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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 08:54

Par ici la rentrée ! Lu  Sur Bibliobs

Créé le 14-08-2012 à 16h35 - Mis à jour le 22-08-2012 à 10h12

On attend 646 romans… Dans quelques jours, vous trouverez en librairie les nouveaux livres d’Olivier Adam, de Toni Morrison, de Jean Echenoz ou de Philippe Djian. Revue de détail

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La rentrée littéraire 2012 Séverin Millet

La rentrée littéraire 2012 Séverin Millet
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Vous connaissez le meilleur roman de la rentrée? Il s’appelle «Casse-pipe». C’est tout à fait célinien, comme histoire. Elle paraît en feuilleton toutes les fins de mois d’août. Les écrivains y jouent chaque année leur meilleur rôle – celui de la victime. Ils vont au combat l’espoir au ventre mais, quelques semaines après, s’en reviennent amers dans leur campagne, où on les regarde en coin, comme les vétérans d’une guerre qu’ils n’avaient aucune chance de gagner.

N’importe, réjouissons-nous! Pas moins de 426 romans français (dont 69 premiers) et 220 étrangers seront publiés cet automne, soit un volume à peu près égal à celui de l’année dernière (selon le magazine «Livres Hebdo», qui tient scrupuleusement les comptes). On guette donc, arbres qui cachent la forêt, les pointures dont on va parler cette année. «14», de Jean Echenoz (Minuit), marque le retour du grand auteur du «Méridien de Greenwich» à la fiction pure et dure, après ses trois biopics sur Ravel, Zatopek et Tesla. Le livre commence le jour de la mobilisation (celle de 1914): Echenoz raconte le destin de cinq soldats qui partent à la guerre.

Chez Albin Michel, Amélie Nothomb s’intéressera au mythe de Barbe-Bleue, tandis que Philippe Djian, que Gallimard aligne, une fois n’est pas coutume, au départ de la course aux prix, revient avec son roman annuel, «Oh…». Un livre de violence et de sexe dans la veine des derniers textes de l’auteur.

Christine Angot sera au rendez-vous avec un court récit, «Une semaine de vacances» (Flammarion), et Olivier Adam fait sa rentrée, également chez Flammarion, avec «les Lisières», qui dresse le portrait d’un écrivain qui revient vivre dans la banlieue où il a passé son enfance.

Mais la politique est aussi de la partie: comme Yasmina Reza naguère se fit petite souris dans la campagne de Sarkozy, Laurent Binet, l’auteur remarqué de «HHhH», a suivi de bout en bout celle de François Hollande («Rien ne se passe comme prévu», Grasset). On parlera de Nicolas Rey («L’amour est déclaré», Au Diable Vauvert), de Tristan Garcia («les Cordelettes de Browser», Denoël), de Tahar Ben Jelloun («le Bonheur conjugal», Gallimard), de François Vallejo («Métamorphoses», Viviane Hamy), de Cécile Guilbert («Réanimation», Grasset), de Jacques A. Bertrand («Les autres, c’est rien que des sales types», Julliard), de François Cusset («A l’abri du déclin du monde», POL). Sans oublier les très attendus Jérôme Ferrari, François Bon, Linda Lê et surtout Patrick Modiano («l’Herbe des nuits», Gallimard, en octobre).

Les 5 meilleurs titres (ou les moins bons?)

«La Convergence des alizés», de Sébastien Lapaque, Actes Sud.

«Farcissures», de François Tison, Allia (premier roman)

«C’est qui Catherine Deneuve?», de Dominique Resch, Autrement

«Même les pierres ont résisté», de Yves Viollier, Robert Laffont

«Quelqu’un quelque part est foutu», de Bénédicte Martin, Stéphane Million Editeur

Les étrangers

Comme par le passé, les grands écrivains étrangers débarquent en force. Avec une présence particulièrement brillante, une fois encore, des Anglo-Saxons, Toni Morrison en tête. Celle-ci raconte l’Amérique de la ségrégation dans le très beau «Home» (chez Christian Bourgois). Chez Plon, le roman de Salman Rushdie «Joseph Anton» (hommage à Joseph Conrad et à Anton Tchekhov, ses écrivains de chevet) raconte ses années fatwa, quand, condamné à mort par Khomeini, l’auteur des «Versets sataniques» fut obligé de vivre sous étroite surveillance, et dans la clandestinité. J. K. Rowling (Madame «Harry Potter») passe, quant à elle, chez Grasset, pour publier «Une place à prendre», son premier roman pour adultes (sortie mondiale le 28 septembre).

Parmi les écrivains étrangers les plus attendus, on surveillera notamment Juan Gabriel Vásquez, pour «le Bruit des choses qui tombent», magnifique et sobre roman sur la Colombie des années de poudre et de sang (Seuil); Jonathan Dee, dont le roman «les Privilèges» a battu l’année dernière tous les records d’admiration critique (Plon); Jennifer Egan, dont le livre «Qu’avons-nous fait de nos rêves?» (chez Stock) a été lauréat du prix Pulitzer en 2011; Aleksandar Hemon, qui, avec «l’Amour et autres obstacles», devrait confirmer son statut (peu disputé il est vrai) de meilleur écrivain américano-bosniaque (Laffont); Annie Proulx, la grande cow-girl des lettres américaines, qui publie chez Grasset «Bird Cloud»; ou encore Imre Kertész (son «Journal 2001-2003»), Philip Roth (octobre), Sam Shepard (des nouvelles), ou David Foster Wallace (son roman posthume, Au Diable Vauvert).

Le très grand Richard Powers publie un roman au titre fort approprié, par ces temps de vaches maigres, «Gains» (Le Cherche Midi), tandis que «la Table des autres», le très beau livre partiellement autobiographique de l’auteur du «Patient anglais», Michael Ondaatje, raconte la traversée d’un petit garçon de 11 ans quittant le Sri Lanka pour l’Angleterre (L’Olivier). Enfin, une mention plus qu’admirative au nouveau chouchou de la littérature anglaise, Tom McCarthy, qui raconte les débuts de la télégraphie sans fil dans un roman à trousseau de clés ouvrant de multiples serrures (encore les Editions de L’Olivier).

Objets littéraires non indentifiables

Chez Ring, la nouvelle maison d’édition créée spécialement pour lui, et où officie notamment Raphaël Sorin, Maurice G. Dantec publie, pour les aficionados, la suite de «Babylon Babies», «Satellite Sisters». Quant à l’éternel trublion des lettres parisiennes, Stéphane Zagdanski, il publie «Chaos brûlant» (Seuil), où il met en scène Dominique Strauss-Kahn et l’affaire du Sofitel. Petit extrait en guise d’amuse-bouche:

«Tâtonnant de la queue comme s’il essayait d’ouvrir une serrure dans la nuit, DSK finit par enfoncer d’autorité son pénis entre les lèvres luxuriantes de la femme de chambre. Il prend fermement la tête de Nafissatou entre ses deux mains et se met à aller et venir dans sa bouche en hululant: “Huuuuu…. Huuu… huuuu…” Nafissatou est paniquée à l’idée que ses grognements grotesques – qui lui rappellent vraiment ceux du phacochère – risquent de rameuter tout l’étage. […] Elle récite intérieurement une prière propitiatoire en peul, geignant sous les coups de boutoir de ce pénis blanc qui pilonne sa gorge comme s’il voulait la goinfrer de chikwang, un de ces bâtons de pâte de manioc enroulée dans sa feuille dont raffolent les Africains.»

Etes-vous Michon ou Sulitzer?

C’est le dernier des questionnaires de l’été: êtes-vous plutôt lettres, ou plutôt chiffres? Si la nouvelle de la publication de «Le chant du coucou est le cri de la mère morte» (une évocation en images et en textes de sa maison natale par le grand écrivain Pierre Michon) vous met en joie, c’est que vous êtes un authentique littéraire (Verdier). Si, en revanche, vous êtes prêt à vous précipiter chez le libraire pour acheter les Mémoires de Paul-Loup Sulitzer, «Monstre sacré!» (au Rocher), c’est que nous ne pouvons strictement rien faire pour vous.

Essais (transformés ?)

Si vous n’en étiez pas informés, Patrick Besson enfonce le clou de son soutien inconditionnel à la Serbie dans «Contre les calomniateurs de la Serbie», un recueil des nombreux articles qu’il a publiés sur le sujet (Fayard). En octobre, le même éditeur publiera la «Correspondance 1951-1990» d’Alain Robbe-Grillet avec sa femme Catherine. Révélations coquines en perspective! Tandis que le grand esprit italien Roberto Calasso publie chez Flammarion «la Folie qui vient des nymphes», ou que Christian Garcin, chez Gallimard, s’attache à décrypter la figure de Borges, le prix Nobel turc Orhan Pamuk signe, lui, un essai sur le musée, inspiré de son roman «le Musée de l’innocence», qui a ouvert à Istanbul: «l’Innocence des objets» (Gallimard encore).

A noter aussi un recueil d’essais de l’historien Tony Judt chez Héloïse d’Ormesson («le Chalet de la mémoire»), des lettres de prison du cinéaste antisoviétique Sergueï Paradjanov (chez Parenthèses), un recueil de lettres écrites par Jean-Luc Nancy à la compagne de Bram Van Velde (Verdier), et un must absolu: la «Correspondance» de Robert Walser, l’énigmatique écrivain suisse sans qui la littérature moderne serait restée de la littérature ancienne (Zoé).

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Anne de la Quintardière
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:37

Nous informons notre aimable clientèle qu’à partir du 27 août la librairie sera ouverte les lundis de 14 h à 19 h.

Du mardi au samedi, nos horaires restent inchangés de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h. ~~~

Nous prenons toutes vos commandes par mail parenthese-librairie@wanadoo.fr ou par téléphone au 04 75 33 11 27. ~~~ Nous acceptons les règlements en espèces, chèques, cartes bleues, carte M’Ra, Chèque-Lire , Chèque cadeau Annonay+ et Ticket Culture . ~~~

 Retrouvez-nous au jour le jour sur Facebook pour connaître nos derniers coups de coeur et nos animations. ~~~ Nous restons à votre disposition pour toutes vos autres demandes.

la parenthese + edwige 031

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Anne de la Quintardière
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:54

 

J'ai été contactée par la Cocoba qui nous propose de tenir la buvette du Salon du livre jeunesse qui aura lieu le samedi 20 octobre à la Salle des Fêtes d'Annonay !cid 16EBEFF705634B9CB767E53DCA4868BB@yvettevn49zebb
Le bénéfice sera pour l'Association , deux personnes du bureau se sont déjà engagées. je sollicite d'autres bonnes âmes membres ou pas de l'association  pour la rotation .J'y serai également en tant qu'auteur.
 
La reprise de nos coups de coeur se fera le samedi 29 septembre à 10h30
puis 10 novembre
et  8 decembre
 
Bien cordialement et bonnes vacances
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Anne de la Quintardière
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 11:10

Lors d'un coup de cœur, Le récit de Claude sur le texte de Didier Daeninckx : Galadio m'avait interpellée, volontairement, elle nous avait laissés dans le suspense :

 

Je découvre un bien beau roman mais peut-on appeler cette œuvre un roman puisqu'elle ressuscite un passé douloureux. Je l’appellerais fiction romanesque historique.

 

Ces Africains, appelés -tirailleurs sénégalais- ne venaient pas tous du Sénégal. Ulrich Galadio est né d'un père français africain Amadou Diallo, soldat d'occupation et d'une mère allemande.

L'idéologie nazie monte en puissance. Galadio, le métis est poursuivi par ces nazis. Son amie Déborah est juive, elle aussi est perdue pour « l'espèce ».
Ulrich, profondément allemand dans les premières pages ne connaît pas son histoire, il ne fait pourtant pas partie des références de la pureté de la race germanique. Il est exécré par son oncle qui le dénoncera, sa maman a été tondue pour avoir couché avec son père et il n'est ni africain, ni blanc.

Aidé par des personnes de cœur, Galadio ne sera pas rendu stérile, remarqué par des producteurs de cinéma, il deviendra acteur.

Mais, Galadio va tenter de retrouver son père... Ce père que sa mère aimait a-t-il été renvoyé à Sinéré ? Galadio va braver beaucoup de tempêtes pour ...

 

Un roman haletant avec de belles histoires d'amour et beaucoup de clefs de lecture historique.

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J'en profite donc pour acheterCannibale du même auteur paru 2 ans plus tôt.

Didier Daeninckx nous narre l’aventure de Gocéné exhibé avec une trentaine d'habitants de son village au jardin d’acclimatation du zoo de Vincennes comme des bêtes sauvages.

Les femmes prudes éduquées par les pères blancs doivent se dévêtir et danser seins nus  le pilou- pilou, les hommes pousser des grands cris en montrant les dents … Heureusement Gocéné ne sait pas lire correctement car l'affichette de leur cage les présente comme des anthropophages.

Paris 1931, l'Exposition coloniale : Les crocodiles meurent, les organisateurs s'adressent au Cirque Höffner de Francfort pour louer les leurs, ils effectuent un contrat d’échange de -kanak- contre des crocodiles.

Le cirque promènera et exposera ces -kanak- canaques sauvages durant un an.

Minoé a été promise à Gocéné, elle fait partie du lot des femmes enlevées.

Gocéné part à sa recherche, une belle aventure hélas assise sur des faits réels.

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Anne de la Quintardière
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:33

Le monde de l'édition  Lu sur actuallite.com

Lettre ouverte aux éditeurs : les libraires de Rhône-Alpes prennent la parole

Par Nicolas Gary, le mardi 03 juillet 2012 à 12:21:40 - 1 commentaire

 

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Les libraires de notre association Libraires en Rhône-Alpes ont souhaité profiter de la présence des éditeurs à l'occasion des différentes présentations de Rentrée littéraire organisées à Lyon au mois de juin pour les alerter sur la situation de la librairie et solliciter leur soutien.


Ainsi, plusieurs d'entre eux ont lu la lettre suivante lors des réunions des Éditions de l'Olivier, Seuil, Stock, Calmann Levy, Liana Levi, POL, Flammarion, Grasset, etc. Si l'accueil a été globalement positif de la part des éditeurs, les libraires attendent maintenant leurs remontées vers les diffuseurs, dont les mesures annoncées en faveur des libraires, malgré quelques avancées, leur paraissent globalement insuffisantes pour maintenir à terme un réseau dense et qualitatif de libraires sur le territoire.


« Il y a un an, Lyon accueillait les Rencontres Nationales de la Librairie : 550 participants, libraires et différents acteurs des métiers du livre, ont pu échanger et engager des pistes de réflexion sur l'avenir de notre métier. Ces journées ont marqué les esprits, ont entraîné une prise de conscience certaine, et ont été d'autant plus importantes pour nous qu'elles se sont déroulées sur notre territoire et que nous avons pris une part active dans leur organisation.

 

 

 

 

Tout le monde s'accorde sur le rôle essentiel des librairies dans l'expression de la diversité de la création éditoriale et l'animation culturelle des territoires. Nous savons que notre avenir est entre nos mains et passe par une exigence quotidienne de notre métier, que chacun d'entre nous s'attache à mener au mieux. Les pouvoirs publics envisagent un soutien plus important de la librairie indépendante et nous nous félicitons des premiers engagements encourageants pris par certains diffuseurs sur le plan commercial.

 

Mais les récentes évolutions, tant des pratiques de lectures que des démarches d'achats, nous fragilisent davantage et nécessitent une implication d'autant plus forte de tous les acteurs pour la préservation de ce réseau de libraires indépendants que le monde entier nous envie.

 

Nous avons su établir une relation privilégiée de confiance avec nos lecteurs qui sont de plus en plus exigeants sur la qualité du choix présenté par le libraire, la qualité du conseil, mais aussi la rapidité de réaction aux services demandés: renseignements, réservations, commandes, etc. Il y a plus de lecteurs certes, mais ils lisent globalement moins, ont des demandes plus larges, plus diverses et leur pouvoir d'achat baisse de façon certaine.

 

L'exercice de notre métier s'est donc largement complexifié et les libraires rencontrent des difficultés structurelles, économiques et organisationnelles, à l'épreuve de l'augmentation constante de la production éditoriale.

 

Plus que jamais, le métier de libraire consiste donc à faire des choix, mais aussi à gérer au mieux ses flux, allers comme retours. La gestion des stocks envahit aujourd'hui notre quotidien et remet en cause l'équilibre de notre proposition. Risquons-nous demain de privilégier l'éditeur qui nous accordera la meilleure remise ?

 

Nos charges ne cessent d'augmenter et vous savez sans doute que la rentabilité de nos librairies est en moyenne de 0,3 % du CA. L'augmentation récente du taux de TVA sur le livre et le fait que les éditeurs ne l'aient pas répercutée de façon systématique sur le prix des ouvrages n'a fait que creuser ce problème.

 

Il est question revenir au taux de TVA de 5,5%. Merci dans ce cas de ne pas baisser le prix de vos ouvrages car nous avons besoin de ce petit appel d'air sur la valeur de nos stock.

Les soucis de trésorerie sont désormais récurrents.


Et nous n'arrivons pas à rémunérer correctement nos salariés.


Ceux-là mêmes à qui nous allons demander de lire vos nouveautés, sur leur temps libre...

Moins de grands lecteurs, plus de livres... et des marges qui se réduisent. Dans ce contexte, vous comprenez que nous manquons cruellement de moyens et de disponibilité d'esprit pour exercer au mieux notre métier dans ce qu'il a d'essentiel : celui de découvreur d'auteurs et de passeur de textes.

La situation économique de nos librairies doit donc impérativement s'améliorer pour permettre une meilleure rétribution des libraires.

 

Or aujourd'hui, les conditions commerciales sont le principal levier du changement. Seule une augmentation des remises permettra aux libraires de récupérer les quelques points de marges essentiels à leur bon fonctionnement. Il est important pour nous que vous soyez pleinement conscient de cette situation et que vous portiez cette parole auprès de votre diffuseur.

 

Nous savons fort bien que vous, éditeurs, avez vos propres contraintes économiques et financières, et êtes confrontés à des logiques économiques parfois très puissantes. Mais nous devons agir ensemble pour améliorer et sauver les situations économiques des petits partenaires artisanaux que nous sommes. Vous le savez bien, c'est notre réseau qui vous permettra de continuer votre métier de découvreur de la littérature de demain.

 

Il est donc de notre responsabilité de le défendre ensemble.

Pour vous éditeurs, pour nous libraires.
Pour les auteurs, leurs livres et leurs lecteurs. »

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Anne de la Quintardière
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:55

 

 
En Juillet et Août, les heures d'ouvertures sont les suivantes :
Le matin de 9H à 12H
L'après-midi de 15H à 19H
La librairie sera fermée le mardi 14/08/2012.
Nous vous souhaitons un bon été à tous.
Librairie La Hulotte
32 rue Sadi Carnot
07100 Annonay
Tél: 04 75 33 33 79
Fax : 04 75 67 90 29
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Anne de la Quintardière
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:51
Christophe FRANÇOIS  Vice-président délégué à la Culture                                           
et  L'ensemble des 
élus de la Cocoba


ont le plaisir de vous convier à l'’inauguration de l’exposition

Intimité paysanne par Bernard PEYROL, photographe
Qui présentera son parcours entre Haute-Loire et Ardèche 2000-2010
en trois films (20mn)

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Vendredi 6 juillet à 17h30
à la Bibliothèque « Parc Saint-Exupéry » Annonay


Exposition visible aux horaires d’ouverture de la bibliothèque
jusqu’au 1er septembre 2012


Bibliothèque du Bassin à Annonay
Tél. : 04 75 67 94 69
s-biblio@cocoba.fr
http://bibliotheque.cocoba.fr

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Anne de la Quintardière
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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 17:06

Mon roman préféré : L’auteur nous plonge grâce une écriture vivante au cœur d'une période d'une cinquantaine d'années de 1944 à la chute du mur de Berlin dans un pays angoissant où l'être est écrasé par le communisme, une idéologie qui paraissait pourtant noble et source de justice en France mais qui, en Bulgarie, accable l’individu à un point extrême de non-existence personnelle. La peur poignante de cette petite Miléna m'a édifiée de façon pérenne, elle vit pourtant au sein d'une famille résistante mais l'éducation reçue à l'extérieur lui donne à penser qu'un œil divin voit tout ce qu'elle fait. J'ai mesuré toute la chance d'être née en France

                              MAUSOLEE de Rouja LAZAROVA

                                               ( Bulgarie )41jWsz-DJ0L__SL500_AA300_.jpg

Qu'en pense Marie de Vallières ?

L’histoire se déroule en Bulgarie, de 1944 à 1990, et s’étend des années sombres du totalitarisme, à la liberté retrouvée, conquise mais pas apprivoisée.

On suit l’histoire d’une famille à travers quatre générations, de l’arrière-grand-mère à la petite fille, Milena, qui a vécu les dernières années du communisme et qui pourtant sera à jamais marquée, comme les membres plus anciens, par les réflexes que la peur et la méfiance ont introduit dans les gènes de la population pendant plusieurs générations.

Peur de l’autre, de la délation, réactions automatiques de mensonge et de silence même lorsque ce ne sera plus nécessaire.

Pourtant l’auteur a su apporter sa touche d’humour, réussit à nous faire rire ou sourire et nous faire comprendre son amour pour ses personnages, quand elle nous décrit les situations absurdes vécues par le simple citoyen, la débrouille, la nourriture et l’alcool au milieu de la sombre désespérance, les malheurs qui frappent au hasard… on comprend ce qui fait vivre et survivre Gaby, Rada et Miléna, Sacho le Violon, Peter, Ivan, Drago, et tous les autres …

Les détails de leur vie quotidienne nous les rend proches dans leur pauvre humanité, leurs trahisons, leurs faiblesses, leurs lâchetés, on les comprend et l’on se pose la question : qu’aurions-nous fait à leur place ?

Et plane sur leur vie le Mausolée et la dépouille embaumée de Gueorgui DIMITROV qui y est conservée, et qui, même morte, continue à faire régner par sa seule présence, la terreur, et la continuité du régime.

Il faudra sans doute plusieurs générations après Milena pour que les réflexes conditionnés se perdent dans le passé, et que le peuple se libère dans sa tête, après avoir libéré son corps, sans oublier.

Le style est vivant, clair, concis, sentiments bien analysés et décrits, j’ai juste regretté les nombreux retours en arrière qui m’ont un peu perdue dans le déroulement chronologique de l‘histoire.

Mais un très bon livre pour comprendre ce qu’ont vécu ces peuples pendant des décennies sous le régime communiste.       

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Anne de la Quintardière
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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 16:28

 

Un roman admirable avec des moments horribles, d'une noirceur terrifiante sur un texte littéraire assez rare et dense. Une œuvre complexe avec de la Poésie, un thriller angoissant, un monde de désolation doublé d'ésotérisme (ou technique : physique des particules) pour un petit garçon plein de vie.

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Marie de Vallières nous résume cette œuvre étrange de John Burnside

SCINTILLATIONS

Thriller, ésotérisme, on se promène entre les deux, en compagnie de l’Homme-Papillon, de Léonard, de Morrison le policier, entre l’Intraville et l’Extraville, l’usine qui pollue tout, qui déforme hommes et paysages, maladies étranges dont meurent certains, tandis que d’autres semblent épargnés… des garçons disparaissent, le silence est de plomb, on préfère se dire qu’ils sont tous partis « ailleurs » chercher une vie meilleure. Léonard va se lancer à la recherche de ses camarades perdus, en compagnie de l’Homme-Papillon. Qui est la victime, qui est le poursuivant ? On avance lentement, l’auteur prend son temps, par moments tout semble si normal, et on arrive à la fin …

Je regrette une seule petite chose : que le fil d’angoisse n’ait pas été en permanence un fil conducteur. On l’a aperçu en pointillé, plus fort au début et à la fin. Pour maintenir l’intensité de l’étrange, je l’aurais voulu plus présent.

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Anne de la Quintardière
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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 15:58

 

Une belle fluidité pour ce conte, Eva, une gentille femme qui cultive ses roses nous apprend dès le début qu'elle a tué sa mère, oh, elle ne regrette rien ! Elle nous fait partager les obstacles qu'elle a dû surmonter, ses phobies enfantines et sa façon de les dépasser pour se forger une âme de guerrière, elle nous rend même délicieusement complice.

 

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LES OREILLES DE BUSTER de Maria ERNESTAM

(Suède)

 

 

Quoi de plus tranquille que la vie d’Eva dans son petit village ? Les jours s’écoulent, paisibles, entre ses amies, une vieille dame acariâtre dont elle persiste à s’occuper, son mari Sven, les visites de ses enfants et de ses petits enfants, au milieu desquelles figure Anna-Clara, sa petite fille préférée… Pour ses cinquante six ans, celle-ci lui offre un journal intime, et Eva dans le silence de la nuit commence le récit de sa vie …

Et d’emblée elle avoue avoir tué sa mère. Elle s’est fait cette promesse à sept ans, l’a mise à exécution à dix sept ans… celle-ci ne l’a jamais aimée, l’a torturée moralement, faisant naître chez elle une haine tellement forte qu’elle emportera tout sur son passage. Le pauvre chien Buster sera la première victime, dont elle conservera les oreilles, qui, cachées sous son oreiller, lui serviront de confidentes…

Horrible ? Pas du tout, puisque l’auteur a réussi à me faire adhérer totalement à ce meurtre, me communiquant la haine d’Eva, l’envie de vengeance, et la satisfaction de la voir réaliser son projet.

Mais ce serait trop facile… une histoire de tuyauterie à changer va bouleverser la vie d’Eva et la replonger dans les heures les plus sombres de sa jeunesse. Va-t-elle pour la seconde fois échapper au châtiment ? La fin de l’histoire est surprenante, et ce, à plus d’un titre.

Ce livre fait partie de ces ouvrages que l’on ne peut plus lâcher lorsqu‘on en a commencé la lecture, j’ai apprécié le contraste entre la sérénité qui semble être le propre de la vie d’Eva et son secret, tu depuis tant d’années, et qui ne l’a pas empêchée d’avoir une belle vie. Elle a « fait avec »…

J’ai adoré, et je relirai volontiers ce roman en vacances cet été. Je le classe dans les bouquins à mettre dans la valise pour se régaler à la fin d’une belle journée chaude et ensoleillée, à l’ombre avec une boisson fraîche !..

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Anne de la Quintardière
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