LA FEMME AU MIROIR d’ERIC-EMMANUEL SCHMITT
Marie de Vallières a lu LA FEMME AU MIROIR d’ERIC-EMMANUEL SCHMITT
qui
emmène ses lecteurs dans un roman à trois voix, celles de trois femmes d'époques différentes, trois caractères trempés qui ne se formatent pas à leur époque mais trois voix qui s'imbriquent parfaitement. Ecoutons Marie de Vallières :
L’auteur nous entraîne sur les pas d’ANNE, jeune femme vivant au temps de la Renaissance, d’HANNA dans la Vienne de Sigmund FREUD, et d’ANNY jeune actrice de cinéma. Récits alternés où j’ai tout d’abord vu 3 histoires simples, pour ne pas dire simplissimes…
Bonne surprise ! Les personnages ont pris de la profondeur, leur simplicité n’était qu’apparente, et peu à peu, au fil des pages, on les découvre en décalage avec leur temps, parce qu’elles se posent des questions, qu’elles cherchent, et qu’elles ne se coulent pas dans le moule de la société… de ceci viendra tous leurs malheurs…
Anne refuse le mariage et s’évade dans la nature…. Recueillie par le moine Braindor, qui pense que ses « extases » sont le signe de sa sainteté religieuse et catholique, elle rejoindra ensuite le Béguinage de Bruges, ce lieu où les femmes vivent une vie de communauté et de liberté tout à la fois, contrairement aux religieuses dans leurs couvents… elle écrit des poèmes qui sont le reflet de ses échappées mystiques, plus célébration de la nature que foi en Dieu…Malgré la compréhension de certains membres de son entourage, elle sera rattrapée par l’intolérance de son époque… Et son livre de poèmes se retrouvera dans les mains d’Hanna avant de devenir scénario de film pour Anny…
Hanna est une bourgeoise mariée à Franz et vit dans la haute société viennoise. Son mal- être la conduira à rencontrer un disciple de Freud et à commencer une psychanalyse, avant de quitter son mari et d’exercer elle-même cette profession…
Et enfin Anny, bourrée de talent mais aussi de drogues et d’alcool, accumulant les scandales, trouvera l’amour et se délivrera de ses dépendances. Son talent d’actrice éclatera lorsqu’elle se rendra à Bruges pour tourner un film sur la vie d’Anne…
Trois héroïnes, ou la même femme réincarnée ? Lisez le livre pour vous faire votre propre opinion, mais aussi pour découvrir de quelle façon subtile l’auteur tisse les liens entre toutes les trois, petites allusions à peine perçues, mais qui nous guident peu à peu au centre d’une magnifique toile d’araignée.
Dis moi dix mots » lors de deux ateliers d'écriture.
A l'occasion de la semaine de la Langue française et de la Francophonie, les amis de la bibliothèque d'Annonay et la Bibliothèque Communautaire vous invitent à participer à « Dis moi dix mots » lors de deux ateliers d'écriture.
Venez goûter au plaisir de jouer avec ces dix mots, reflets de l'intime.
-Ame-Autrement-Caractère-Chez-Confier-Histoire-naturel-Penchant-Songe et Transports
Le mardi 20 mars 2012 de 16h à 18h
et le mardi 27 mars 2012 de 16h à 18h
Donnez libre cours à votre imagination à la Bibliothèque de la Communauté de Communes
Parc St Exupéry
70 Avenue de l'Europe
07100 Annonay Entrée gratuite
Pour tout renseignement : Vous pouvez contacter la présidente Anne Marie Quintard au 0618904476
ou la Bibliothèque 0475679469, vous ne pouvez-vous déplacer, envoyer vos idées ou votre prose en ligne dans les commentaires de ce blog. Nous vous lirons.
Au clair de la lune : moins innocente que je le pensais
« Battre le briquet »
Heurter la pierre à briquet pour en tirer une étincelle. Faire la cour à une femme. Avoir des relations sexuelles. Se cogner les jambes en marchant. Vous avez tous été enfants (enfin, je le suppose !) et avez presque tous probablement eu l'occasion d'apprendre et chanter "au clair de la lune", chanson enfantine par excellence. Mais avez-vous remarqué que, sous ses dehors très sages, il s'agit en fait d'une chanson paillarde ? Certes, nettement moins explicite que "le père Dupanloup" () ou "allons à Messine" (), mais... Vous doutez ? Ah, homme de peu de foi ! Si je m'en vais pourtant vous le prouver juste après l'explication suivante, c'est simplement parce que notre expression est utilisée dans cette chanson. Le premier sens de battre le briquet est parfaitement naturel. Avant les moyens modernes comme la piezoélectricité, le briquet ne pouvait qu'être équipé d'une pierre à briquet, pierre qu'il fallait battre ou gratter pour provoquer une étincelle susceptible d'allumer un feu. Le second, qui date du XVIIIe siècle, est une métaphore qui découle du premier sens, puisqu'un homme qui fait sa cour et déclare ses sentiments ne peut "qu'enflammer" la jeune et naïve donzelle qui ne ne demande qu'à le croire, aussi facilement que l'étincelle du briquet allume l'amadou. Et le troisième découle du second, puisqu'une fois que la donzelle est tombée dans les rets du beau parleur, le couple passe au lit pour y accomplir l'inévitable (mais néanmoins bien agréable) rituel d'accouplement. Enfin, le dernier vient de la comparaison entre le cognement régulier des jambes pendant la marche avec la manière ancienne de battre le briquet, comme si les genoux ou les chevilles qui s'entrechoquent allaient provoquer une étincelle. Venons-en maintenant à notre chanson « enfantine ». Pour rappel, en voici le texte usuel (sachant que diverses variantes existent) :
Au clair de la lune, mon ami Pierrot Prête-moi ta plume, pour écrire un mot. Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu. Ouvre-moi ta porte, pour l'amour de Dieu.
Au clair de la lune, Pierrot répondit : - « Je n'ai pas de plume, je suis dans mon lit. Va chez la voisine, je crois qu'elle y est Car dans sa cuisine, on bat le briquet. »
Au clair de la lune, l'aimable lubin Frappe chez la brune, elle répond soudain - « Qui frappe de la sorte ? », il dit à son tour - « Ouvrez votre porte pour le Dieu d'Amour »
Au clair de la lune, on n'y voit qu'un peu On chercha la plume, on chercha du feu En cherchant d'la sorte je n'sais c'qu'on trouva Mais je sais qu'la porte sur eux se ferma.
Il est très probable que, dans la version originale, on parlait de lume (la lumière nécessaire pour pouvoir voir quand la chandelle est éteinte) et non de plume, même si, pour écrire, il fallait bien une plume. Mais, sachant que Lubin (troisième strophe), dans une ballade de Clément Marot au XVIe siècle, était le nom d'un moine dépravé, sachant qu'on évoque ici une « chandelle » dans un état désastreux, qu'il suffit d'aller chez la voisine qui bat volontiers le briquet pour s'enfermer avec elle et rallumer le feu et qu'à la fin, on feint d'ignorer ce qu'il se passe entre eux, croyez-vous toujours que cette chanson, si pleine de sous-entendus, est si innocente que ça ?
Lu sur expressio.fr
Mélina Hadjioannou
(La Parenthèse) Librairie
Du 1 mars au 31 mars 2012
Exposition :
Mélina Hadjioannou
Aquarelles
Mélina a grandi entre fleurs et fées dans la vallée du Grésivaudan. Elle suit des études artistiques et obtient son diplôme aux Beaux Arts de Grenoble. De ses voyages en inde au Népal puis en Espagne et au Maroc, elle ramène une philosophie, un amour des plantes et de la nature qui imprègne ses créations. Son travail est de plus en plus coloré, naïf, floral, épicé et lumineux.
Vernissage : jeudi 1 mars 2012 de 18h à 21h.
Les mots de ma vie : Bernard PIVOT
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Les chemins de Compostelle à la Bibliothèque
Programme de l’exposition « Les Chemins de Compostelle »
Du 10 au 23 mars 2012
Délégation de l’Ardèche de l’association Rhône-Alpes des
Amis de St-Jacques
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SAMEDI 10 MARS
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INAUGURATION A 11 H |
14 h Film sur le pèlerinage des prisonniers en fin en fin de peine « Le chemin de la liberté » Durée : 50mn |
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MARDI 13 MARS 18H
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Conférence de Jean-François WADIER, responsable de la commission Patrimoine de l’ARA |
16h Durée : 1 h
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MERCREDI 14 MARS
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Mme Antoinette JULLIAT Une pèlerine annonéenne qui a fait plusieurs parties du Chemin en compagnie de ses petits-enfants. |
10h 30 – 11h 30 : « L’heure des contes » avec les enfants sur le thème du cheminement. 16h : témoignage de Mme Antoinette Julliat |
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JEUDI 15 MARS |
Projection d’un film réalisé par l’ARA sur le chemin de Genève au Puy en Velay |
16h “La via Gebennensis » Durée : 45 mn |
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VENDREDI 16 MARS |
L’accueil des pèlerins sur le chemin par Alain BARBAULT, responsable de la commission Hospitalité à L’ARA |
16 h Durée : 45mn Débats |
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SAMEDI 17 MARS
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Exposé du Dr Maurice REY, généraliste sur la pratique du sport et de la marche. |
14h – 15h |
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MARDI 20 MARS |
Débats et témoignages de pèlerins. |
10 à12h – 15h à 18h |
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MERCREDI 21 MARS |
Témoignages sur l’hébergement par Le Père Frédéric Sellier, curé de Lamastre et Mme Chantal VIAL, des Setoux
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16h |
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JEUDI 22 MARS
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Projection d’un film réalisé à l’occasion d’un pèlerinage destiné à des personnes à mobilité réduite. |
16h « Les Joëlettes vers Compostelle » Durée : 1h |
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VENDREDI 23 MARS
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Lecture et échanges sur les textes écrits au cours des ateliers d’écriture, suivis d’échanges. |
15 à 18h |
Phalènes, Sphinx et Machaons ». Olivier Cayre
La Librairie La Hulotte vous invite à une rencontre-lecture avec Olivier Cayre,
le mardi 28 Févirer 2012 à 18 h30 à la Presqu'île quartier Fontanes à Annonay.
Cet échange portera sur son livre « Phalènes, Sphinx et Machaons ».
Entrée Libre
La rencontre est réalisée avec le soutien du CNL, de la région Rhône-Alpes et l'Arald.
Le prochain café Philo aura lieu le 16 février 2012 à 20H
Le prochain café Philo aura lieu le 16 février 2012 à 20H au Liberté Café, 8
place de la liberté à Annonay .
Le thème est : "Psychisme et cerveau"
Les pistes de réflexion sont les suivantes :
a.. Le thème a d'autres formulations classiques, âme et corps,
contemporaines, neurosciences et fonctions psychiques.
b.. Le rôle du cerveau reconnaissance récente et non universelle
Aussi surprenant que cela paraisse.
a.. La pensée produit du cerveau ou le cerveau outil de la pensée ?
(le modèle des zones cérébrales et ses limites)
(le modèle informatique et ses avantages : cerveau et connexions)
(la séparation du vécu et des mécanismes cérébraux sous-jacents)
a.. Les enjeux du thème
- identité de la personne atteintes cérébrales et modifications de la
personne : problèmes affectifs et relationnels
- devenir de la personne : perte et récupération, la plasticité du cerveau
- problèmes éthiques la mort cérébrale et ses conséquences
- problèmes métaphysiques l'âme ? Illusion ou réalité ?
Emmanuel Carrère retrace le parcours de Limonov
Mais qui est donc ce Limonov (Voir ce blog article du 27/11) qui fascine tant Emmanuel Carrère le bourgeois ? Ce personnage, ami d'Arkan, le tueur serbe de Vukovar me glaçait le sang, je me devais néanmoins de lire ce roman au face à face intéressant entre deux jeunesses différentes, celle d'Emmanuel et celle de ce Limonov qui ne veut surtout pas être un morne fonctionnaire honnête comme son père, cet homme cherche un ascenseur social et de petit voyou se met à fréquenter les paumés de la littérature. Autour de la table, les avis des lecteurs sont partagés autour de cette œuvre, personnellement, j'ai trouvé le style très fluide avec des moments solennels et beaucoup d'anecdotes et de vie qui me donnaient envie de continuer, j'ai énormément appris sur les Pays de l'Est, la vie du personnage est passionnante, c'est celle d'un « tout terrain » qui passe de tailleur à espion, trotskiste, homme raffiné, écrivain, homosexuel toujours amoureux de la Belle Héléna, bouddhiste zen en prison...
Limonov aime sa Russie d'autrefois et reste fier de ses beaux uniformes à boutons de cuivre, il a la guerre en lui mais on le sent très sentimental car il souffre réellement lors des abandons de ses amies. Il coule beaucoup de slivovice et de vodka -un litre à l'heure-. Emmanuel Carrère a rencontré cet homme mais s'est beaucoup servi de ses œuvres littéraires. Serait-il en admiration des transgressions de ce héros qui reste un peu un raté pour l'instant mais -Soyez attentifs, on continue à parler de Limonov dans les opposants au régime- .
Marie de Vallières a lu LIMONOV Emmanuel CARRERE
PRIX RENAUDOT , écoutons la.
J’ai eu du mal au début du livre à m’intéresser à ce personnage répugnant, primaire, appliqué à satisfaire ses instincts les plus bas et les plus vils, rôdant semblable à un loup prêt à tout pour satisfaire une soif d’exister et une ambition démesurée. Je me suis demandé ce qui avait bien pu donner envie à l’auteur de raconter cette histoire. On ne peut parler de biographie, car des événements ont sont doute été romancés ou inventés, ou décrits suivant le ressenti de l’auteur.
Puis peu à peu, et peut être parce que LIMONOV lui-même change à mesure que se déroule sa vie, et qu’il gagne de la profondeur et dégage quelques bribes d’humanité, j’ai été prise d’une vague sympathie pour cet homme qui va traverser l’histoire du monde et même essayer d’en être un acteur reconnu. La Russie ne lui apportera pas la gloire et les honneurs qu’il attendait, il fera des choix plus que contestables, (avec la Serbie). Mais à force de vouloir à tout prix survivre et s’accrocher, à force d’échapper à tous les pièges où il aurait pu cent fois trouver la mort, son personnage fini par rejoindre l’épopée de ces grands bandits, qui, tenaces et prêts à tout pour survivre, arrivent à être regardés avec une certaine curiosité bienveillante par leur entourage.
Bref j’ai pris goût à lire ses aventures, et j’ai aimé la prise de risque d’Emmanuel CARRERE puisqu’il a choisi de nous entraîner sur les pas de LIMONOV, un homme qui existe et vit encore actuellement.
LE TURQUETTO METIN ARDITI
Un roman historique! Certes pas ! nous dit Pline l'Ancien qui s'est amusé à en corriger les incohérences, néanmoins, une œuvre très intéressante à lire avec de belles descriptions. A la mine de plomb et au pinceau, le Turquetto tente de saisir l'âme des personnages qu'il peint pour la révéler dans toute sa vérité mais les religions musulmanes et juives interdisent la représentation, l'artiste doit alors tricher, certains lecteurs sont déçus par la fin, pour beaucoup, Metin Arditi signe un beau conte où on découvre avec amour l'art pictural.
LE TURQUETTO METIN ARDITI
PRIX PAGE DES LIBRAIRES
Parce qu’un tableau présente une anomalie dans sa signature, Le ‘’ T’’ ne semble pas de la même encre que les autres lettres, nous voilà partis sur un tapis volant pour atterrir dans Venise au temps de la Renaissance, Venise la Flamboyante, l’Indécente, la Foisonnante, où se déchirent les congrégations et autres confréries. Ambition, jalousie, soif de puissance, forment un tourbillon de vie et de mort.
Le Turquetto (Petit Turc) est alors un peintre reconnu, marié à Stéfania, fille de notaire, et père de Léonora. Il vient d’obtenir une magnifique commande, -représenter la Cène- sur les murs du réfectoire d’une des congrégations parmi les plus influentes Sant’Antonio. Cette peinture sera sa gloire et sa perte. On découvrira qu’il est juif, non converti, mais que pour pouvoir peindre il s’est fait passer pour un chrétien, puisque sa religion lui interdit de représenter les visages, et surtout celui du Christ. Procès, condamnation, autodafé…
Il reviendra dans sa ville de Constantinople, d’où petit garçon de douze ans, il s’était enfui à la mort de son père. Fils de juifs espagnols, né d’un père qui faisait la vente d’esclaves pour le compte d’un marchand, il a toujours eu cette envie irrépressible de peindre. Auprès de Djelal Baba (un arabe) il avait appris la fabrication des encres. Sofi, un grec, l’avait élevé avec ses quatre enfants après la mort de sa mère. Il avait alors compris que sa peinture serait celle de l’humanité et du cœur des hommes.
Je me suis passionnée pour la vie du Turquetto, pour la période dans laquelle elle se déroule. L’auteur a trouvé des mots de couleur sur la palette d’un peintre pour évoquer cette période particulièrement riche de talents (Titien, Tintoret, Véronet, les frères Bellini… ) C’est vivant, les odeurs, les couleurs, les voix, nous entourent, nous obsèdent et nous poursuivent, nous sommes dans Babylone et dans Venise.
Il arrive souvent, dans l’histoire de l’humanité, que ces périodes troubles, cruelles et sans pitié engendrent la beauté, la grandeur, l’intégrité, comme s’il fallait un climat vénéneux et dangereux pour que naisse un homme de bien. Nous avons assisté à ce miracle.