Mississipi d' d'Hillary Jordan
Dans la corbeille, un excellent livre donné par « Le Coin des livres »
Le roman commence par une fosse creusée à mains nues pour enterrer le patriarche de la famille Mc Allan.
Dans les années 40, Henry Mc Allan, le mari taciturne de Laura vient d'acquérir une ferme éloignée de tout, la région est sauvage, la terre n' y est pas très fertile mais Laura va se dévouer et se battre à ses côtés sous le regard haineux du beau père cruellement raciste et membre du ku klux Klan. Deux petites filles viennent égayer cette famille et Laura a des rêves pour elles.
Jamie Mc Allan, le jeune frère rentre de la guerre, il est séduisant et par sa sensibilité communie mieux avec la jeune femme. Elle revit.
Ronsel Jackson , fils des métayers rentre également de cette guerre faite aux côtés des blancs, dans cette égalité, il a oublié l'esclavage, destin de ses ancêtres, il est surpris par le racisme qui règne encore dans cette contrée.
Ce premier roman d'Hillary Jordan se lit d'une traite. Les protagonistes donnent leur vérité au fur et à mesure des pages.
J'ai beaucoup aimé ce livre, il est quand même bien dur pour les âmes sensibles.
La couleur des sentiments Kathryn Stockett
J'ai guetté chaque minute de mon temps libre pour rejoindre ce roman bien construit :
La couleur des sentiments
Skeeter, une jeune bourgeoise blanche a terminé ses études, elle revient à Jackson dans le Mississippi.
Skeeter s'acharne à trouver pourquoi sa nounou noire Constantine qui l'a élevée avec tant d'amour est partie subitement sans même lui laisser une lettre d'explication alors qu'elles s'écrivaient régulièrement.
Elle va voir Aibileen une autre bonne noire qui connaissait bien Constantine.
Celle-ci a perdu son fils qui aimait tant écrire, elle possède elle-même sans le savoir ce don, elle va devenir amie (en secret) de Skeeter qui est assez révoltée par le sort fait aux Noirs par ses propres relations. Les lois raciales sont appliquées à la lettre dans cette contrée.
Skeeter ne comprend pas pourquoi les Blancs confient leurs enfants à l'amour et à l'éducation de ces bonnes noires et que lorsque ces enfants grandissent, ils doivent aboyer avec leurs parents contre celles qui les ont élevés avec amour et souvent désintéressement au dépend de leur propre progéniture.
Minny, l'amie d' Aibileen n'a pas sa langue dans sa poche et son insolence nuit à sa fonction.
Les narrateurs se suivent, tantôt les bonnes noires avec leur parler pittoresque, tantôt Skeeter qui dépeint la bonne société blanche.
On ne peut parler que de ségrégation car étant en recherche de ce qu'a pu vivre ma grand tante, les bonnes n 'étaient pas mieux loties en France, certes, elles n 'étaient pas tuées mais vite renvoyées et sous payées.
Un excellent roman plein d'émotion que je vous conseille de lire.
La trilogie
Janine a lu une fresque historique passionnante, une trilogie médiévale dite des croisades. la trilogie d'Arn de Jan Guillou (Suédois)
Nous faisons plein de découvertes avec ce jeune Arn Magnusso très attachant, il vit au Moyen Age sur ce territoire qui deviendra la Suède d'aujourd'hui. Ce Petit fils de commerçants manque de mourir, sa maman très pieuse le voue à la Vierge Marie.
Il sera confié et élevé par les moines cisterciens venus christianiser ce pays
sauvage.
Éduqué par Frère Guilbert qui lui apprendra les bonnes manières et la finesse, Arn côtoie le monde intellectuel du couvent et apprend à monter à cheval -pas comme un balourd scandinave- non un cheval arabe.
Arn a vingt ans et commet le péché de chair, la fille attend un enfant, elle sera punie et enfermée.
Le chevalier Perceval part, Arn deviendra templier, il essayera néanmoins de construire avec stratégie et tactique militaire la paix.
Janine nous livre à travers cette épopée historique un moyen âge dynamique et tolérant.
Tuer le père Amélie Nothomb
J'ai pris du plaisir à lire ce roman, il m'a aidée à pénétrer un milieu inconnu, celui du monde du jeu, du poker, de la magie.
La mère de Joe ne parvient pas à garder ses amants et lorsqu'il y en un qui reste un peu plus longtemps, elle jette son fils dehors, Joe a une seule passion la magie, un homme rencontré dans un bar lui conseille de rencontrer Norman.
Ce grand magicien Norman accueille ce petit surdoué comme un véritable fils, Joe veut-il tuer ce père? On ne sait mais ce fils aimerait lui piquer Christina son épouse jongleuse de feu, il y parviendra sexuellement lors d'une de ces soirées du Festival Burning Man qui se tient dans le désert de Black Rock, chaque année, un genre de Woodstock où les ex hippies se droguent en écoutant de la musique.
La fin est très inattendue.
Room d'Emma Donoghue
Je suis sûre que cela devrait vous plaire m'a dit Françoise du Coin des Livres, j'ai pensé à vous en le lisant, hé oui, des similitudes avec la suite en cours de mon roman.
J'ai bien eu du mal à entrer dans le langage enfantin de Jack qui fête ses cinq ans, il personnifie toutes les choses de l'appartement où il vit avec sa mère et c'est un peu gonflant pour les premières pages.
Madame la porte, Monsieur le lit...
Il faut insister m'a dit Françoise, et en effet, peu à peu les portes de mon cœur sont happées par la vie de reclus de Jack et sa maman. Ils sont séquestrés par le grand Méchant Nick que n'a jamais vu Jack, il l'entend juste quand il se cache derrière un paravent.
Un portrait époustouflant d'un enfant élevé en captivité qui ne sait rien du monde extérieur face à sa mère Ma qui ne rêve que de liberté...
Je n'en dis pas trop car peut être fera-t-il partie de la sélection du Prix Grenette pour l'Irlande, je pense avoir trouvé le roman italien ...
Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine le Vigan
Joëlle et Anne-Marie ont lu et aimé « Rien ne s'oppose à la nuit »de Delphine le Vigan
Un titre tiré de la chanson de -Osez, Osez Joséphine, rien ne s'oppose à la nuit. Rien ne justifie- d' Alain Bashung
Lucile, mère de l'auteur est la troisième d'une fratrie de huit.
Très jolie, elle pose pour des publicitaires et paraît être comblée avant les premiers drames de l'enfance.
La douloureuse et trop belle Lucile ne supporte plus la vie, elle s'est suicidée.
Delphine tente alors d'explorer son passé afin de comprendre un peu mieux cette mère, elle n'écrit pas comme à son habitude un roman, sa mère s'impose à elle comme un sujet qu'on ne peut travestir et en fine détective, cette fille réactive ses souvenirs douloureux, essaye de toucher au plus juste l'écho des morts de cette famille et enquête sur les secrets plus ou moins bien enfouis auprès des membres de sa famille encore en vie.
On dit qu'écrire sur sa famille est le plus sûr moyen de se fâcher avec elle. Delphine prend donc une plume respectueuse et raffinée pour enquêter au cœur de la mémoire familiale.
Delphine de Vigan s'approche de la vérité et on entre avec elle dans sa vie privée, cela m'a permis d'ailleurs de mieux comprendre ses deux œuvres précédentes.
Je croyais ce best seller promis à un Goncourt mais cette majorité d'hommes préfèrera sans doute l'art français de la guerre.
La zonzon par Alain Guyard à la Parenthèse
Françoise de la Parenthèse (Librairie) a des rapports privilégiés avec la maison d'édition « Le Dilettante » elle a été emballée par la lecture du roman « la Zonzon » reçu du service de presse avant l'été. Cela lui a donné la grande envie ainsi qu'à son mari de recevoir l'auteur Alain Guyard. Elle le recevait hier soir.
Françoise nous lit l'introduction de François Villon écrit alors qu'il pensait être condamné à mort.
-Bienvenue en prison-
Une dimension tragique car l'univers carcéral n 'est pas drôle et pourtant de bonnes tranches de rigolade entre les pages de cette histoire dont le héros Lazare Vilain dispense des cours de philosophie en prison.
Ce personnage arrive avec toute la richesse de ses cours de philosophie et pense évangéliser des barbares mais les détenus s'élèvent et font la découverte de la liberté alors que notre héros découvre un monde exaltant et tombe dans la crapulerie.
La prison est très bigarrée, on y trouve des papys de la French Connexion, des corses, des mecs de la cité, des emberlificoteurs ...
La prison est un univers rare avec une belle galerie de portraits, les sujets émaillés de philosophie y prennent une dimension radicale.
Haine, amour, vengeance, passion, temps, liberté, autant de sujets que les « pécho » ont vécu en turbo réacteur, cet accélérateur existentiel dont ils ont eu besoin et sur lequel les taulards sont appelés à réfléchir. Des artisans philosophes ont usiné des textes, des biens précieux et les lascars s'en emparent.
Alain Guyard qui vient régulièrement à Pailharès est professeur de philosophie, il anime des ateliers d'écriture et anime des « bistrots philo ».
La zonzon est son premier roman. Il a écrit des pièces de théâtre et d'autres idées trottinent dans sa tête.
Sorj Chalandon, Grand Prix du roman de l'Académie française
Avec "son retour à Killybegs" (et son traitre en Irlande)paru chez Grasset
Né le 16 mai 1952, journaliste au quotidien Libération pendant trente-quatre ans, de 1973 à février 2007, Sorj Chalandon a rejoint ensuite Le Canard enchaîné. Il a publié cinq romans.
Et encore des surprises : Dernière sélection Renaudot
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Emmanuel Carrère
Limonov POL |
Alexis Jenni
L'art français de la guerre Gallimard |
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Sinha Shumona
Assommons les pauvres ! L'Olivier |
Morgan Sportès
Tout, tout de suite Fayard |
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« LIMONOV » d'Emmanuel Carrère
Pline l'ancien a lu « LIMONOV » d'Emmanuel Carrère.
Fils de bourgeois ( fils de l'historienne académicienne soviétologue Hèlène Carrère d'Encausse) l'auteur est fasciné par la multi-personnalité de Limonov, Cet homme bien réel a vécu mille vies.
Mais qui est cet homme d'excès qui fut tour à tour poète et homme politique russe, malfrat, petit voyou en Ukraine, trafiquant d'armes au Kazakhstan, ouvrier, amant de la fiancée d'un apparatchik qu'il emmène à New York, indigent, majordome à Manhattan, homosexuel , écrivain en France, soldat dans les Balkans puis chef d'un parti dans l'après période communiste.
Un homme au charisme époustouflant avide de pouvoir, de sexe, de reconnaissance, un révolutionnaire ou un opportuniste ?
Jacques nous lit la fin du roman : Limonov a 66 ans, une belle maison, Carrère est-il un bobo en admiration devant cette force et cette vioence ?
Moi, je n'oublie pas qu'il a été à la solde de Milosevic et a tiré sur mes amis croates et bosniaques ...
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