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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:02

LES LUNES DE MIR ALI

L' Histoire de trois frères pakistanais, très différents, se déroule en une journée. C’est un peu embrouillé comme cela doit l'être dans ce pays.

Beaucoup de mal à s’y retrouver avec des personnages surtout les hommes peu glorieux, opportunistes, intéressés. Les femmes sont mieux traitées.

Description intéressante de la vie au Pakistan

LES LUNES DE MIR ALI de Fatima Bhutto
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Anne de la Quintardière
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 11:58

Voici le planning de nos prochaines rencontres -Coups de cœur-

samedi 18 octobre 2014 à 10 h 30 -

samedi 15 novembre 2014 à 10 h 30 -

samedi 13 décembre 2014 à 10 h 30

*

L'atelier Latin reprend également le vendredi à 16h 30 par quinzaine

Étude de Virgile dans un premier temps.

Se renseigner auprès de Jacques Beaufort : tél : 04.75.67.50.81

A la Bibliothèque du Bassin d'Annonay Parc Saint Exupéry 07100 - ANNONAY

A bientôt

renseignements au 06.18.90.44.76

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Anne de la Quintardière
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:21

~~Colette C . nous parle de -LE CHARDONNERET- L’histoire se déroule autour d’un petit tableau de Carel Fabritius (1654) disciple de Rembrandt et maître de Vermeer qui représente un chardonneret jaune enchaîné à un perchoir par sa cheville (peintre mort dans l’explosion de la poudrière de Delft)

Théodore Decker, enfant de 13 ans est victime d’une explosion terroriste dans un musée, il y était en compagnie de sa mère qui a été tuée.

Propulsé dans une autre pièce et ainsi séparé de sa mère, il assiste à la mort d’un vieil antiquaire qui lui remet le tableau et une bague. Il ne se remettra jamais du traumatisme de cette explosion et de la disparition de sa mère pour laquelle il avait un amour fusionnel et exclusif.

Théodore va vivre plusieurs vies, il passera d’une riche famille new yorkaise à la compagnie de son père déjanté à Las Vegas, avant de rejoindre un antiquaire original et sa fille qui sera le grand amour de sa vie.

Talent incontestable et immense de l’écrivain qui décrit avec la même précision et justesse le travail du bois, les addictions, le traumatisme des victimes d’attentat, le chagrin de la perte d’un être cher.

Quelques longueurs, dernière partie un peu confuse pour la récupération du tableau à Amsterdam mais en résumé écriture magnifique, livre passionnant dont on ne sort pas indemne.

LE CHARDONNERET de Dona Tartt
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Anne de la Quintardière
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 18:09

Arithmétique DES DIEUX Katrina KALDA (ESTONIE) Vers l fin des année 80, Katrina RAUD émigre en France avec sa mère, fuyant ainsi l’ESTONIE et le père de la jeune femme… Celle–ci a maintenant une trentaine d’années, n’est pas bien dans sa peau, toujours au bord de basculer dans la dépression, et a d’énormes difficultés à construire quelque chose de durable avec les hommes, elle refuse énergiquement de porter un enfant, allant jusqu’à l’avortement pour ne pas mettre au monde un enfant qui devra obligatoirement souffrir … La lecture des lettres envoyées depuis un camp de travail de Sibérie par Lisbeth, dite Liisi, à son amie Eva, la grand-mère de Katrina, va éveiller en elle l’envie de savoir qui exactement était son père. Elle va ainsi apprendre ce qu’a été la déportation des Estoniens obligés de collaborer à leur corps défendant avec les Allemands, découvrir la puissante vague de répression qui a conduit cette population à mourir dans des camps de travail sous la domination Soviétique, pendant laquelle un quart de la population de l’Estonie a péri. C’est grâce à ses lettres qu’elle découvrira le mystère de sa filiation, et comprendra que son histoire rejoint les innombrables tragédies qu’ont vécues ces familles déchirées et impuissantes à résister aux grands courants de l’Histoire… J’ai beaucoup aimé l’alternance des lettres de Liisi et le récit de la vie de Katrina, mêlant ainsi tragédie personnelle à celle de tout un peuple. Si on se plonge pour la première fois dans l’histoire de ces pays là on appréciera le livre…Pour nous lecteurs avertis, cela a un goût de déjà lu.

Arithmétique DES DIEUX
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Anne de la Quintardière
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:29

~~Herminne nous donne son ressenti sur ce livre magnifique du Prix Grenette Après l'orage Selva Almada Argentine Roman argentin où l'importance de la religion chrétienne est grande et où pourtant tout est construit selon le yin et le yan : l'obscurité contient l'amorce du jour, le jour contient en germe la nuit, le bon commet des fautes terribles, le grossier a des délicatesses de jeune fille. Et où la route, le chemin de vie a une importance primordiale.

Ces quatre là poursuivent leur chemin, un mobile l'autre non, un flanqué d'une fille, l'autre d'un fils, l'un baigné de la culture religieuse et manieur de mots, l'autre manieur de poings et de choses concrètes comme réparer une voiture. La description des atmosphères est extraordinaire : chaleur accablante, orage aux éclairs blancs, bière fraîche pour gosier altéré et sensibilité extrême dans la description des chiens, vraiment un très beau livre. Roman concis, précis avec une densité qui tient en haleine jusqu'à la fin qu'on pense violente et qui résout les problèmes de façon radicale. Un pasteur qui se croit l'envoyé de Dieu avec toujours à la bouche Jésus Christ mais qui abandonne sa femme à l'entrée d'un village la séparant pour toujours de leur fille commune, paradoxal.

Un garagiste pas très brillant qui fait des gosses sans s'en encombrer mais qui recueille un enfant de but en blanc et l'éduque et le soigne et l'aime , paradoxal.

Une jeune fille révoltée par la vie que lui fait mener son père et qui garde une gentillesse et une écoute bienveillante, paradoxal.

Et un jeune homme lui même enjeu de toutes les convoitises.

Mais tout est crédible, les hommes et leurs fautes, les efforts pour devenir meilleur et l'orage qui éclate et lave les péchés pour laisser apparaître une vérité toute simple dans son évidence. Premier roman splendide. L'Argentine y paraît comme un monde aride et sauvage où les femmes sont toujours les victimes, où l'ignorance règne en maître et où le petit savoir des uns est une arme redoutable sur l'esprit inculte des autres. Un pays d'aveugles dont les borgnes sont les rois. Et où les cuites sont le seul moyen pour s'évader de son quotidien pesant.

Le contexte L'Argentine était le pays à l'honneur pour la salon du livre qui s'est tenu en mars porte de Versailles à Paris. Quarante six écrivains argentins ont été sélectionné dont Selva Almada, une des plus jeunes. Tango, gauchos, Pampa, Patagonie, Terre de Feu, Ushuaia, Maradona, Eva Perón, Fangio, Borges... Tant de noms évocateurs de l’Argentine. Le nom même de l’Argentine vient du latin argentum, qui signifie « argent », plata en espagnol. À l’époque de la conquête, l’usage de ce nom s’est étendu pour désigner un territoire à l’embouchure du fleuve découvert par Solís, postérieurement appelé río de la Plata en raison de la prolifération d’objets en argent offerts par les autochtones aux conquistadores.

Quand on suit du doigt sur une mappemonde les contours de l’Argentine, on sent déjà le goût et la magie de l’aventure nous envahir. De la cordillère des Andes aux chutes d’Iguazú, en passant sur les steppes de Patagonie et le littoral atlantique, tout en Argentine possède une dimension théâtrale. Des premiers explorateurs aux touristes modernes, en passant par les aventuriers, tous ont fait sur cette terre du bout du monde l’ultime voyage... celui de la confrontation avec la terre et l’esprit de l’Amérique latine. Pas étonnant que le tango y soit né.

L'auteur : Née dans la province d’Entre Ríos en 1973, elle est l’auteure de plusieurs livres de contes et de poésie. Son premier roman, El viento que arrasa, a été très bien accueilli par la critique. Elle est présente dans plusieurs anthologies de contes, dont Die Nacht des Kometen (Alemania, 2012), De puntín (Mondadori, 2008), Poetas argentinas 1961-1980 (Ediciones Del Dock, 2007), Narradores del siglo XXI (Opción Libros, GCBA, 2006), Una terraza propia. Nuevas narradoras argentinas (Norma, 2006). Son roman Le Vent qui efface sera publié aux Éditions Metailié en mars 2014. Son dernier roman Après l'orage a été sélectionné avec son auteur pour représenter l'Argentine parmi 46 auteurs argentins.

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Anne de la Quintardière
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 07:09

Un de nos beaux romans lu pour le Prix Grenette

Le lecteur est cueilli à froid par les premières pages terrifiantes.

La voix d'une petite fille, née viable ou pas, on ne sait pas bien, cette narratrice parle de sa mère du trou où elle l’a enterrée.

Peu à peu on découvre la vie de cette jeune femme, Jenny, qui n’a connu que quelques années heureuses dans sa toute petite enfance, à côté d’un père aimant. La mort de celui-ci va l’obliger à se battre avec toute la rage qui l’habite pour échapper à sa condition de femme et au monde brutal qui l’entoure.

Un peu d’amour, un peu de soleil quand elle pense à sa vie dans un cirque, et aussi vite les nuées d’orage reviennent sur sa tête, le ciel se referme sur elle ... Je n’ai pas trouvé d’espoir dans ce récit, il m’a laissé une profonde tristesse au cœur, avec un goût d’inachevé …comme l’histoire elle-même…

Histoire tirée d’un fait réel, que l’auteure a transformé en fiction, choisissant le côté sombre de la vie. C’est très bien fait, l’écriture et l’idée sont originales, elle sait nous faire partager l’angoisse et la hargne de quelqu’un qui se bat pour sa vie, avec si peu de chance d’y parvenir. Il reste la générosité de ce petit être qui a vécu l’espace d’un instant, mais qui a su tout de suite donner une immensité d’amour à sa mère…

SOUS LA TERRE de Courtney COLLINS -ESTONIE BUCHET-CHASTEL
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Anne de la Quintardière
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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 11:53

Un bien beau livre plein de poésie

APRES L’ORAGE de SEVA ALMADA (Espagnol) ARGENTINE – Éditions Métailié

Quelque part dans le nord de l’Argentine, à l’époque où les pasteurs évangélistes parcourent les campagnes à la recherche de nouveaux fidèles qu’ils ramènent à Dieu à coups de prêches enflammés.

Le Révérend PIERSON semble croire sincèrement que ce qu’il fait est juste. Sa voiture tombe en panne et il se retrouve bloqué au milieu de nulle part. Accompagné de sa fille Léni, seize ans, il va tout de même trouver un garage tenu par El Gringo BRAUER, qui vit là en compagnie de José Emilio dit Tapioca, un enfant que sa mère a abandonné et qu’il a recueilli.

Les destins vont alors se croiser, s’entremêler. Le Révérend croit reconnaître en Tapioca une âme pure, digne de lui succéder. Il essaie de l’endoctriner, El Gringo s’y oppose avec sa logique et sa vérité d’homme simple et droit. Les deux hommes vont s’affronter violemment, se battre, juste avant qu’un violent orage n’éclate… lorsque celui-ci s’éloignera, rien ne sera plus pareil. Ce beau roman se déroule sur trois jours, nous sommes spectateurs de ce moment charnière Rencontres, opportunités, puissance de la parole, l’auteur met en scène avec une force implacable, un beau moment de vie. Merveilleuse description de l’arrivée de l’orage, de son point culminant puis du calme retrouvé. On pense alors à un chœur antique accompagnant le destin des personnages d’une pièce de théâtre. Pour un premier roman une écriture parfaitement maîtrisée.

APRES L’ORAGE de SEVA ALMADA
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Anne de la Quintardière
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 12:24

AMOUR SUR LE RIVAGE de Michal GOVRIN- (ISRAËL) Hébreu SABINE WESPIESER

Lorsque sa mère meurt, Moïse revient en Israël pour ses funérailles. Refusant de s’enterrer dans le désert, Il a fui en France lorsque ses parents ont pris la décision de quitter le Maroc pour s’installer dans le jeune état d’Israël. Il va se rendre au Club de la Plage, un petit lieu de danse au bord de l’eau. Il y remarque une jeune adolescente Esther, magnifique de beauté et de grâce innocente et malgré tout déjà si femme dans son allure…

Elle le suit dans sa chambre d’hôtel, mais il ne se passe rien entre eux. Lui est tombé amoureux, elle non, mais elle est attirée, joue avec le danger et s’en amuse. La jalousie de Moïse lui fait remarquer le serveur du bar de la plage, Alejandro, dit Alex, qui ne peut cacher les sentiments violents qu’il éprouve pour Esther. Alex est venu se reconstruire une vie en Israël, il a laissé l'Argentine, son père psychiatre et la révolution. Il y a activement participé, mais après une réunion du Club Trotski, qui a mal tourné, et le putsch de VIDELA, il a préféré fuir, et tout abandonner…

Le temps d’un été, va naître une rivalité cruelle et sans pitié entre ces deux amoureux. L’innocence un peu perverse d’Esther, ses hésitations, vont attiser leur jalousie et faire perdre le contrôle de leur vie à ces hommes pourtant raisonnables et aguerris.

Classique histoire d’un trio amoureux qui se lit aisément, mais dont on est vite rassasié et énervé par les nombreux clichés que l’on nous sert, tout est attendu, convenu… Impossible de rêver …Un tel manque de profondeur…

AMOUR SUR LE RIVAGE de Michal GOVRIN
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Anne de la Quintardière
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:55

Deuxième ex aequo du Prix Grenette

AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE –Alaa EL ASWANY EGYPTE –ACTES SUD

Ce roman a fait tourner les sens et les têtes, pour les uns dans un sens et pour d'autres dans l'autre. Comme moi, Marie de Vallières a aimé, écoutons la :

Magistrale démonstration de la prise de conscience du peuple égyptien, qui va lui permettre de secouer le joug de la domination anglaise, de faire partir le roi, accédant ainsi à la révolution qui va embraser le pays. On voit dans ce livre les prémices de ce grand mouvement vers la liberté, à travers l’Automobile Club où se retrouvent l’élite du peuple égyptien et les -occupants-.

Autour d’eux gravite tout un peuple de serviteurs, terrorisé et maltraité par le terrible El-Kwo, chambellan du roi, et régent de tous les palais royaux.

&On suit particulièrement la destinée de la famille d’Abdelhaziz HAMAM, famille noble de la Haute-Egypte, ruinée par la générosité du père envers tout le village. Cet homme fier doit travailler à l’Automobile Club pour un salaire de misère. Sa qualité d’ancien dignitaire le perdra, il ne supportera pas la gifle donnée par EL-KWO , elle sera cause de sa mort. La famille reste sans le sou, car la retraite n’existe pas pour les employés du Club. Kamel et Mahmoud, deux de ses enfants, n’auront d'autre solution que de se faire embaucher à leur tour à l’Automobile Club.

Saïd partira et Shalila continuera ses études. Kamel tout en continuant à faire ses études de droit, intègre le premier syndicat le WAFD (Parti du nationalisme égyptien) créé par le prince CHAMEL, cousin du roi. L’auteur a choisi de nous faire vivre l’élan irrésistible vers la liberté à travers la vie quotidienne de ces serviteurs, qui hésitent entre la crainte du roi et de Dieu, entre lâcheté et envie de liberté, de respect, entre la terreur d’EL-KWO et le sentiment qu' ils sont tout de même des hommes…

Récit vivant, plein de couleurs, on apprend énormément sur les coutumes et les règles de vie des égyptiens de cette époque , sur la nourriture, le mariage, la sexualité, on peut aussi être interpellé par le rôle de la mère dans la famille, soumise en apparence mais qui connaît si bien les rouages qui font agir son mari, ainsi que le respect qu’elle inspire à ses fils …. On suit le destin de chacun avec intérêt, on les accompagne dans leur lutte, on souffre avec eux…C’est vivant, chaleureux, pas une seule seconde on ne lâche l’histoire.

Qu'en pense Colette C

L'AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE est une Institution créée par les Britanniques pour les Blancs mais où travaillent exclusivement des Égyptiens, à la fin des années 40, dans l’Égypte coloniale.

-El Kwo chambellan du roi, chef suprême des employés qu’il maltraite et exploite mais à qui ils sont soumis et reconnaissants.

-Une famille noble et ruinée, exilée au Caire et dont le père est obligé de travailler à l’AC pour élever ses enfants qui vont suivre des chemins contrastés, cela va de la prostitution avec des femmes âgées pour l'un, conspiration et appartenance à des groupes révolutionnaires pour un autre.

-Beaux personnages de femmes.

-Les relations maîtres/serviteurs, tyrans/protecteurs, soumis/révoltés et la complexité des relations entre les sexes, les générations, les classes sociales, le racisme des anglais sont magnifiquement décrits.

Roman foisonnant, récit dense, très intéressant

AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE –Alaa EL ASWANY EGYPTE –ACTES SUD
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Anne de la Quintardière
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:45

~~Hermine nous parle à son tour de Canada de Richard Ford, ceLivre intimiste, fouillé avec des peintures magnifiques aussi bien des sentiments du jeune garçon (15 ans) que du paysage qui l'entoure, un véritable personnage à lui tout seul.

Livre en deux parties très distinctes mais très différentes. Et un passage de l'enfance à l'âge adulte en deux mois. Le temps de vivre un séisme et de s'adapter à sa nouvelle situation de chien perdu sans collier.

Première partie : une famille heureuse ou presque malgré les différences de personnalité du père bel homme sans trop de cervelle, ancien aviateur qui a fait son devoir en bombardant copieusement le Vietnam et de la mère Neeva, petite souris intellectuelle affaiblie émotionnellement par son histoire de fille de parents juifs immigrés lors de la guerre de 1945. Deux enfants jumeaux : une fille Berner et un fils Dell.

Tout au long des westerns on a vu des indiens voler des vaches des grands troupeaux et dans ce livre, on apprend ce qu'ils en faisaient : ils les vendaient aux administrations américaines Air Force ou Rail way grâce à la complicité de quelques fonctionnaires véreux dont faisait partie le père Bev Parsons.

Le Père, être sans grande réflexion se laisse prendre dans un guet-apens, il doit de l'argent aux indiens qui le menacent lui et sa famille. Pour honorer sa dette il ne trouve rien de mieux que de dévaliser une banque dans l'état voisin avec sa femme. Immédiatement reconnus ils sont emmenés en prison et les enfants sont livrés à eux même avant que l'amie de Neeva Mildred ou la protection des mineurs ne viennent les chercher.

C'est l'amie qui arrivera la première, Berner a déjà quitté la maison, Dell est le seul à passer la frontière du Canada avec l’obligation de se confronter à l'adversité d'un monde difficile.

Richard Ford donne de l'épaisseur et de la philosophie à la quête de Dell pour une vie meilleure. Les détails, le lent cheminement dans la pensée de Dell qui décrypte l'attitude de ses parents, de sa sœur, des personnages du roman font pénétrer dans le psychisme du jeune homme. Ses épreuves sont les nôtres. Ses découvertes de la turpitude et de la brutalité des hommes aussi.

Le contexte : La première partie se passe dans le Montana à Great Falls. L'attaque de la banque dans le Dakota du Nord et la deuxième partie dans le Sanskachewan Canada.

L'auteur : « Richard Ford a reconnu : « je n'ai jamais rêvé de devenir écrivain. Écrire n'est pas toute ma vie. Je peux arrêter demain sans problème », insistant sur sa passion pour la pêche, la chasse ou l'envie d'écrire des articles pour la presse. Concernant son style littéraire, il déclare : « J'ai dit, il y a longtemps, qu'à mes yeux écrire sur les choses les plus sombres était un acte d'optimisme. Je le pense toujours. Et puis j'aimerais qu'on reconnaisse que je sais imaginer autre chose que des histoires sombres. Dans mes livres, il est essentiellement question de rédemption, de résilience »

Et toujours Canada de Richard Ford
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Anne de la Quintardière
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