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LES AMIS DE LA BIBLIOTHEQUE ANNONAY

Le soldat et le gramophone

30 Avril 2009 , Rédigé par Anne de la Quintardière

J'ai tout de suite été interpellée par la couverture de ce livre car j'ai un passé d'amour avec l'ex Yougoslavie et j'ai toujours été surprise par cette guerre, les guerres de ma génération se passaient toujours dans des pays éloignés où il me semblait que les ethnies se battaient depuis la nuit des temps et  étaient obligés d'en passer par une révolution afin de trouver leur identité .............cela ne me touchait qu'à travers le prisme de ma télévision et voilà qu'un pays magnifique où je passais des vacances paisibles, où toutes les religions se côtoyaient sans amertume apparente entrait en guerre civile,  je n'étais jamais allée dans un pays en guerre,  j'étais près de Mostar lors de la déclaration de guerre, j'avais bien vu lors de la traversée de la Slovénie des drapeaux noirs,  je n'ai pu abandonner à leur sort ces amis, je les avais côtoyés si longtemps, ils accueillaient des réfugiés alors qu'ils n'avaient  aucune rentrée d'argent sans travail, sans retraite, sans médicament,  je me suis mise à faire ce qu'on appelle "de l'humanitaire"et durant toute la guerre, avec des amis, nous avons aidé des bosniaques, nous avons donc vécu cette guerre à laquelle, je ne comprenais rien, ...........tout le monde n 'était pas à la guerre en même temps..........., certains  hommes se promenaient en bordure de mer alors que les murs affichaient les photos de tous les jeunes décédés, chaque famille était en deuil,  mes amis avaient leur propre kalachnikov et plein de mercenaires se battaient, des associations humanitaires promenaient des 4X4 flambant neuf . Un général militaire venait nous donner quelques explications mais  ce n 'était que son point de vue , un vieil homme communiste m'en donnait d'autres,  j'aidais une famille musulmane à Mostar dont le mari était décédé,  j'avais accueilli en Ardèche 2 autres familles musulmanes qui logeaient chez moi en Sud Ardèche et je suivais un petit garçon et sa maman à Zadar,  chacun avait sa version. Je me souviens de cette nuit où on tirait de toutes parts et qu'avec mon amie Chantal, nous nous sommes lavées en plaisantant, "nous serons au moins propres avant d'être violées". Je multipliais alors  les appels pour toutes ces femmes violées et j'envoyais  des pétitions de partout en France , au petit matin, il y avait des éclats de verre dans la salle de bains mais nous avions dormi comme des bébés, il fallait dire que parfois, les hommes après avoir bu un peu s'amusaient  à  tirer  quelques salves n'importe où.  Nous avons côtoyé réellement le danger en  Slovénie qui n'était plus en guerre dans un hôtel qui accueillait  des militaires qui rentraient du front , ils ont  martelé des coups à la porte de nos chambres toute la nuit , ils étaient armés !!!!!!!!!!et nous n'osions plus bouger,  je retrouve  en ce livre, toute cette guerre inorganisée mais je n'ai pas fini de le lire donc je laisse la plume à Marie de Vallières.










LE SOLDAT ET LE GRAMOPHONE

SASA STANISIC

Allemagne

 

 

 

 

Un petit bijou. Et quel talent dans un premier roman !...

 

Beaucoup de poésie, le style est fort, la guerre Serbo-Croate et ses horreurs vu à travers les yeux de l’enfance puis de l’adolescence n’a pas besoin de beaucoup de mots et d’accumulation de détails sanglants pour nous faire comprendre ce qu’ont vécu ces peuples. Juste le mot vrai, au bon endroit. Quelle maîtrise de la langue, quelle richesse d’évocation, quand tout à coup on se rend compte que l’écrivain a juste 17 ans. Il réussi à nous persuader  qu’un enfant peut quand même être heureux dans un pays en guerre, et malgré tout ce qui arrive autour de lui.

 

Je regrette cependant que la fin soit un peu plus « floue » .J’ai du mal à retrouver mon  chemin dans ces retours en arrière, à part les dernières pages où il revient dans son pays pour faire avec ses arrières grands parents une sorte de pèlerinage, retrouver tous ses amis et connaissances qu’il a laissés derrière lui, peut être même cette petite Asija dont il est tombé amoureux tout enfant, et qui n’a pas quitté ses pensées tout au long de ces années . A-t-elle réellement existée ou est-ce le fruit de son imagination. On ne le saura pas…           

 

 

Marie  de  Vallières

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BEST LOVE ROSIE

12 Avril 2009 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Météo  France nous promet de la pluie depuis une semaine, il n'en est rien,  j'ai donc profité de ce temps printanier pour me reposer dans mon fauteuil préféré et profiter de  la vue de mes tulipes avec un bon livre.
Je viens de le terminer et j'ai bien du mal à  quitter Rosie.
Rosie, l'héroïne ce ce livre a été une jeune femme généreuse et passionnée, elle  a trainé ses guêtres  un peu partout dans le monde mais voilà que la cinquantaine est arrivée, son dernier amant  n'est plus en grande forme , ils se sont quittés bons amis ,  Cet état  de latence dépressive  est  il une époque charnière de rebond ?? Rosie l'espère , elle revient au bercail  à Dublin, s'occuper de sa vieille tante Min, cette tante alcoolique qui l'a élevée.
Rosie décide avec  la collaboration de Markey , son amoureux d'enfance  émigré à New York d'écrire un livre, elle décide de le rencontrer mais sa tante Min se sauve de la maison de retraite  et  la rejoint aux Etats Unis   et lorsque Rosie rentre en Irlande, sa tante de plus de 70 ans  qui n'a jamais quitté son Irlande natale décide de rester à New York et de vivre enfin sa vie, elle s'y fait des amis et y trouve du travail.
Rosie découvre à son retour la maison familiale maternelle, elle tombe amoureuse de cet endroit Stoneytown, elle décide envers et contre tous de s'y installer , Rosie  ne parvient  néanmoins  toujours pas à accepter son état de femme seule, elle traque tous les signes de son vieillissement .
Son dernier amant Léo revient pour son anniversaire... 
Bien sûr, il y a les appels téléphoniques énergiques de sa tante Min qui vit une vie extraordinaire en Amérique, les visites de ses amis mais  Rosie se traine et  survit.
Rosie nous parle de son état  avec beaucoup de finesse et de pudeur.
Un bon livre plein de tendresse. Un beau voyage


 

 

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EN ROUTE POUR LE PRIX GRENETTE

9 Avril 2009 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Cette année, une fois de plus, nous avons décidé d'élire le livre "chouchou" des adhérents
Au menu des livres européens (en partie sélection du prix des Cévennes)
Nous ne sommes pas bien loin ...........
Au programme :  BEST LOVE ROSIE NUALA O'FAOLAIN (Irlandais)
                               LE SOLDAT ET LE GRAMOPHONE SASA STANISIC  (Allemand)
                               TETE DE CHIEN MORTEN  RAMSLAND (Danois)
                               L'ECLAT DANS L'ABIME MANUEL RIVAS (Espagnol)
                               UNE EDUCATION LIBERTINE JB DEL AMO (Français)
                               QUELQUE CHOSE A TE DIRE HANIF KUREISHI (Britannique)
                               CHAOS CALME SANDRO VERONESI (Italen)
                               JERUSALEM GONçALO M. TAVARES (Portugais)
                                ELOGE DES VOYAGES INSENSES  VASSILI GOLOVANOV (Russe)
                                MELNITZ CHARLES LEWINSKI  (Suisse)




A vos marques, bonne lecture à tous, le prix sera décerné le 1 er Juillet 2009 à 19H
Cet instant de partage littéraire se poursuivra par un buffet  (préparé par chacun)


Un grand merci à Mme GHISLAINE BOYET et à Mr DANIEL HEROLD de la HULOTTE qui nous ont fait don de plusieurs livres, cela  permet d'ouvrir cette lecture au plus grand nombre .

Article  du Prix des Prix


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COUP DE COEUR 28 MARS 2009

8 Avril 2009 , Rédigé par Anne de la Quintardière

En toute liberté, les amis de la Bibliothèque  touchés  par leurs dernières lectures laissent couler leurs émotions , samedi 28 mars, nous avons respiré l'air  de Trouville .

Melle Vallières a lu "La plage de Trouville" de Carole Achache

Elle nous entraîne sur l'histoire d'un tableau qui paraît avoir été la propriété et l'oeuvre  de la famille de la narratrice avec comme trait  de force une lignée de femmes juives au caractère trempé.
Ce tableau a été volé par les allemands et la narratrice doit replonger dans l'histoire familiale afin de prouver que ce tableau  fait bien partie de son patrimoine . 

Les yeux de Géronimo  ont  dévoré  3 livres  :

"les âmes grises" P. Claudel
Un récit plombant avec une prose noire
Des personnages dépeints sans pitié !!!!!!!!!!!!!

"Vents contraires" Olivier Adam
Une famille destructurée par le départ de l'épouse et puis  vient la reconstruction dans l'air de St Malo baigné par les embruns

Nous sommes baignés par l'amour d'un homme généreux

"Ce que le jour doit à la nuit"  Yasmina Khadra
La prose percutante de cet auteur n'a pas été retrouvée
Beaucoup de longueur , l'auteur s'éternise sur ses histoires ...........


DATES DES PROCHAINS COUPS DE COEUR :  Samedi 10h30 : 16 mai 2009 - 20 juin 2009
Chacun est invité au siège de l'association à la Bibliothèque d'Annonay

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LES AMIS DE LA BIBLIOTHEQUE

8 Avril 2009 , Rédigé par Anne de la Quintardière

 

A.G. Du 7 mars 2009

 

RAPPORT MORAL

 

Nous avons aujourd'hui à définir le nouveau bureau de notre association, ce qui imposait une réunion. En même temps, afin que la nouvelle équipe ne soit responsable que de ses propres décisions, il a paru bon d'ouvrir en même temps l'assemblée générale de 2009, même si celle de 2008 ne date que de six mois.

Et donc tout d'abord, un bref compte-rendu depuis depuis septembre 2008. Parmi les activités habituelles il faut citer notre « Prix des Prix » qui, après des mois de lecture, a couronné Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis) de Blas de Roblès, un gros roman baroque fascinant. Malgré des concurrents de valeur, le vote a été quasi unanime.

À présent je voudrais, pour le plaisir j'espère de quelques anciens que je vois ici et pour éclairer les récents adhérents, revenir sur l'histoire de notre association.

Le nom Amis de la bibliothèque  était jadis celui d'un groupe de bons lecteurs qui géraient l'achat des livres à une époque où la bibliothèque était tenue par des employés sans compétences particulières. Vers les années 70, l'arrivée de professionnels conjuguée à la disparition des derniers animateurs avait fait oublier cette association. Or en 1994 (ou 95), il fut question de la restaurer et lors d'une table ronde organisée par Madame Boulet-Decourt, j'ai dû accepter d 'en prendre la responsabilité, sans savoir à quoi cela pouvait servir. Malgré mon amitié pour la directrice, j'ai eu alors l'impression d'être tombé dans un guet-apens. Je me hâte de dire qu'à présent je ne le regrette pas.

De nouvelles activités devaient donc se créer. Après quelques tâtonnements, une équipe d'âges mêlés s'est formée, et nous avons trouvé assez tôt la solution des samedis du livre. Nous alternions les « coups de cœur » et des réunions à thèmes soit sur diverses littératures nationales, soit sur un auteur (je me souviens de Marguerite Duras, et de Stephen King avec un brillant spécialiste de quinze ans). De son côté, Colette Beaufort lançait son atelier d'écriture qui continue de fonctionner. Par ailleurs à cette époque nous avons voulu nous orienter vers des lectures publiques. Ainsi, en 1999, comme la Bibliothèque, dans le cadre de la semaine contre le racisme, présentait l'exposition Tous parents, tous différents du Musée de l'Homme, nous avons collecté, puis lu en public (et même chanté! Serge Largeron nous avait appris Lili) des textes portant sur le racisme, les camps de concentration ou l'esclavage. Nous nous sentions des porte-parole, de la bibliothèque en particulier. Par exemple nous avons lu en public des textes de Pierre Autin-Grenier lors de la venue de l'écrivain, ou concernant l'Égypte à l'époque de Bonaparte lors d'une exposition à ce sujet. Cela imposait pas mal de travail de recherche et des répétitions, et malgré un stage avec la comédienne Thérèse Rimaud, la qualité n'était peut-être pas suffisante pour attirer les foules. Ainsi lors d'une rentrée où nous avons cherché de nouveaux adhérents par une lecture de textes comiques, nous nous sommes beaucoup amusés, mais entre nous.

Les tentatives de nous ouvrir à d'autres publics n'ont pas eu de succès durable. Certes Arlette Bernon a pu organiser plusieurs séances de lecture dans des maisons de retraite, mais au bout d'un certain temps elle a dû arrêter. Pour ma part j'ai cherché, en vain, à créer un groupe de lecteurs lycéens à la bibliothèque (le projet a pu se réaliser ailleurs, dans les classes, avec leurs enseignants ).

C'est en avril 2000, que nous avons pensé à rivaliser avec le Prix du Livre-Inter, notre « Prix Grenette » du nom d'un restaurant place Grenette où nous avons fêté la première fois. Puis en 2003 ce fut l'idée du « Prix des Prix ». Peut-être en raison de la qualité de ces nouvelles lectures, la sélection du Prix-Inter commença à nous paraître décevante et fut remplacée en 2007 par celle du Prix Cévennes qui venait de se créer, portant sur des romans européens.

Il me semble que nous avons à présent atteint un très bon équilibre. Les samedis chacun présente ses choix en toute liberté. À l'automne, au Prix des Prix nous nous imposons la lecture de dix bons romans français. Et nous renouvelons cela au printemps, mais en nous ouvrant sur l'étranger.

Aussi lorsqu'on voit le nombre de romans lus en une année par les adhérents, on peut être étonné. Cette pratique de la lecture, tantôt libre, tantôt imposée (et là à partir d'œuvres considérées comme les meilleures du moment), nous fait tous beaucoup progresser, en nous aidant à comprendre la littérature actuelle. D'ailleurs, en plus de cela nous fréquentons tous davantage la bibliothèque et les librairies. Or, quoi que puissent en penser certains, ce n'est pas là un divertissement inutile. Le roman est en effet un genre littéraire capital. Pour imposer sa fiction, l'auteur doit inventer un mode de présentation et un style qui créent un monde inédit. Le lecteur qui a le plaisir de partager cet imaginaire pratique une gymnastique intellectuelle très enrichissante, un exercice d'humanité. Qui explique peut-être la chaleur de nos réunions lorsque nous confrontons nos opinions avant le vote pour nos « prix ».

On peut seulement critiquer notre petit nombre qui, depuis l'origine, tourne autour d'une vingtaine (avec des départs et de nouvelles adhésions). Mais nos activités pourraient-elles en accueillir davantage? Le samedi, avec une dizaine de participants, comment présenter plus de sept ou huit comptes-rendus? Et lors des Prix, lorsque nous sommes à peu près tous réunis, soit vingt personnes environ, c'est à peine si tout le monde peut s'exprimer. Enfin l'atelier d'écriture réclame que tous les textes soient lus en fin de séance. Comment dépasser un tout petit groupe? Décidément, à moins de d'inventer d'autres activités qui attireraient un nouveau public, il faut admettre que notre association restera de taille modeste.

 

Je voudrais enfin remercier la Bibliothèque, et spécialement sa directrice, membre actif du groupe, mais aussi le personnel de la bibliothèque, et les libraires qui collaborent à notre activité. Ajoutons les journalistes qui en ont toujours rendu compte. Et pour terminer je voudrais prononcer un mot qui me paraît caractériser notre association. Ce mot c'est convivialité.

Jacques Beaufo

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