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LES AMIS DE LA BIBLIOTHEQUE ANNONAY

Galadio et Cannibale de Didier Daeninckx

10 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Lors d'un coup de cœur, Le récit de Claude sur le texte de Didier Daeninckx : Galadio m'avait interpellée, volontairement, elle nous avait laissés dans le suspense :

 

Je découvre un bien beau roman mais peut-on appeler cette œuvre un roman puisqu'elle ressuscite un passé douloureux. Je l’appellerais fiction romanesque historique.

 

Ces Africains, appelés -tirailleurs sénégalais- ne venaient pas tous du Sénégal. Ulrich Galadio est né d'un père français africain Amadou Diallo, soldat d'occupation et d'une mère allemande.

L'idéologie nazie monte en puissance. Galadio, le métis est poursuivi par ces nazis. Son amie Déborah est juive, elle aussi est perdue pour « l'espèce ».
Ulrich, profondément allemand dans les premières pages ne connaît pas son histoire, il ne fait pourtant pas partie des références de la pureté de la race germanique. Il est exécré par son oncle qui le dénoncera, sa maman a été tondue pour avoir couché avec son père et il n'est ni africain, ni blanc.

Aidé par des personnes de cœur, Galadio ne sera pas rendu stérile, remarqué par des producteurs de cinéma, il deviendra acteur.

Mais, Galadio va tenter de retrouver son père... Ce père que sa mère aimait a-t-il été renvoyé à Sinéré ? Galadio va braver beaucoup de tempêtes pour ...

 

Un roman haletant avec de belles histoires d'amour et beaucoup de clefs de lecture historique.

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J'en profite donc pour acheterCannibale du même auteur paru 2 ans plus tôt.

Didier Daeninckx nous narre l’aventure de Gocéné exhibé avec une trentaine d'habitants de son village au jardin d’acclimatation du zoo de Vincennes comme des bêtes sauvages.

Les femmes prudes éduquées par les pères blancs doivent se dévêtir et danser seins nus  le pilou- pilou, les hommes pousser des grands cris en montrant les dents … Heureusement Gocéné ne sait pas lire correctement car l'affichette de leur cage les présente comme des anthropophages.

Paris 1931, l'Exposition coloniale : Les crocodiles meurent, les organisateurs s'adressent au Cirque Höffner de Francfort pour louer les leurs, ils effectuent un contrat d’échange de -kanak- contre des crocodiles.

Le cirque promènera et exposera ces -kanak- canaques sauvages durant un an.

Minoé a été promise à Gocéné, elle fait partie du lot des femmes enlevées.

Gocéné part à sa recherche, une belle aventure hélas assise sur des faits réels.

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Les libraires en Rhône Alpes

4 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Le monde de l'édition  Lu sur actuallite.com

Lettre ouverte aux éditeurs : les libraires de Rhône-Alpes prennent la parole

Par Nicolas Gary, le mardi 03 juillet 2012 à 12:21:40 - 1 commentaire

 

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Les libraires de notre association Libraires en Rhône-Alpes ont souhaité profiter de la présence des éditeurs à l'occasion des différentes présentations de Rentrée littéraire organisées à Lyon au mois de juin pour les alerter sur la situation de la librairie et solliciter leur soutien.


Ainsi, plusieurs d'entre eux ont lu la lettre suivante lors des réunions des Éditions de l'Olivier, Seuil, Stock, Calmann Levy, Liana Levi, POL, Flammarion, Grasset, etc. Si l'accueil a été globalement positif de la part des éditeurs, les libraires attendent maintenant leurs remontées vers les diffuseurs, dont les mesures annoncées en faveur des libraires, malgré quelques avancées, leur paraissent globalement insuffisantes pour maintenir à terme un réseau dense et qualitatif de libraires sur le territoire.


« Il y a un an, Lyon accueillait les Rencontres Nationales de la Librairie : 550 participants, libraires et différents acteurs des métiers du livre, ont pu échanger et engager des pistes de réflexion sur l'avenir de notre métier. Ces journées ont marqué les esprits, ont entraîné une prise de conscience certaine, et ont été d'autant plus importantes pour nous qu'elles se sont déroulées sur notre territoire et que nous avons pris une part active dans leur organisation.

 

 

 

 

Tout le monde s'accorde sur le rôle essentiel des librairies dans l'expression de la diversité de la création éditoriale et l'animation culturelle des territoires. Nous savons que notre avenir est entre nos mains et passe par une exigence quotidienne de notre métier, que chacun d'entre nous s'attache à mener au mieux. Les pouvoirs publics envisagent un soutien plus important de la librairie indépendante et nous nous félicitons des premiers engagements encourageants pris par certains diffuseurs sur le plan commercial.

 

Mais les récentes évolutions, tant des pratiques de lectures que des démarches d'achats, nous fragilisent davantage et nécessitent une implication d'autant plus forte de tous les acteurs pour la préservation de ce réseau de libraires indépendants que le monde entier nous envie.

 

Nous avons su établir une relation privilégiée de confiance avec nos lecteurs qui sont de plus en plus exigeants sur la qualité du choix présenté par le libraire, la qualité du conseil, mais aussi la rapidité de réaction aux services demandés: renseignements, réservations, commandes, etc. Il y a plus de lecteurs certes, mais ils lisent globalement moins, ont des demandes plus larges, plus diverses et leur pouvoir d'achat baisse de façon certaine.

 

L'exercice de notre métier s'est donc largement complexifié et les libraires rencontrent des difficultés structurelles, économiques et organisationnelles, à l'épreuve de l'augmentation constante de la production éditoriale.

 

Plus que jamais, le métier de libraire consiste donc à faire des choix, mais aussi à gérer au mieux ses flux, allers comme retours. La gestion des stocks envahit aujourd'hui notre quotidien et remet en cause l'équilibre de notre proposition. Risquons-nous demain de privilégier l'éditeur qui nous accordera la meilleure remise ?

 

Nos charges ne cessent d'augmenter et vous savez sans doute que la rentabilité de nos librairies est en moyenne de 0,3 % du CA. L'augmentation récente du taux de TVA sur le livre et le fait que les éditeurs ne l'aient pas répercutée de façon systématique sur le prix des ouvrages n'a fait que creuser ce problème.

 

Il est question revenir au taux de TVA de 5,5%. Merci dans ce cas de ne pas baisser le prix de vos ouvrages car nous avons besoin de ce petit appel d'air sur la valeur de nos stock.

Les soucis de trésorerie sont désormais récurrents.


Et nous n'arrivons pas à rémunérer correctement nos salariés.


Ceux-là mêmes à qui nous allons demander de lire vos nouveautés, sur leur temps libre...

Moins de grands lecteurs, plus de livres... et des marges qui se réduisent. Dans ce contexte, vous comprenez que nous manquons cruellement de moyens et de disponibilité d'esprit pour exercer au mieux notre métier dans ce qu'il a d'essentiel : celui de découvreur d'auteurs et de passeur de textes.

La situation économique de nos librairies doit donc impérativement s'améliorer pour permettre une meilleure rétribution des libraires.

 

Or aujourd'hui, les conditions commerciales sont le principal levier du changement. Seule une augmentation des remises permettra aux libraires de récupérer les quelques points de marges essentiels à leur bon fonctionnement. Il est important pour nous que vous soyez pleinement conscient de cette situation et que vous portiez cette parole auprès de votre diffuseur.

 

Nous savons fort bien que vous, éditeurs, avez vos propres contraintes économiques et financières, et êtes confrontés à des logiques économiques parfois très puissantes. Mais nous devons agir ensemble pour améliorer et sauver les situations économiques des petits partenaires artisanaux que nous sommes. Vous le savez bien, c'est notre réseau qui vous permettra de continuer votre métier de découvreur de la littérature de demain.

 

Il est donc de notre responsabilité de le défendre ensemble.

Pour vous éditeurs, pour nous libraires.
Pour les auteurs, leurs livres et leurs lecteurs. »

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Attention Horaire de la Hulotte en été

3 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

 

 
En Juillet et Août, les heures d'ouvertures sont les suivantes :
Le matin de 9H à 12H
L'après-midi de 15H à 19H
La librairie sera fermée le mardi 14/08/2012.
Nous vous souhaitons un bon été à tous.
Librairie La Hulotte
32 rue Sadi Carnot
07100 Annonay
Tél: 04 75 33 33 79
Fax : 04 75 67 90 29
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Intimité paysanne Haute Loire/Ardèche

3 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Christophe FRANÇOIS  Vice-président délégué à la Culture                                           
et  L'ensemble des 
élus de la Cocoba


ont le plaisir de vous convier à l'’inauguration de l’exposition

Intimité paysanne par Bernard PEYROL, photographe
Qui présentera son parcours entre Haute-Loire et Ardèche 2000-2010
en trois films (20mn)

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Vendredi 6 juillet à 17h30
à la Bibliothèque « Parc Saint-Exupéry » Annonay


Exposition visible aux horaires d’ouverture de la bibliothèque
jusqu’au 1er septembre 2012


Bibliothèque du Bassin à Annonay
Tél. : 04 75 67 94 69
s-biblio@cocoba.fr
http://bibliotheque.cocoba.fr

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MAUSOLEE de Rouja LAZAROVA

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Mon roman préféré : L’auteur nous plonge grâce une écriture vivante au cœur d'une période d'une cinquantaine d'années de 1944 à la chute du mur de Berlin dans un pays angoissant où l'être est écrasé par le communisme, une idéologie qui paraissait pourtant noble et source de justice en France mais qui, en Bulgarie, accable l’individu à un point extrême de non-existence personnelle. La peur poignante de cette petite Miléna m'a édifiée de façon pérenne, elle vit pourtant au sein d'une famille résistante mais l'éducation reçue à l'extérieur lui donne à penser qu'un œil divin voit tout ce qu'elle fait. J'ai mesuré toute la chance d'être née en France

                              MAUSOLEE de Rouja LAZAROVA

                                               ( Bulgarie )41jWsz-DJ0L__SL500_AA300_.jpg

Qu'en pense Marie de Vallières ?

L’histoire se déroule en Bulgarie, de 1944 à 1990, et s’étend des années sombres du totalitarisme, à la liberté retrouvée, conquise mais pas apprivoisée.

On suit l’histoire d’une famille à travers quatre générations, de l’arrière-grand-mère à la petite fille, Milena, qui a vécu les dernières années du communisme et qui pourtant sera à jamais marquée, comme les membres plus anciens, par les réflexes que la peur et la méfiance ont introduit dans les gènes de la population pendant plusieurs générations.

Peur de l’autre, de la délation, réactions automatiques de mensonge et de silence même lorsque ce ne sera plus nécessaire.

Pourtant l’auteur a su apporter sa touche d’humour, réussit à nous faire rire ou sourire et nous faire comprendre son amour pour ses personnages, quand elle nous décrit les situations absurdes vécues par le simple citoyen, la débrouille, la nourriture et l’alcool au milieu de la sombre désespérance, les malheurs qui frappent au hasard… on comprend ce qui fait vivre et survivre Gaby, Rada et Miléna, Sacho le Violon, Peter, Ivan, Drago, et tous les autres …

Les détails de leur vie quotidienne nous les rend proches dans leur pauvre humanité, leurs trahisons, leurs faiblesses, leurs lâchetés, on les comprend et l’on se pose la question : qu’aurions-nous fait à leur place ?

Et plane sur leur vie le Mausolée et la dépouille embaumée de Gueorgui DIMITROV qui y est conservée, et qui, même morte, continue à faire régner par sa seule présence, la terreur, et la continuité du régime.

Il faudra sans doute plusieurs générations après Milena pour que les réflexes conditionnés se perdent dans le passé, et que le peuple se libère dans sa tête, après avoir libéré son corps, sans oublier.

Le style est vivant, clair, concis, sentiments bien analysés et décrits, j’ai juste regretté les nombreux retours en arrière qui m’ont un peu perdue dans le déroulement chronologique de l‘histoire.

Mais un très bon livre pour comprendre ce qu’ont vécu ces peuples pendant des décennies sous le régime communiste.       

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SCINTILLATIONS de John Burnside (Ecosse)

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

 

Un roman admirable avec des moments horribles, d'une noirceur terrifiante sur un texte littéraire assez rare et dense. Une œuvre complexe avec de la Poésie, un thriller angoissant, un monde de désolation doublé d'ésotérisme (ou technique : physique des particules) pour un petit garçon plein de vie.

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Marie de Vallières nous résume cette œuvre étrange de John Burnside

SCINTILLATIONS

Thriller, ésotérisme, on se promène entre les deux, en compagnie de l’Homme-Papillon, de Léonard, de Morrison le policier, entre l’Intraville et l’Extraville, l’usine qui pollue tout, qui déforme hommes et paysages, maladies étranges dont meurent certains, tandis que d’autres semblent épargnés… des garçons disparaissent, le silence est de plomb, on préfère se dire qu’ils sont tous partis « ailleurs » chercher une vie meilleure. Léonard va se lancer à la recherche de ses camarades perdus, en compagnie de l’Homme-Papillon. Qui est la victime, qui est le poursuivant ? On avance lentement, l’auteur prend son temps, par moments tout semble si normal, et on arrive à la fin …

Je regrette une seule petite chose : que le fil d’angoisse n’ait pas été en permanence un fil conducteur. On l’a aperçu en pointillé, plus fort au début et à la fin. Pour maintenir l’intensité de l’étrange, je l’aurais voulu plus présent.

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LES OREILLES DE BUSTER de Maria ERNESTAM

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

 

Une belle fluidité pour ce conte, Eva, une gentille femme qui cultive ses roses nous apprend dès le début qu'elle a tué sa mère, oh, elle ne regrette rien ! Elle nous fait partager les obstacles qu'elle a dû surmonter, ses phobies enfantines et sa façon de les dépasser pour se forger une âme de guerrière, elle nous rend même délicieusement complice.

 

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LES OREILLES DE BUSTER de Maria ERNESTAM

(Suède)

 

 

Quoi de plus tranquille que la vie d’Eva dans son petit village ? Les jours s’écoulent, paisibles, entre ses amies, une vieille dame acariâtre dont elle persiste à s’occuper, son mari Sven, les visites de ses enfants et de ses petits enfants, au milieu desquelles figure Anna-Clara, sa petite fille préférée… Pour ses cinquante six ans, celle-ci lui offre un journal intime, et Eva dans le silence de la nuit commence le récit de sa vie …

Et d’emblée elle avoue avoir tué sa mère. Elle s’est fait cette promesse à sept ans, l’a mise à exécution à dix sept ans… celle-ci ne l’a jamais aimée, l’a torturée moralement, faisant naître chez elle une haine tellement forte qu’elle emportera tout sur son passage. Le pauvre chien Buster sera la première victime, dont elle conservera les oreilles, qui, cachées sous son oreiller, lui serviront de confidentes…

Horrible ? Pas du tout, puisque l’auteur a réussi à me faire adhérer totalement à ce meurtre, me communiquant la haine d’Eva, l’envie de vengeance, et la satisfaction de la voir réaliser son projet.

Mais ce serait trop facile… une histoire de tuyauterie à changer va bouleverser la vie d’Eva et la replonger dans les heures les plus sombres de sa jeunesse. Va-t-elle pour la seconde fois échapper au châtiment ? La fin de l’histoire est surprenante, et ce, à plus d’un titre.

Ce livre fait partie de ces ouvrages que l’on ne peut plus lâcher lorsqu‘on en a commencé la lecture, j’ai apprécié le contraste entre la sérénité qui semble être le propre de la vie d’Eva et son secret, tu depuis tant d’années, et qui ne l’a pas empêchée d’avoir une belle vie. Elle a « fait avec »…

J’ai adoré, et je relirai volontiers ce roman en vacances cet été. Je le classe dans les bouquins à mettre dans la valise pour se régaler à la fin d’une belle journée chaude et ensoleillée, à l’ombre avec une boisson fraîche !..

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Cette année, pour diverses fausses bonnes raisons dont vous ne vous rappelez même pas, vous n'avez pas pris le temps de vous inscrire au grand concours national

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Cette année, pour diverses fausses bonnes raisons dont vous ne vous rappelez même pas, vous n'avez pas pris le temps de vous inscrire au grand concours national
Les timbrés de l'orthographe
Mais en regardant ce résumé de la finale du 16 juin 2012, vous allez amèrement le regretter et vous dire : pourquoi pas moi ?


Et même si vous ne souhaitez pas participer au concours, rien ne vous empêche, pour le plaisir, de tester vos connaissances en vous procurant le premier numéro du trimestriel Les timbrés de l'orthographe qui vient juste de paraître et ne coûte que 4,90 euros.

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JE RESTE ROI D’ESPAGNE de Carlos SALEM

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

SALEM-2011Marie de Vallières est sous le charme de ce roman, partageons avec elle les loufoqueries de ce

JE RESTE ROI D’ESPAGNE de Carlos SALEM

ESPAGNE

Quel culot de la part de l’auteur de faire du roi actuel d’Espagne, Juan Carlos, un des héros principal de son roman ! Il parait que le roi a lu et apprécié ce livre. Gardons cette rumeur, cela voudrait dire qu’il a beaucoup d’humour…

A 3 semaines de noël, le roi disparaît. Nul ne s’en inquiéterait car il est coutumier du fait, sauf que cette fois l’absence se prolonge au-delà du temps consacré à ses habituelles petites escapades, et que le 25 décembre approche, jour où il doit prononcer l’allocution habituelle à la télévision.

Ministres et services de police font appel au détective ARREGUI, ancien policier, pour retrouver au plus vite Sa Majesté et le ramener au palais.

Il le découvre très vite, sur une plage où « il est venu à la rencontre du petit garçon d’autrefois ». Mais ce serait trop simple. Menacés de mort, les voilà lancés dans une folle course-poursuite pour échapper aux « méchants », au cours de laquelle d’étranges personnages vont traverser leur route, ou les accompagner quelques temps : tel ce devin-rétroviseur qui ne devine que le passé, ou ce chef d’orchestre à la recherche d’une symphonie qui lui échappe dans la campagne, tout ceci dans un maelström de déguisements, d’aventures loufoques, de rivière sans nom, de défilé syndicaliste contre le roi auquel celui-ci participe avec une jubilation particulière. Bref, tout le monde s’amuse, et nous avec.

J’ai tout d’abord pensé que ce livre était juste un prétexte à loufoqueries diverses, mais en deuxième lecture j’ai trouvé un fil conducteur, qui peut en faire un bon roman policier, si on accepte bien sûr les étrangetés que l’auteur a semé au gré des pages.

On adhère ou pas, mais quand on aime ce n’est pas à moitié !

 

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LA SŒUR de Sandor MARAI

2 Juillet 2012 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Beaucoup de visages de femmes dans ce roman bien bâti, une écriture classique souvent comparée à celle de Stefan Zweig, certains lecteurs déplorent toutefois des longueurs dans la maladie de ce pianiste hongrois allongé sur son lit d’hôpital. Ce roman a été publié en 1946 en Hongrie, découvert à la mort de l'auteur, il nous a fallu encore attendre quelques années pour cette traduction.

 

Marie de Vallières résume ce roman sélectionné pour le Prix Grenette

LA SŒUR de Sandor MARAI

HONGRIE

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Noël en Roumanie, au cours de la quatrième année de la deuxième guerre mondiale. Une rencontre a lieu dans une auberge perdue dans la montagne, entre le narrateur et un célèbre pianiste qui ne joue plus. Un temps déplorable bloque tout le monde dans cette auberge coupée de tout, et le suicide d’un couple illégitime va rapprocher ces deux hommes. Rares confidences, mais qui vont cependant donner l’envie irrésistible à l’un de raconter la vie de l’autre. Le pianiste promet de le faire, mais le lendemain il est parti. Six mois s’écoulent, l’écrivain apprend sa mort et peu après lui parvient un manuscrit où celui-ci lui raconte ce qu’il a vécu du début de sa maladie à sa sortie de l’hôpital.

Arrivé à Florence pour donner un concert, le pianiste sera immédiatement hospitalisé, terrassé par un mal mystérieux. Commence alors trois mois d’atroces souffrances, à peine calmées la nuit par des doses de morphines administrées par des sœurs soignantes, qui vont le rendre dépendant à cette drogue, et provoquer chaque nuit des hallucinations.

Cette période va être l’occasion de revoir sa vie, d’analyser ses sentiments, de faire une véritable auto-psychanalyse… coïncidence ou nécessité ? C’est lorsqu’il aura touché le fond et se sera complètement abandonné que la guérison s’amorcera, le laissant avec deux doigts de la main droite paralysés…

J’ai aimé la construction de ce livre, la manière originale de nous faire suivre le changement et la renaissance d’un homme à une autre vie, à travers la maladie – parfois nécessaire comme déclencheur des grandes remises en question.

J’ai tout de même trouvé la partie introspection un peu longue, mais dans l’ensemble ce livre intéresse et interpelle.

 

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