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LES AMIS DE LA BIBLIOTHEQUE ANNONAY

LA VARIANTE CHILIENNE de Pierre RAUFAST

31 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

LA VARIANTE CHILIENNE de Pierre RAUFAST

~~Marie de Vallière a lu : LA VARIANTE CHILIENNE de Pierre RAUFAST - Alma Editeur

Ce livre est un petit bijou ! Un vrai régal !

La variante chilienne est un dérivé du difficile jeu de cartes appelé capateros.

Pascal, professeur de philosophie, s’enfuit avec Margaux, adolescente déprimée qui vient de réussir son bac avec la mention bien, ce qui est insuffisant pour son père. Elle doit donc réviser pendant ses vacances pour atteindre l’excellence.

Pascal a inventé des stages de révisions pour permettre à Margaux de se reprendre.

Elle a en effet éborgné un voisin qui tentait de la violer, et elle est persuadée que la police la recherche.

C’est donc un curieux attelage qui arrive dans un hameau isolé de cinq maisons en ruine. Après quelques jours de tranquillité, Pascal rencontre Florin, un -ours- qui vit loin de tout dans une des maisons. Fumeurs de pipe tous les deux, ils se rapprochent, et commencent une belle histoire d’amitié, à laquelle se raccroche Margaux.

Florin qui a subi un traumatisme crânien, n’a plus de souvenirs, sauf ceux antérieurs à cet accident, il a perdu ses émotions et seules celles-ci conservent les souvenirs. Un psychiatre lui a donné une astuce pour conserver une partie de sa mémoire : la rattacher à quelque chose de concret .

Pour Florin, ce se sera de petits cailloux, classés par année, dans des bocaux, il les extrait pour raconter de merveilleuses histoires, vraies ou pas, loufoques ou pas, qui lui sont arrivées, ou pas, mais peu importe elles sont absolument délicieuses.

Margaux et Pascal se régalent et nous aussi : - Village noyé sous une pluie éternelle, potier persuadé de retrouver les voix gravées dans ses vases antiques, un jeune garçon soupçonné de sorcellerie car il parle espagnol sans l’avoir appris, fossoyeurs absolument horribles et sans aucune morale … Légèreté, humour, histoires macabres, tout est bon pour nous fasciner, et j’ai été assise derrière Margaux et Pascal pour écouter Florin !

Tout est prétexte à nous empêcher de refermer le livre avant la dernière page. J’ai découvert un beau talent de conteur.

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Pour le Renaudot , il reste :

29 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Laurent Binet, La septième fonction du langage (Grasset)

Christophe Boltanski, La Cache (Stock) (j'ai très envie de le lire)

Delphine de Vigan, D’après une histoire vraie (JC Lattès) Réservé à la bibliothèque depuis un moment

Fabrice Guenier, Ann (Gallimard)

Philippe Jaenada, La petite femelle (Julliard)

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Prix de l'Académie française 2015

29 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Prix de l'Académie française 2015

~~Prix de l'Académie française à Hédi Kaddour pour -Les prépondérants- que j'ai terminé à 17h et à Boualem Sansal qui m'attend dans ma bibliothèque avec -2084 -

Deux romans de Gallimard.

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En route vers le Goncourt

27 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

En route vers le Goncourt

Il reste Mathias Enard, auteur de Boussole (publié chez Actes Sud), Hédi Kaddour, pour Les Prépondérants (Gallimard), Nathalie Azoulai pour Titus n'aimait pas Bérénice (P.O.L), et Tobie Nathan, auteur de Ce Pays qui te ressemble (Stock).

Verdict le 3 novembre 2015

Pour Le prix "Liste Goncourt : le choix polonais" 2015, un prix littéraire francophone annuel créé en 1998 à l’initiative de l’Institut français de Cracovie en accord avec l’Académie Goncourt sur la liste proposée pour sa 18ème édition, a été attribué à Alain Mabanckou pour son livre Petit piment, Seuil.

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Reproduction non autorisée

22 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

https://www.actualitte.com/article/tribunes/les-frontieres-juridiques-du-goncourt-la-carte-et-le-territoire/57803

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Carole Martinez

19 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Carole Martinez

~~ Carole Martinez était l'invitée de la librairie de la Parenthèse, de petite femme apparemment fragile sur le plateau de la grande librairie, elle est -comme lors de sa venue à Annonay face aux élèves du lycée de Boissy d'Anglas- très en forme.

Françoise, libraire nous lit quelques paragraphes du dernier roman -La terre qui penche- puis du premier roman sur l'ogre du - cœur cousu-, Françoise aime les auteurs qui ont une véritable humanité et nous fait toucher du doigt dans ses questions la sensibilité de l'auteur.

Carole Martinez a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer ses lecteurs, deux facettes contradictoires de l'écrivain connu, celui d'un monde imaginaire où elle vit repliée sur ses personnages et ce monde réel des lecteurs qui les font vivre.

Pour l'écriture de ses romans, dans un premier temps, Carole Martinez crée son monde et y installe ses personnages ensuite.

Deux siècles séparent -le domaine des murmures- de ce nouveau roman, les palissades en bois ont fait place à des murs en pierres mais la rivière -la Loue- serpente toujours attachée à la dame verte matinée de Vouivre la créature de légende à qui elle invente une vie terrestre, charnelle, celle de la géante sensuelle Bérengère.

Carole Martinez a du mal à abandonner brutalement ses personnages afin de les livrer aux lecteurs, elle ne veut pas souffrir de cette douloureuse rupture et comme Jean Giono (qui déprimait tant à la fin de ses romans qu'il en construisait un autre dès la moitié de celui qu'il écrivait) elle nous parle beaucoup de son futur roman.

Comme une amoureuse, elle laisse monter le désir, effleure ses futurs personnages jusqu'à ce que ce ne soit plus supportable, il est alors temps de se lâcher et d' écrire.

-Le cœur cousu- lui a pris 14 ans avec toute l'évolution que comporte une vie sur une si longue période. La rivière de la Loue vit aussi et cette belle verte s'est grisée un temps mais s'est remise de cette pollution aussi subite qu’incompréhensible, la romancière interprète ces métamorphoses et se doute qu'un jour, la rivière abîmée ne pourra plus correspondre à la jolie femme verte et devra les séparer.

A Haute Pierre, il y a eu des processions Marie, la sauvageonne, fille de celui qui s'occupe des ordures est la seule à pouvoir revêtir la robe verte au corselet si mince, elle aura un fils de père inconnu qui sera toute sa vie, il mourra à 17 ans, Marie ne révélera alors que le nom du père. Si Carole se nourrit de tous ces faits extraordinaires, c'est qu'elle a baigné dans un univers de contes avec une grand mère un peu sorcière, rebouteuse et cuisinière dont l'univers se cantonnait à une pièce unique avec ses parfums, ses prières, elle avait aussi une tante cartomancienne, ces deux femmes et cet univers étrange ont donné une certaine liberté à la gamine qu'elle était. La gamine croyait à toutes ces prédictions qui l'effrayaient toutefois.

L'auteur aspire aujourd'hui à quelque chose de sacré, de spirituel en dehors de tout pouvoir, elle évoque néanmoins ce pouvoir merveilleux dont se servaient les gens simples comme sa grand mère, un peu de pain, de terre, d'eau pour conjurer le sort. Dans son roman, la grande Peste évacue Dieu dans une crise un peu compliquée où on fait une part belle au diable.

Dans - le cœur cousu -qui a failli être le coq cousu ou la traversée, titre déjà pris par Labro, son aïeule avait été jouée aux dés par son mari. Un bon titre pour une croyance aux interdits et à la transmission féminine. Dans La légende d'Alicante et de Valence, le poids des secrets se transmettrait de mère à fille aînée dans un cœur cousu chargé de confessions secrètes à ne pas ouvrir sous peine de malédictions.

Carole Martinez avait installé son décor pour -le domaine des murmures- qui devait s'appeler -Ne vois-tu rien venir ? -avant de devenir l'esclave d'Esclarmonde qui transforma son récit. L'auteur s’intéresse au textile même racine que texte et à Pénélope qui tisse...En fait elle s’intéresse à la femme dans toutes les époques en lui accordant un moyen d'évasion, toutes ces femmes qui appartiennent à leur père, leur époux, leur frère, leur fils ou l'église. Esclarmonde est forte et croit au pouvoir et Blanche très intelligente n'a que sa petite chemise comme seule cuirasse, sa conviction est d'apprendre à y écrire son nom.

L'auteur nous parle de la condition féminine en nous citant Aristote qui est une catastrophe pour la femme qu'il compare à une urne heureusement Gallien dit le contraire.

Carole doit sa joie d'écrire à son institutrice exceptionnelle de Cm2 qui lira à toute la classe la rédaction magnifique qu'elle a écrite en racontant ses vacances.

Jusqu'à ses 17 ans, Carole a beaucoup rêvassé et a souvent préféré ses rêveries aux sorties, aujourd'hui, c'est la partie essentielle de son travail. Raconter des histoires lui est un pur bonheur.

Nous revenons à -La terre qui penche- avec deux voix différentes, un très vieux fantôme qui s'ennuie et hante le domaine et une petite fille qui se raconte au présent car la vieille dame oublie toujours comment elle est décédée, la petite fille modifie parfois le récit et fabrique ses parents, une bien belle résilience.

Dans son prochain roman, elle interrompra ce cycle pour s'intéresser à une postière et son jardin.

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Flore 2015

16 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

~~Les 6 finalistes du prix de Flore 2015 La Septième fonction du langage, par Laurent Binet (Grasset) Eroica, par Pierre Ducrozet (Grasset) Un homme dangereux, par Emilie Frèche (Stock) Les Années Foch, Jean-Pierre Montal (Pierre-Guillaume de Roux) La Fleur du capital, par Jean-Noël Orengo (Grasset) Avant de rejoindre le grand soleil, par Daniel Parokia (Buchet-Chastel) Remise du prix le mardi 10 novembre,

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Gaëlle Nohant

16 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Gaëlle Nohant

~~ Une bien agréable jeune femme pour une belle rencontre hier soir. Ce genre de personne qu'on rêverait d'avoir comme amie.

Gaëlle Nohant nous faisait le plaisir de venir à Davézieux où elle était interrogée par Françoise de la librairie du coin des livres à propos de son dernier livre -La part des flammes- qui a reçu le prix des libraires.

Je ne vous ferai pas de résumé, j'en ai déjà parlé dans ce blog et je conserve le suspense de cette œuvre romancée (que je recommande) aux futurs lecteurs.

4 Mai 1897 Rue Goujon à Paris : Une vente de charité en faveur des plus pauvres.

Un événement mondain, rien n'est trop beau pour cette œuvre, dans le hangar qui sert de bazar, des petites échoppes reproductions du moyen âge tenues par des dames de la bourgeoisie et en attraction, le premier cinématographe !

Mais en moins de 15 minutes, cette assemblée mondaine et raffinée va vivre l'enfer. Une très mauvaise publicité d'ailleurs pour ce cinéma naissant, œuvre du diable, un odieux soupçon sur des hommes peu héroïques, chacun ayant pensé à sa survie alors que les gens du peuple essayaient de sauver le maximum de personnes au risque de leur vie.

Une belle galerie de personnages, un personnage réel, la duchesse d'Alençon sœur de Sissi et deux autres sujets à la forte personnalité. Ces Trois femmes au destin lié par l'incendie font un chemin particulier ( névrose traumatique?) dans un siècle où la femme a si peu de liberté. Liberté de prier, d'être une bonne épouse et une bonne mère...( Cette épitaphe existe toujours d'ailleurs dans le cimetière de Malleval 42) On leur avait même inventé une Sainte à copier : Sainte Philomène.

Une association et son mémorial de la chapelle de la consolation respecte la mémoire de ce bazar de la charité et est ouverte le premier mardi du mois 23 rue Goujon Paris 8e.

Gaëlle Nohant aime les sœurs Bronté, Balzac, Dickens et bien d'autres encore …

Son prochain roman nous parlera du milieu des surréalistes.

Je vais lire son premier roman - L'ancre des rêves- et je viendrai vous en parler.

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Carole Martinez

9 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Carole Martinez

Rencontre exceptionnelle le samedi 17 octobre.

Carole Martinez sera à la Parenthèse librairie pour nous parler de son nouveau roman "La terre qui penche", mais aussi pour revenir sur ses succès précédents.

Deux temps s'offrent à vous : de 11 h à 12 h, dédicace et de 14 h à 16 une discussion à bâtons rompus.

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Venue de Gaëlle Nohant

9 Octobre 2015 , Rédigé par Anne de la Quintardière

Venue de Gaëlle Nohant

Invitée de la librairie du Coin des Livres

Venue de Gaëlle Nohant (Voir sur blog La part des flammes) le jeudi 15 octobre à 19h 15 au restaurant l'Esplanade à Davézieux

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