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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 12:37

 

NO HOME Yaa GYASI

 

Cette Fresque historique se déroule sur trois siècles pour nous présenter le destin de deux familles noires.

Nous sommes à la fin du 18e siècle, au Ghana, leur ancêtre Maame, esclave d’un notable dont elle a une fille EFFIA, s’enfuit en abandonnant le bébé. Elle se remarie quelques années plus tard et aura une autre fille ESI.

C’est l’histoire de ces deux sœurs qui ne se rencontreront jamais, elles seront pourtant très proches du même lieu à un certain moment.

Effia sera mariée à un capitaine anglais et connaîtra une vie agréable. Ses enfants seront libres et éduqués. Esi est vendue comme esclave, elle sera embarquée sur un bateau négrier à destination des champs de coton des États Unis et ses enfants et petits enfants connaîtront le même destin.

Chaque chapitre concerne un descendant d’Effia et d’Esi, en suivant l’arbre généalogique mais en sautant alternativement d’une branche à l’autre (pas toujours facile de s’y retrouver !) Le fil conducteur est un collier qui se transmet de génération en génération.

Clémentine Pépin trouve ce livre bouleversant, il traite de l’esclavage, du racisme de la ségrégation, du déracinement, des conflits ethniques. La galerie des personnages est magnifique, chacun apportant sa pierre à l’histoire au fil des siècles et de l’évolution de la société. C’est toute l’histoire douloureuse du peuple africain dans ce livre superbe qu’on lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion.

Claudette enthousiaste,  trouve cette lecture si aisée et prenante qu'il lui fut difficile d' arrêter la lecture de cette histoire qui s'étale sur 7 générations et 2

continents africain et américain.

Enthousiasmant ! Est ce parce que cette histoire est ethnique, tribale, une

société éloignée de la nôtre ?

Hermine trouve certaines fresques exagérées car personne n'avait intérêt à abimer  "la marchandise" que représentait l'esclave emprisonnée dans le fort comme il est décrit dans ce premier roman.

Il n'y a pas que la blessure éternelle du colonialisme et de l'esclavagisme. Les ethnies entre elles ne sont pas tendres. Ces pays de tradition orale sont à la fois envoûtants et me font peur car pour ne pas être tués, préfèrent vendre l'autre ethnie à l'étranger. Cela n 'est pas si  lointain (Rwanda)

 

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Anne de la Quintardière
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