé entre l’incrédulité devant l’inconcevable et l’envie de sauver à tout prix un ami qui jusqu’à cet instant fatidique était une personne ordinaire que l’on pensait bien connaître.

D’une écriture moderne et plaisante, Yasmina Reza nous raconte une histoire qui a le mérite d’évoquer un sujet original.

 

 

 

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Anne de la Quintardière
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