La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano (Seuil) : 346 pages
La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano (Seuil) :
346 pages
« Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. »
Le titre m'a rebutée, renseignements pris, il s'agit d' un premier roman écrit par un titulaire d'une thèse en physique fondamentale, Paolo Giordano mais je me dois de jouer le jeu et le lire entièrement car il s'agit d'un roman européen primé en Italie en lice pour notre prix Grenette, les chiffres, la physique, cela va être compliqué ou barbant ...
Dès les premières pages, je suis ensorcelée par le piège de la plume de l'écrivain :
A l'aube de leur vie, deux jeunes sont « cabossés » à jamais par leur histoire personnelle :
Mattia esseulé par la perte de sa sœur jumelle handicapée disparue alors qu'elle était sous sa surveillance, ne parvient pas à éclipser cette culpabilité et se réfugie dans l'univers logique des mathématiques ...
Alice, la boiteuse, forcée par son père à des entrainement de ski pour des compétitions ( alors qu'elle déteste cela ), est victime d'un grave accident, elle se pense laide et se réfugie dans l'anorexie et derrière les images de la photographie. ..
De l'enfance, à l'age adulte, ces deux jeunes personnages meurtris, dont le corps porte les stigmates de leur souffrance ( automutilation, anorexie), évoluent pourtant comme les autres dans le monde.
Chapeau à cet auteur qui a fait de ce roman bien triste une œuvre aérienne, un roman attachant, prenant qui se lit d'une traite, une bien jolie perle de la littérature pour un jeune écrivain qui saisit avec sensibilité mais sans pathos les affres et les questionnements de l'enfance et de l'adolescence de deux jeunes pourtant bien différents des autres.
Dates des futurs prix littéraires pour le Prix des prix
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1ère sel. |
2e sel. |
3e sel. |
Res. |
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30 sept. |
21 oct. |
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28 oct. |
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7 sept. |
5 oct. |
4 nov. |
8 nov. |
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2 nov. |
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6 sept. |
19 oct. |
2 nov. |
8 nov. |
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16 sept. |
14 oct. |
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3 nov. |
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30 sept. |
28 oct. |
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9 nov. |
TRACES : Récit de Colette Beaufort
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Colette
Beaufort
Née en 1934 à Nîmes, Gard Bibliographie : Les Jours étroits, Aléas, 2000. Les Seins d'Agathe, Aléas, 1996. Où diable est le loup ?, Le Verbe et l'Empreinte, 1993. Fenêtres sur la nuit, Jean-Pierre Huguet éditeur, 1990.
Professeur de Lettres classiques, Colette a enseigné en Ardèche
et -petits bouquins tous reconnaissables rien que par leur tranche sur laquelle figurent le titre et un étrange sigle : 10/18- (Poches 10/18 : 17ème, 18e et 19ème )
Colette est un pilier fondateur solide de notre association puisqu'elle
en est à présent la trésorière, elle sort ce mois un récit : TRACES
Colette anime depuis de nombreuses années notre atelier d'écriture.
Un visage rond très avenant , pas de rides, juste quelques envols
malicieux de papillon autour des yeux, une femme irrésistiblement lumineuse, au visage sans défaut, au teint clair, aux yeux ardents. Colette me fascine depuis que je la connais, énigme que cette femme qui garde l'empreinte de l'enfance dans son regard, dans son sourire tout en étant extraordinairement femme, une femme libre, volontaire, ouverte aux autres et curieuse de tout.
Tantôt mélancolique et perdue dans ses pensées, Colette vient d'ailleurs, du ciel peut être, je ne sais pas , toutefois, même si son regard frôle le pastel, mille couleurs débordent de sa personnalité élégante.
Présence et absence de ces femmes singulières « qui ont du chien » un supplément d' âme.
Colette, la pudique, la discrète se dévoile dans ce récit Traces
"Les traumatismes d'une enfance et d'une adolescence malmenées, le goût de la solitude et du secret pour se préserver et un don d'observation exceptionnel font de ce récit, authentique et traversé d'humour, un tableau de la vie sociale en Provence et à Marseille à l'époque de la Deuxième Guerre mondiale."
Je vous en parlerai bientôt, à votre tour de le lire pour me dire ce que
vous en pensez. |
NOMINATION DU PRIX GRENETTE 2010
Jeudi 1 er juillet 19 H
Beau soleil de juillet dans le ciel et dans nos cœurs
Nous voici enfin réunis pour la nomination du Prix Grenette 2010, pas d'ambiance feutrée ni de débat invisible mais une descente dans le joyeux maelström de la bibliothèque où exulte un jury passionné qui vient de passer 3 mois en compagnie d'auteurs européens .
Un débat libre et spontané anime l'auditoire, tout le monde s'investit et les personnages sortent des romans et
s'installent à nos côtés .
Fous rires, tristesse, révolte, curiosité, dépaysement ….chacun donne vie à ces héros côtoyés.
De temps en temps, on s'inquiète bien de la santé de l'auteur .....et re fous rires . Attention gens sérieux s'abstenir ….........la langue de bois et le copinage avec les écrivains, on ne connait pas ….........
Toutefois, le jury, à l'instar de celui des grands prix, se prend au jeu, subodore, espère, déplore, analyse la qualité stylistique des œuvres, l'originalité du texte, la conception de l'histoire, chaque prose a son esthétique.
Bien que nous ayons nos personnalités emblématiques locales, issues d'univers d'écriture différent, aucune opposition ne nait entre forme et fond.
Et une forte majorité honore 2 romans qu'il est impossible de départager après plusieurs tours de vote :
1ers ex æquo La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano Italie (Seuil) et Des Hommes de Laurent Mauvignier France ( Minuit)
et ...comme nous ne sommes plus à l'école il y a un deuxième et un troisième prix, ces romans sont trop intéressants pour les écarter.
2ème prix : Suède Les chaussures italiennes de Henning Mankel (Seuil)
3ème prix : Espagne Les voix du Pamano de Jaume Cabre (Bourgois)
EMPREINTE VEGETALE
L’association Esprit des Fleurs et la Librairie La Hulotte vous invitent à une rencontre-lecture autour du livre
d’Anne Yvette Peyrard « L’empreinte végétale »
Carnet d’un voyage intérieur dans la nature, illustré par Anaïs Edely.
Cette rencontre aura lieu le mercredi 7 juillet 2010 à 18 heures 30. à la Presqu’île, quartier Fontanes à ANNONAY.
Cette rencontre est organisée avec le soutien de l’Arald et de la région Rhône-Alpes
