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LES AMIS DE LA BIBLIOTHEQUE ANNONAY

Dernier café Philo de la saison

23 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Attention , le prochain Café Philo aura lieu le jeudi 28 juin 2012 à 20 h

        au  Liberté Café 8 place de la Liberté à Annonay.

Thèmes abordés : "Désir, plaisir, joie et bonheur" , nous parlerons 
également
 de l'avenir de la formule actuelle du Café Philo et proposons de finir
 l'année de façon conviviale en partageant  une spécialité apportée par 
chacun et les consommations seront comme d'habitude servies par le Café qui 
nous
reçoit ce jour là , à savoir le Liberté Café.

-- 
Le groupe d'animation du Café Philo d'Annonay
cafephilo@mjcannonay.org 


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« Chroniques de massacres ordinaires dans la bonne ville d'Annonay »

23 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Le Samedi 30 juin 2012 de 9h à 12h , la librairie la Hulotte propose une rencontre dédicace

avec Hubert CHABBAL à l'occasion de la sortie de son livre :

« Chroniques de massacres ordinaires dans la bonne ville d'Annonay »

au 32 rue Sadi Carnot à Annonay

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Stage de dessin avec Jicé du 06 au 10 août 2012

21 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Stage de dessin avec Jicé du 06 au 10 août 2012 au Mas de la Mochatte à Nyons en Drôme provençale.
 
Ce stage est ouvert à tous et le nombre de stagiaires est limité à 10 personnes.
 
Pour tout renseignement : http://jice.stage.pagesperso-orange.fr
Contact: jice@jice.fr tél : 04 67 73 34 49
Librairie La Hulotte
32 rue Sadi Carnot
07100 Annonay
Tél: 04 75 33 33 79
Fax : 04 75 67 90 29
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VERNISSAGE à la Parenthèse

21 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

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Du 27 juin au 1er septembre 2012

Exposition :

Aurelie Fressenon

Mettons la pudeur entre parenthèses

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A 29 ans, je me décidais «enfin» à montrer mon travail.

Voilà plusieurs années que je me passionne pour l’Art, que je fais et défais sur la toile.

Mon fil conducteur est la femme. Je trouve chez elle tant de choses à montrer et à cacher: des attitudes, de la sensualité, de l’intime, des émotions, des courbes et des rondeurs encore et toujours.

Je travaille en alliant grands gestes et traits fins, plus précis. Je crois qu’à travers ça j’aime montrer les contradictions de la femme: la poésie et la vulgarité, la douceur et la violence…

Alors voilà, mes propres contradictions se posent, s’étalent, se dévoilent à travers ces croquis, grossiers, de femmes, et ces graphismes, ce monde de fleurs et de courbes. Finalement, tout arrive toujours à s’harmoniser !

Vernissage : mercredi 27 juin 2012 de 18h à 21h.

 

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LES VACHES ROUGES OU UN DERNIER AMOUR de DOROTHEA RAZUMOVSKY

21 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Pour certains lecteurs, ce roman est sans prétention, pour d'autres savoureux et plein d'allant, un sujet d'actualité intrusif mais sans misérabilisme, au cœur d'une maison de retraite sous le regard d' une veuve plutôt dynamique, qui loge dans la partie des valides. Pour combien de temps? Nous lisons son journal laissé sur l'ordinateur fauché au copain de son indigne belle fille. La famille, la vieillesse, la mort, l'émigration, l'auteure philosophe de formation s'empare de ces sujets avec légèreté.Marie de Vallières nous narre l'histoire.

LES VACHES ROUGES OU UN DERNIER AMOUR

DOROTHEA RAZUMOVSKY

Allemagne

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Pour échapper à la vindicte de sa belle-fille (la fille de son défunt mari) une vieille dame se réfugie dans une maison de retraite –dans la partie « appartements »-, car elle n’est pas sans une certaine aisance. Elle a près d’elle sa petite chienne Cora, ainsi que l’ordinateur qu’elle a volé en partant au copain de sa « belle-fille ». Indépendante, solitaire, pleine de ressources, elle mène une vie que certains pourraient lui envier. Elle reçoit pour seule visite en dehors du personnel attaché à cette maison la visite d’un adolescent de 16 ans qui vient promener sa petite chienne, l’aide à installer son ordinateur pour écrire son journal, lui retrouve sa voiturette … Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Waldemar, dit Vova jeune russe réfugié en Allemagne avec sa famille, ne se révélait être un petit voyou, soupçonné de nombreux mauvais coups dans les alentours. Cela n’empêchera pas notre vieille dame de continuer à l’aimer et d’accomplir des choses extraordinaires, pour vivre encore un peu ses « battements de cœur »…

Écriture alerte, pleine de modernisme et d’énergie à l’image de l’héroïne. L’auteur nous décrit à la fois la décrépitude de la vieillesse, mais aussi les ressources inattendues que peut faire naître un dernier attachement. On sourit des idées malicieuses ou logiques qui traversent l’esprit de la vielle dame au fil des événements. Elle a la pêche, et quelque part nous donne une belle leçon d’optimisme.

Un livre à lire pour retrouver le sourire .

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Semaine de la langue française et de la francophonie – 16 au 24 mars 2013 dans toute la région Rhône-Alpes

21 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Les dix mots 2013
en
Rhône-Alpes
Dis-moi dix mots semés au loin




Les « dix mots » 2013 témoignent de l’attraction vive des langues étrangères pour le français. En Rhône-Alpes, l’opération « Dis-moi dix mots » est l’occasion, à travers le jeu des « dix mots » et la Semaine de la langue française et de la francophonie, de fêter la poésie et la diversité de la langue mais aussi d’encourager l’expression de soi, de voyager et d’échanger.

Les “dix mots” 2013 sont :

ATELIER – BOUQUET – CACHET – COUP DE FOUDRE – ÉQUIPE – PROTÉGER – SAVOIR-FAIRE – UNIQUE – VIS-À-VIS – VOILÀ

Vous aussi, seul ou à plusieurs, jouez avec les « dix mots » et participez à l’appel à contributions !

Pour cela, il suffit d’utiliser ou d’illustrer un, plusieurs, ou l’ensemble des « dix mots ». La forme des créations est totalement libre. Elle peut être :

° Littéraire (récit, exercice de style, jeu, etc.)
° Visuelle (graphisme, collage, dessin, photographie, calligraphie etc.)
° Sonore (chanson, lecture enregistrée, etc.)
° Multimédia (vidéo, animation, art numérique, etc.)


En Rhône-Alpes : De nouvelles idées !

Créer, c’est vivre deux fois. Albert Camus

° Le Twitter des « dix mots »
Envoyez-nous une photographie, un poème, un slam sur l’un des « dix mots » à :
@dixmotsRA (max. 140 caractères)
Un jury spécifique aura le plaisir de sélectionner les meilleurs tweets.

° « Trois mots » d’Albert Camus
En 2013, nous célébrerons le centenaire de la naissance d’Albert Camus !
En Rhône-Alpes, nous avons souhaité ajouter trois mots de l’auteur au jeu des « dix mots ». CHUTE – ÉTRANGER – NOCES


L’appel à contributions

Sculptez les « dix mots » ! Envoyez vos créations d’art postal ! Créez un graff collectif ! Chantez les « dix mots » ! Interviewez les habitants de votre quartier ! Lancez un concours vidéo dans votre structure ! Scénariser les « dix mots » !

En un mot, laissez courir votre imagination !

Un jury régional aura le plaisir de sélectionner les textes et images reçus : les contributions feront ensuite l'objet d'une publication.
Une exposition des créations visuelles et multimédia sera visible pendant la Semaine de la langue française et de la francophonie du 16 au 24 mars 2013.


MODE D’EMPLOI

1. Le jeu des « dix mots » est ouvert à tous et toutes. Les contributions peuvent être individuelles ou collectives.
2. Toutes les contributions doivent être envoyées à l’Espace Pandora avant le vendredi 1er février 2013.

3.
Les contributions sont à envoyer par courriel à : espacepandora@free.fr
- Texte au format : .doc. (2000 signes max. = une page dactylographiée)
- Image au format : .jpeg, .tif, .pdf
- Son au format : .mp3, .wav, .aif
- Vidéo au format : .mov, .avi, .mp4

4. Pour les contributions plastiques non numériques, merci d’envoyer une photographie de votre création par courriel à espacepandora@free.fr

5.
Pour les contributions via Twitter, envoyez votre contribution à @dixmotsRA.

6. Toutes les contributions doivent être accompagnées des mentions suivantes : Nom, Prénom, Adresse, Âge. Pour les ateliers et les établissements scolaires, bien faire figurer le nom et l’adresse de la structure + le nom de l’animateur + le nom et l’âge du ou des participants.
A savoir :
- Toute contribution adressée est réputée libre de droits pour tout support
- Une même personne ne peut proposer plus de trois contributions


Retrouvez toutes les informations concernant l’opération des “dix mots” en Rhône-Alpes sur :
http://www.espacepandora.org/Presentation,16.html


Les événements à noter !

Journée de rencontre régionale –
Le mardi 23 octobre 2012 – Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin (69) - Programmation à venir !

Semaine de la langue française et de la francophonie –
16 au 24 mars 2013 dans toute la région Rhône-Alpes

Les dix mots font la fête ! -
Une journée pour célébrer les “dix mots” en Rhône-Alpes pendant la Semaine de la langue française et de la francophonie !


En Rhône-Alpes, l’opération est coordonnée par un comité de pilotage réunissant : la DRAC Rhône-Alpes, la Préfecture du Rhône, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, la Direction départementale de la cohésion sociale du Rhône, la Région Rhône-Alpes, l’ARALD, les associations Caravane des dix mots et Espace Pandora.

L’Espace Pandora est le coordinateur délégué de l’opération des « dix mots » en Rhône-Alpes. À ce titre, l’association coordonne l’appel à contributions autour des « dix mots », organise une journée de rencontre régionale en automne, et met en place la journée « Les dix mots font la fête ! ».


Pour en savoir plus :
Carole Bijou
Espace Pandora
7, place de la Paix
69200 Vénissieux
Tél : 04 72 50 14 78
espacepandora@free.fr
http://www.espacepandora.org

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La nuit des femmes qui chantent Lidia Jorge -Portugal-

20 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

 

Encore un roman particulier avec des réflexions sur la mort, la vie, l'univers sombre du

show-biz, des femmes sous influence, une descente en enfer dans un milieu artistique, mais une lecture qui vaut le détour, l'auteure manie parfaitement la plume pour nous maintenir dans un climat de rapport de force, de manipulation collée au mensonge, à la tendresse, à l'amour.

La célébrité est là, mais à quel prix ? La mort de Madalena est cependant un peu glauque.

Lidia Jorge est née en 1946 dans l'Algarve, après un passage dans le Mozambique et l'Angola (Solange n 'en vient-elle pas) elle revient souvent dans son village natal pour y écrire.


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                                            LA NUIT DES FEMMES QUI CHANTENT

                                                      LIDIA JORGE – Portugal

Solange de MATOS, narratrice et parolière, va être l’une de ces cinq femmes qui chantent, recrutées et réunies par Gisela Batista, la créatrice du groupe, qui a l’argent, les relations et un père qui la soutient.

Les sœurs Alcides, ainsi que Madalena Micaia, une noire à la voix magnifique, vont pendant des mois se réunir dans un garage aménagé en studio, où peu à peu Gisela, surnommée La Maestrina, va les modeler et les plier à ses quatre volontés, les forçant à suivre un régime draconien, les pesant chaque matin, car elle désire qu’elles accompagnent leurs chants de leurs danses. Elle va devenir de plus en plus tyrannique, jusqu’à leur interdire toute vie personnelle, pas d’amours, pas de famille, pas de sentiments pour quiconque.

Elles sont jeunes, pleines de vie et ont juste vingt ans. Les sœurs Alcides se résignent, Madalena se révolte, Solange parait bénéficier d’une certaine indulgence de la part de la Maestrina, malgré son aventure avec Joao de Lucena, le chorégraphe engagé par Gisela.

Mais peut-on brider et brimer longtemps la nature humaine? Un certain temps peut être, mais ensuite viennent les catastrophes, et la troupe en connaîtra une, terrible, qui changera toute leur vie.

L’histoire commence par la Nuit Parfaite, émission de télévision, style « Perdu de Vue » où Gisela tient la vedette et raconte ses souvenirs arrangés. Version édulcorée et enjolivée au fil des années pour expliquer les changements survenus dans leur groupe. Soudain apparaît Joao, terriblement amaigri dans son costume blanc, et Solange, qui se trouve dans le public, comprend qu’il va servir à donner à l’émission un parfum de scandale. Sa déchéance physique sera suivie impitoyablement chaque semaine. Dans un sursaut de révolte elle va s’arranger pour le soustraire à Gisela et aux médias, en le cachant au rez-de-chaussée de la villa qu’elle habite. Mais qui gagnera ?

L’auteur nous fait pénétrer dans le monde impitoyable du show-biz, où tous les moyens sont bons pour arriver, les faibles sacrifiés, les autres maintenus sous la tutelle du succès à tout prix, l’audience et la célébrité justifiant toutes les actions . Les choses sont plutôt suggérées que réellement décrites, on suit l’histoire avec juste ce qu’il faut de détails pour comprendre ce qui va se passer. A nous de deviner le reste. Bel exercice d’écriture.

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LA Compagnie n° 8

20 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière



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L’ARMOIRE DES ROBES OUBLIEES de Riikka PULKKINEN

19 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

                                          Second ex-æquo du Prix Grenette

 

                     L’ARMOIRE DES ROBES OUBLIEES de Riikka PULKKINEN

                                                             FINLANDE

 

 

Marie de Vallières nous résume ce roman :

Trois générations de femmes, et la plus vieille, Elsa, va mourir. Alors commence la ronde des souvenirs, fragments d’histoires mêlées, tellement imbriquées que par moments je m’y suis perdue, d’autant plus que vient se rajouter la voix d’Eeva, jeune maitresse de Martti, le mari d’Elsa.

Aventure qui date de quelques décennies, mais qu’une robe retrouvée au fond d’une armoire par Anna, la petite fille, va ramener à la surface, et accompagner les souvenirs.

Le récit est beau mais confus, la vie de ces femmes comportent trop de similitudes, par moments on a l’impression de relire des passages. Il reste que l’histoire est belle, que l’auteur a du talent pour analyser les sentiments, nous faisant passer tour à tour de la nostalgie à l’optimisme, des petites choses quotidiennes aux grandes envolées de l’âme.

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Un roman dont je vous ai déjà parlé dans ce blog le 21 avril 2012, l'auteure semble jouer parfois dans cette analyse psycho-généalogique à mélanger ou dénaturer les prénoms, ce qui en a troublé plus d'un. Normal pour un psycho drame transgénérationnel.

 

Colette nous en fait une analyse fouillée psychanalytique :

 

 

 

 

PULKKINEN Riikka L’armoire des robes oubliées(2010-2012)

I.Martti peintre très célèbre, sa femme Elsa, chercheur, en fin de vie. Leur fille, Eléonora-Ella, mariée avec Aero. Ils ont 2 filles, Maria et Anna ( la narratrice, jeune étudiante, qui écrit un mémoire sur l’émancipation des femmes).

Martti a eu une grande histoire d’amour avec Eeva, une jeune étudiante venue s’occuper de la maison et d’Ella quand Elsa partait en conférences.

II. 23 Eleonoora un an avant (mai) avait trouvé Anna couchée par terre dans son appartement, pas sortie depuis 10 jours. Anna vit avec Matias, mais pour combien de temps (40), ils sont heureux mais elle traîne un chagrin comme une tache d’encre.

III. Anna et son grand-père

IV. Martii qui attend une aide pour garder sa femme. Il revoit la chambre d’Elléonora et sa poupée Molla qu’Anna enfant avait chipée et emportée chez elle, bien amochée.

V. Anna et sa grand-mèrequi veut lui donner la poupée en héritage, 50. 54 Anna met une robe tirée de l’armoire, 59 qui était à Eeva .

VI Martti 66 à l’hôpital pour un examen, la femme qui va mourir et qui lui parle.

VII.75 Anna est avec son amie Saara, très différente d’elle. 79 elle pense à Eeva, sait qu’elle était née à Kuhmo, était étudiante (comme elle) en Français. «  Eeva est ici et exige qu’elle raconte. Anna a une voix un peu différente, plus douce, plus pleine, quand elle débute son récit »

1964, à la Ière pers. 82 « l’homme ». Eeva a elle aussi une amie très différente, Kerttu. Se présence chez M. et Elsa, la petite et sa poupée Molla. 101 Je suis celle qui dessinera le chagrin sur le visage de la petite. Je l’ignore encore, de même que j’ignore qu’elle s’en tirera. Moi je m’en sortirai moins bien. Elle sera celle qui dessinera en moi le chagrin. C’est elle dont la disparition hors de ma vie me rendra apathique au point de rester des jours couchée par terre sans bouger incapable de me relever. »

VIII. 104 Elsa veut aller se baigner

IX.114 Anna à la librairie, se rappelle comment ses grands-parents s’étaient connus. Anna est jalouse de ces histoires, elle voudrait en avoir une comme ça pour elle 114 en sept dernier Anna était allée à Paris, avait rencontré Marc, a vécu chez lui dans le Marais, sous le portrait de Che Guevara, puis l’a quitté ( peut-être qu’il n’était qu’un imposteur ») cf p 366.

116 Elle repense à un livre de sa grand-mère, admire son texte : Le moment où l’enfant éprouve la réalité de son moi pour la première fois est le moment inaugural de sa solitude. C’est aussi la première occasion de bonheur qui s’offre à lui….au moment où il comprend la séparation d’avec ses parents. A cet instant il est aussi un étranger pour lui-même. Ce n’est qu’en se reconnaissant de manière répétée dans le regard d’un adulte sécurisant qui prend soin de lui que l’enfant se devient familier à lui-même. La reconnaissance comporte l’expérience aussi bien de la participation que de la séparation.

1964. 119 les débuts de vie avec « l’homme » peintre et la petite.

X. 145 Elleoonora, médecin, au « bloc » parle avec son amie Ritta. « Je ne sais pas si je saurai exister sans ma mère ».

XI. 156. 158… Anna et sa mère Ella au sauna : la cicatrice que sa mère a eue lors de l’incendie. Ella lui raconte l’incendie : Papa m’a sauvée… Après on m’a emmenée à l’hôpital. Papa et maman ont passé la nuit près de mon lit, et quand je me suis réveillée j’ai vu le visage de maman. (en fait elle a pris Eeva pour sa mère) cf plus loin p : 316 162, Elléonora demande à sa petite-fille Anna si elle a revu la petite Linda qui va avoir 5 ans : Non…..Quand Linda avait fêté ses 3 ans, elle lui avait acheté une barbe à papa. C’est comme si quelqu’un d’autre avait vécu ce moment. (Elle a été baby-sitter ….comme Eeva)

1964. 174 Eeva : Il existe deux réalités….Il y a celle où je suis une étudiante en Français…..et il y a ensuite… cette femme de la seconde réalité….Eeva a la fillette et l’homme…

XII. 186 Matias a lu un papier écrit par Anna : « Quand j’ai vu Linda pour la première fois, je n’y étais pas préparée. L’homme s’était embrouillé….J’avais promis de garder la petite quelques heures…. Elle serait celle qui dessinerait le chagrin en moi. C’est elle dont la disparition de ma vie me rendrait apathique au point de rester des jours entiers couchée par terre sans bouger, incapable de me relever. (cf p 101)

192 Anna avec Matias au lac où vont venir les grands-parents, ils mettent de l’ordre. Elle a trouvé dans la remise son portrait peint par son grand-père, elle veut l’emporter chez elle, et chez un encadreur.

XIII. 196 Martti et Elsa au lac

XIV.207 Anna et son grand-père en ville, jouent à in venter une vie aux gens. 216 Maarti comprend qu’Anna a des chagrins jamais confiés.

1965 217 Le peintre a emmené, en cachette de sa femme, Eeva à Paris (on les croit mariés), mais là il se souvient qu’il y avait rencontré sa femme, Elsa. Eeva au musée226 226 l’homme-peintre devient jaloux .

XV. Elleonora et sa mère. On attend les invités pour la dernière fête. Ella parle tendrement avec sa mère240 qui pense qu’elle n’a pas dit tout ce qu’il fallait à sa fille. Comment par exemple elle n’a pas pu avoir d’autre enfant (utérus déchiré) et du coup a toujours voulu être en mouvement. 242 moments intenses d’intimité entre Elsa et sa fille. « Tu as été une bonne mère »

XVI.244 Anna fait des recherches à l’état civil sur Eeva, apprend qu’elle est morte à Kuhmo en 68.

1966 249 Kertru est au lac,avec Eeva et l’homme et l’enfant.

XVII. 265 Anna parle d’Eeva à son gd-père, lui annonce qu’elle est morte. Ils parlent de l’amour ; Anna :265 « Rester l’autre. Toujours l’altérité, jusqu’au bout, au risque de devenir des étrangers, plutôt que de vouloir ne faire qu’un .

XVIII. Martii va peindre Elsa.

1966-67 272… La poupée abîmée. Disputes Elsa lui donne de l’argent pour fêter sa réussite aux examens et aller à Paris, où elle rencontre Marc dans un musée, va chez lui dans le Marais, photo d’un beau rebelle (283) le quitte 5 jours plus tard. ‘cf p 114 : Anna) Au retour l’homme trouve l’adresse de Marc. Elsa a trouvé son soutien-gorge oublié dans l’armoire(290)

XIX. 296 Anna en voiture avec son amie, qui la trouve changée, elle ne croit plus à l’amour durable (après les événements de l’an dernier): si elle prononce le nom de l’homme et de la fillette [Linda en l’occurrence], je vais tomber par terre. Elles arrivent chez la sœur d’Eeva. 301 qui avait connu l’homme et la fillette(sa mère) ; elle pensait que sa sœur aimait avec excès : peut-être que je pensais qu’il fallait vivre sans se perdre complètement dans les autres, sans se mettre à vivre entièrement la vie des autres. Ce sont des choses qu’il faut apprendre pour s’en sortir. » Mais Eeva :: quel autre sens y a-t-il à la vie humaine alors ? autant vivre et mourir seuls. (302) Anna s’autorise à penser à Linda : Au début la fillette lui donnait des ordres…. Plus tard elle avait appris à interdire en même temps qu’à aimer…….Pourquoi ne parvient-elle pas à croire à tout ce qui se passe entre Matias et elle ? Pourquoi continue-t-elle à s’échapper, encore et encore ?

1967 304 Il peint le portrait d’Eeva. Ils sont dans le sauna. La petite va à la maison. L’incendie. Elsa est appelée, vient à l’hôpital (316) et découvre Eeva et son mari qui l’embrasse, auprès de leur fille. Elsa la renvoie et lui demande de ne plus voir la petite (318)

XX. 320 322 Dispute Anna Matias. Un pas. Si facile de passer le seuil. Si facile de laisser de laisser une vie entière derrière soi…

1967 323 il vient la voir, elle demande de voir la petite une dernière fois. Il part, elle essaie de lui barrer le passage, il passe sur elle et ferme la porte. Je reste par terre sans pouvoir me relever….

XXI. 330 Anna va voir l’amie d’Eeva (qui avait un autre nom que Kerttu) qui avait connu elle aussi Ella (sa mère). Elle n’a pas su l’aider. Anna ne pose pas plus de questions. L’histoire. Anna veut rester fidèle à son histoire. C’est pourquoi elle ne demande pas ce qui est arrivé à Eeva, comment elle a fini par mourir.

XXII. 340 342 Elleonora a été appelée à l’hôpital par l’encadreur qui lui apprend qu’il décadré le tableau d’Anna, et dessous : Eeva. Quand plus tard elle a sa fille au téléphone, elle lui annonce ça, et Anna lui dit que sa mère (grand-mère) est morte. 344

1967 346 Eeva reçoit la petite et lui fait croire qu’elle la reverra le lendemain. Mais p 368, il y a une erreur ( ?!) , la petite s’appelle … Linda (comme si c’était bien Anna écrivant cette histoire et non Eeva, et qui met le prénom de sa propre histoire)

XXIII. 350 Elsa est morte

1968 Eeva part avec son amie la France, après avoir vidé son compte bancaire, cachant les billets dans son journal qu’elle emporte. Marc la rejoint … et lui vole son argent (cf p 114 : un imposteur). Elle tombe gravement malade, d’une maladie inconnue.

XXIV 381 Elleonora et son père . Il la revoit à 6 ans sous le poids d’un chagrin, il aurait dû lui demander pardon, il le fait, elle ne répond pas.

1968 388 Eeva est retournée chez ses parents où elle meurt

XXV. 392 Elleonora fait la toilette funèbre avec ses filles, revoit la cicatrice, .Tu pleures pour grand-mère, lui demande Anna , Je pleure pour maman . Elle est en colère contre son père mais elle va lui parler .

XXVI. Anna raconte à Matias. Maintenant je peux raconter. Tout commence par le fait que l’homme a franchi la porte pour sortir. Tout commence par le fait que l’enfant [= Linda] a demandé si nous nous reverrions et que je lui ai répondu que nous nous verrions le lendemain, même si je savais que c’était un mensonge.cf p 323

 

 

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L'accabadora de Michela Murgia

18 Juin 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Avec pudeur , tendresse et humanité , l'écriture poétique de Michela Murgia nous parle d'un sujet brûlant  et sensible d'actualité, l'euthanasie, une tradition pas si lointaine en Sardaigne nous plonge au cœur d'un village où la coupeuse du fil de la vie , l' ACCABADORA se nomme Tzia Bonaria, elle a le ventre sec et ne donne pas la vie, mais la mort. accabadora.jpg
Michela MURGIA une  jeune femme italienne née en 1972 décrit ce fait, légende ou réalité, à chacun de se faire une idée.
Marie de Vallières s'en est-elle fait une ?
Maria, quatrième fille non désirée d’une pauvre famille, va être choisie par Tzia Bonaria pour être sa « fill’e anima ». Sa fille adoptive mais plus que ça. Cette coutume perdure dans la Sardaigne des années 50, où un enfant pauvre peut être « cédé » à quelqu’un de plus riche et sans enfant pour lui offrir une vie meilleure. C’est ce qui va arriver à cette petite Maria qui trouve auprès de cette deuxième mère amour soins et attention, ce qu’elle n’avait guère connu jusque là. Tout est parfait… il y a bien les sorties mystérieuses et nocturnes de Tzia Bonaria, mais Maria ne s’en inquiète que peu, occupée avec son école, et son apprentissage de couturière, auprès de sa mère adoptive, couturière elle aussi.
Mais la mort du frère de son ami d’enfance, Andria, va rouvrir la route aux questions restées sans réponse, et la découverte du secret de Tzia Bonaria va faire fuir Maria jusqu’à Turin, où elle devient gouvernante des enfants Gentili. L’attaque dont sera victime Bonaria lui fera reprendre le chemin de sa petite ville de Sardaigne, où, sans parler, puisque Bonaria est devenue muette, celle-ci lui fera comprendre et lui passera son secret.
J’ai aimé découvrir avec Maria le secret de Bonaria, cette accabadora qui n’est pas seulement la deuxième mère, mais aussi la dernière mère. J’ai aimé suivre son long cheminement avant l’acceptation et l’adhésion. J’ai aimé vivre dans cette Italie dans ces années-là, cette ile qui s’ouvre peu à peu au modernisme sans pour autant perdre ses racines. L’écriture est respectueuse, ne juge pas, explique sans parti pris, à l’image de cette couturière détentrice de la délivrance.
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