Débâcle Lise Spit Belgique
DEBACLE – Lize SPIT. Belgique
Trois enfants sont nés en 1988 dans la petite bourgade de BONVENMEER, région flamande de la BELGIQUE. Pim, Eva, Laurens. Comment ne pas être fusionnels, quand on a l’impression d’être seuls contre le monde entier?
Inséparables en tout, même à l’école où on leur a créé un « petit coin » dans la salle de classe supérieure, puisqu’il n’est pas possible de faire venir une institutrice pour trois enfants.
Les parents de Pim sont paysans, ceux de Laurens bouchers, et Eva partage avec son grand frère Jolan et sa petite sœur Tessie des parents démissionnaires et alcooliques… Ils ne sont pas maltraités, mais complètements abandonnés à eux-mêmes, Tessie semble au cours des années développer des tocs de plus en plus importants, peut être est-elle autiste…
La préadolescence arrive et les premiers émois sexuels viennent se glisser dans les jeux des deux garçons et de la fille. Au cours de cet été 2002, ils inventent un jeu : une devinette impossible à trouver mais qui oblige les filles attirées dans leur piège à se déshabiller devant les deux garçons.
Tout pourrait s’arrêter là mais le jeu dégénère, devient plus violent, des disputes éclatent, la jalousie s’installe et sans guide et sans frein, ils vont dépasser la ligne rouge. Eva en sera victime avec un viol particulièrement sordide.
Plus d’amitié, tout disparaît… Dix ans plus tard, les deux garçons semblent avoir construit une vie normale, il ne semble pas qu’Éva y soit parvenue.
Jan le grand frère de Pim est mort à 17 ans en 2002, et cette année là en 2012, Pim invite par internet tous les amis à se rassembler pour faire une fête en mémoire de sa mort.
Éva vient, mais ne se montre pas, l’heure de la vengeance a-t-elle sonné ?
On assiste médusé à ce dérapage incontrôlée d’une amitié enfantine et adolescente, où tout avait commencé par des souvenirs d’enfance qui auraient pu être les nôtres, ces enfances à la campagne, au plus près de la nature, ni heureuses ni malheureuses.
Belle montée en puissance dans l’écriture de l’auteur, même si certains chapitres nous obligent à se cramponner pour tout lire avant de tourner la page pour continuer la suite…
Un roman qui suscite toutes sortes de sentiments, mais qui ne peut laisser indifférent.

Les huit montagnes Paolo COGNETTI
LES HUIT MONTAGNES – Paolo COGNETTI –ITALIE
Pietro est le fils de deux amoureux de la montagne…mais si sa mère aime la montagne qui n'excède pas 1500 mètres avec ses prairies, ses forêts, ses alpages, son père lui, avec une sorte de rage, ne songe qu’à grimper toujours plus haut, vaincre des sommets, laisser une trace. Seuls l’intéressent la nature, les animaux, les saisons, il n’a que faire des hommes.
A peine en âge de marcher en montagne, Pietro est dans l’obligation de partir en course avec son père, mais ses petites jambes ont bien du mal à suivre. Vomissements et vertiges sont au rendez vous. Courageux petit bonhomme qui suit sans rien dire et peu à peu s’endurcit.
L’hiver se passe en ville, surtout à Milan, mais il retrouve avec bonheur chaque été un jeune garçon, Bruno, qui, lui, vit toute l’année au cœur du Val d’Aoste.
Les années passent, l’amitié reste, se renforce, même lorsqu’ils restent longtemps éloignés l’un de l’autre, sans même communiquer.
Après la mort de son père, et quand viendra l’heure pour Pietro de marcher dans ses traces, après s’en être éloigné jusqu’au bout du monde, il retrouvera le fidèle Bruno qui a été, à son grand étonnement, un second fils pour son père.
L’auteur nous parle d’une grande et belle histoire d’amitié entre deux garçons que tout oppose, sauf une passion exclusive pour cette montagne, à laquelle, chacun à sa manière consacre son existence. Rien d’autre ne compte, ni femmes, ni enfants, seules peut être les mères car elles aussi sont des amoureuses des hauts sommets.
Ce livre est une pure poésie, la montagne est belle, les paysages sublimes, on comprend cet amour qui porte les deux amis, et leurs parents avant eux, mais tous sont lucides, celui-ci n’est pas forcément payé de retour. La montagne reste ce qu’elle est, merveilleusement belle, changeante et parfois cruelle. Ses humeurs ont parfois des conséquences dramatiques que chacun a acceptées d’avance.

L'homme qui est tombé dans l'oubli Mia Ajvide
L’HOMME QUI EST TOMBE DANS L’OUBLI- Mia AJVIDE – SUEDE
Jack est guide dans un château-musée, il y raconte l’histoire d’Alma, la fille adorée du châtelain, qui est morte à 17 ans, enfermée dans une salle du château car on l’a déclarée complètement folle. Elle est entourée de morts mystérieuses, son frère Edmund, sa petite sœur Béatrice, quand, où, ont-ils vraiment disparu ?
Il est marié à Aino, qui s’occupe du mouvement scout et d’une famille de phoques. Ils se connaissent depuis l’enfance, et Aino est tout pour lui.
Mais lentement, tout bascule… pourquoi soudain Aino ne le reconnaît-elle plus, et même a un regard de terreur quand elle le fixe ? Et cela se reproduit avec son chef, Sven, qui l’oublie dès qu’ils ne se regardent plus. Cette amnésie s’étend peu à peu à son entourage et même aux gens qu’il ne connaît pas.
Jack est obligé de fuir, il s’installe dans une vie parallèle, pour essayer de comprendre pourquoi il est devenu inexistant aux yeux de tous, et surtout aux yeux de ceux qu’il aime ? Seul le vieil Artur, un voisin de sa mère, se souvient de lui. Il va alors s’appuyer sur cette unique personne pour essayer de découvrir ce qui lui arrive. Et intrigué par la façon dont a disparu Alma, il va aussi mener l’enquête sur elle.
Il va découvrir peu à peu qu’il existe une communauté d' oubliés comme lui, qu’il n’est pas seul, et surtout pas fou. Il y a des oubliés complets, ceux qui sont reliés par des êtres « chainons » tels Jacques et son vieux père, d’autres qui ont l’air d’avoir accès aux deux mondes, comme Hannah le médecin qui fait des recherches sur ces nouveaux humains… Peu à peu Jack va découvrir que même dans ce nouveau monde tout n’est pas blanc ou noir, que certains oubliés recréent une société hiérarchisée, avec des dominants et des dominés, bref que l’homme reste ce qu’il est. Arrivera-t-il à sauver ceux qu’il aime de ce côté-ci et de l’autre ?
Mélangeant habilement le fantastique et le thriller, l’auteur nous fait voyager en lisière de mondes parallèles, qui se croisent quelquefois, avec l’angoisse de basculer d’un côté ou de l’autre. Miracle ! On arrive à garder les pieds sur la ligne…
Seul bémol, je suis restée sur ma faim à la fin du livre. Cette histoire mérite vraiment une suite, les personnages sont trop attachants et demandent qu’on parle encore d’eux, que le lecteur les accompagne un peu plus loin.

Lfoyer des mères heureuses Amulya Malladi Inde
LE FOYER DES MERES HEUREUSES – Amulya MALLADI –INDE
Joli livre, intéressant et moderne, puisqu’il traite du problème des mères porteuses.
Cela se passe entre les États Unis et l’Inde, deux pays qui ont accepté ce genre de traitement de la stérilité. Un couple uni, lui indien, elle américano-indienne, ont tout essayé avant d’avoir recours à ce procédé pour devenir parents.
Asha, mariée à Patrap a deux enfants, dont un petit garçon qui se révèle superdoué. Comment lui offrir une chance de faire des études, et d’assurer aussi l’avenir de sa petite fille. ?
Poussée par son mari dont la belle sœur a eu recours à ce procédé pour avoir de l'argent, elle va accepter de « prêter » son ventre à ce couple stérile. Mais cette jeune femme, malgré l’altruisme de son geste, ne peut s’empêcher de se poser une foule de questions, de culpabiliser, d’essayer de ne pas s’attacher à son bébé.
De leur côté Priya et son mari vivent des mois d’angoisse et de bonheur épuisants, minés par des sentiments contradictoires, auxquels viennent se mêler des préoccupations financières et des menaces de licenciement.
C’est la crise en Amérique.
Un livre attachant, par la personnalité de ces deux jeunes couples particulièrement honnêtes, par Asha, qui, dans ce Foyer des Mères Heureuses rencontre toutes sortes de personnalités et de réactions face à ce « marchandage », alors que de son côte, Priya est en proie aux mêmes doutes, et doit affronter son entourage, en particulier sa mère.
Un livre qui fait réfléchir, même si je l’ai trouvé un peu simpliste et un poil trop romanesque dans sa façon d’expliquer les choses. Tout le monde est gentil et beau.

LE POIDS DE LA NEIGE Christian Guay Poliquin Canada
LE POIDS DE LA NEIGE – Christian GUAY-POLIQUIN –CANADA
Le terrible hiver s’est installé sur le village, l’a englouti, isolé, provoquant une gigantesque panne d'électricité, il semblerait que tout le pays, ou tout au moins une grande partie de celui-ci soit touché. Les habitants, coupés du monde, ont été obligés de s’organiser, de se rationner, de vivre en autarcie, ce qui n’est pas sans engendrer de nombreux problèmes… Le temps passe, et rien ne bouge, les hommes deviennent de plus en plus agressifs, méfiants les uns envers les autres…
Mathias, un vieil homme un peu étrange qui a atterri dans ce village par hasard et occupe une maison en dehors du bourg se voit confier un homme, fils du mécanicien décédé récemment, Il vient d’être victime d’un grave accident de la route. En échange il sera ravitaillé par le village qui n’a plus de médecin... C’est le pharmacien et la vétérinaire qui lui donnent les soins.
A mesure que l’homme retrouve ses forces Mathias se fait plus acariâtre, plus menaçant, il parait même un peu dérangé faisant une fixation sur sa femme qu’il doit rejoindre à la ville à tout prix.
Peu à peu l’ambiance se détériore entre les deux hommes, flirte par moment avec la haine, dans le village, les animosités grandissent…
Est-ce dû à l’hiver, à l’inquiétude de ne pas savoir ce qui se passe ailleurs ?
Des groupes partent et ne reviennent plus… Pourquoi ont-ils fui et qu’ont-ils trouvé au-delà de la forêt ?
L’auteur a mis tout son talent à nous décrire cet interminable, implacable et merveilleux hiver, le temps immobile, le climat étrange qui enveloppe les choses, on ne sait plus ce qui est normal, ce qui ne l’est pas, est ce simplement la neige, l’imagination qui prend le dessus, ou quelque chose de terrible s’est –il réellement passé ?

28 jours David SAFIER
28 JOURS – David SAFIER – Allemagne
Mira, 16 ans, juive polonaise, vit avec sa mère et sa sœur dans le ghetto de Varsovie. Depuis la disparition de son père elle est le chef de famille, sa mère s’est complètement renfermée dans son monde depuis le suicide de son mari.
Hannah, sa jeune sœur, vit une adolescence normale, entre révolte et intérêt pour les garçons. On pourrait la croire indifférente et sans cœur, mais elle raconte de merveilleuses histoires, servie par une imagination débordante, qui ont le pouvoir d’apaiser les personnes qui l’écoutent.
Mira elle-même s’en servira pour s’évader quand la réalité deviendra trop horrible à supporter.
Tout le monde crève de faim, c’est le règne florissant du marché noir. Mira fait preuve d’un courage sans faille, elle est devenue une trafiquante, passant le mur qui sépare le ghetto de la POLOGNE pour se ravitailler.
Mais les conditions de vie se font plus dures, parfois mortelles, les allemands resserrent l’étau. Le frère, Simon, qui a coupé les ponts avec sa famille lorsqu’il s’est engagé dans la police juive polonaise, essaie à ce moment-là de protéger sa famille en l’aidant à se cacher.
Mais le drame survient, et Mira, qui avait hésité à se joindre aux jeunes combattants de la résistance -la guerre n’étant pas son « truc-, va se lancer tête baissée dans la bataille et participer à cette résistance et guérilla de rues, qui durera 28 jours et nécessitera une véritable mobilisation de force et de moyens de la part des Allemands avant d’en arriver à bout.
Mira a plusieurs fois échappé de justesse à la mort, laissant ses amis et ses amours dans la bataille… Réussira-t-elle une fois encore à sauver sa peau ?
Emportée par la vitesse de l’histoire, Mira devra à chaque fois, parfois en une poignée de secondes, faire des choix de route pour aller vers son destin.
Un roman haletant, qui se déroule sur fond de vérité historique. La réussite de l’auteur a été de doser savamment la fiction et la réalité, les mêlant habilement tout en gardant la fluidité et la clarté nécessaires au confort du lecteur.

Abigaël de Magda Szabo Hongrie écrit en 1970 et traduit en français pour le centenaire de l'auteur
ABIGAEL- Magda SZABO – HONGRIE
Un beau style pour cette belle histoire facile et passionnante.
Gina vit la vie rêvée d’une jeune fille de bonne famille. Fille de militaire haut gradé de la bourgeoisie hongroise elle a 14 ans, une vie dorée à Budapest auprès d'un père avec qui elle a une relation fusionnelle, elle n’envisage pas un seul instant que son existence puisse être bouleversée, son seul but est de s’amuser et de commencer un flirt avec un jeune lieutenant.
Et pourtant, soudain, tout s’arrête. Son père l’emmène sans quelle puisse dire au revoir à ses amies, ainsi qu’à sa tante volage et adorée, rejoindre un pensionnat forteresse Matula, dans une lointaine province, où elle se retrouve abandonnée, avec l’impression d’être revenue dans un temps antérieur, d’une rigidité effarante, tellement tout y est démodé et codifié à l’ancienne.
Elle supporte mal les règles calvinistes imposées dans tous les domaines de la vie au pensionnat, de plus elle est mise en quarantaine dès son arrivée. Désespérée, devant le refus de son père de la sortir de là, elle tente de s’évader, évasion ratée, mais qui va l’entraîner dans une série d’aventures
Elle se révolte, essaie de fuir, mais elle est étroitement surveillée. Elle n’a droit qu’à des coups de fil hebdomadaires de son père, elle ne doit surtout pas lui écrire…
C’est avec les plus grandes difficultés qu’elle arrive à intégrer le pensionnat, à se faire des amies, à apprécier ou à détester quelques professeurs : Kalmar, dont toutes les pensionnaires sont amoureuses, la préfète diaconesse Zsuzanna qu’elle déteste et qu’elle admire en même temps, Konig le poltron sans caractère, ainsi que le directeur.
Mici HORN, ancienne du pensionnat restée la coqueluche des élèves et des professeurs règne de l’extérieur sur tout ce petit monde…
Son père finira par lui révéler les raisons de son éloignement ce qui lui permettra de mieux accepter cette situation, elle va dès lors respecter les règles, prendre goût à l’enseignement dispensé, découvrir la solidarité, trouver l’amitié auprès des autres pensionnaires.
Abigaël est une statue au fond du jardin à qui tout le pensionnat, de génération en génération prête des pouvoirs magiques. On va la supplier quand la situation est désespérée...et cela a l’air de marcher. Mais qui se cache derrière cette statue de pierre au cœur d’or ?
La guerre se rapproche, les « amis allemands » se font plus menaçants et révèlent leur vrai visage, peu à peu Gina va découvrir que le monde n’est pas rose et bleu, que la vie de tous est menacée. Elle va sortir de l’enfance et grandir d’un coup.
Ce roman se veut initiatique, la vie en pensionnat est très bien décrite, on passe un bon moment, et l’impression de simplicité de l’écriture et du récit cache en fait une vérité historique qui va bien au-delà du calme trompeur de l’ apparence.
Cette petite Gina est très attachante, on souffre, on rit, on se réjouit avec elle et on la quitte à regret. Très beau roman qui nous fait découvrir l’univers très particulier de ce pensionnat austère mais renommé pour la qualité de son enseignement, belle découverte de lecture.

ZOULEIKHA ouvre les yeux de GOUZEL IAKHINA RUSSIE
PRIX GRENETTE :
ZOULEIKhA OUVRE LES YEUX de Gouzel IEKHINA
Un très beau livre qui a fait l'unanimité avec des descriptions de paysages étonnants, des émotions, de la poésie.
1930 . Au cœur de la Russie existe une province, le Tatarstan, où vit la jeune Zouleikha – elle a juste 15 ans-
Zouleika, petite bonne femme aux grands yeux verts va connaître un destin incroyable.
Jeune femme, esclave de son mari et de la Goule, son horrible belle mère dont elle
a une peur bleue tant celle-ci la maltraite, son mari plus âgé n’est pas en reste… Pourtant Zouleikha pense qu’il est un bon mari car il ne la bat pas trop souvent !
Docile et travailleuse infatigable, elle a la douleur de perdre ses 4 filles à la naissance toutefois, elle supporte vaillamment les épreuves.
Elle travaille jusqu’à l’épuisement, et alors qu’elle s’occupe du bois dans la forêt avec son mari, un coup de feu tiré par le commandant de la « Horde Rouge » va décider de son destin.
Celui-ci voulait juste leur demander son chemin mais devant l’attitude menaçante du mari, le commandant n’a pas hésité et a tiré, les soldats vont la déporter en Sibérie où sa vie basculera.
Voilà Zouleikha partie pour un long périple en train puis à pied, jusqu’au cœur de la Sibérie en compagnie des « dékoulakisés » compagnons d’exils de tous horizons, religions, professions, avec qui elle devra créer une colonie près de la rivière Angara.
Malgré sa frêle constitution elle résiste à tout, elle accouchera d’un fils qui, lui, vivra, car elle venait juste de tomber enceinte quand elle est partie.
Elle mettra presque toute sa vie à reconnaître l’amour sous les traits de Ignatov le commandant du camp, assassin de son mari.
On va suivre son périple jusqu’en Sibérie avec ses compagnons d’infortune, un voyage dans des conditions terribles où beaucoup mourront, les survivants sont largués dans une terre hostile et déserte où ils devront tout construire et survivre tant bien que mal dans l’hiver sibérien.
Zouleika va faire preuve d’une résistance et d’un courage à toute épreuve, elle sera à la fois infirmière, bûcheronne et chasseresse redoutable.
Elle élèvera seule le fils qu’elle a eu de son mari, né en exil, il sera sa raison de vivre. Elle connaîtra l’amour avec le chef du camp et deviendra une femme forte, maîtresse de son destin.
Clémentine Pépin a beaucoup aimé le personnage de Zouleika, cette histoire l'a tenue en haleine jusqu’au bout.
Marie de Vallières se demande comment résumer une telle épopée, dure, cruelle, sans concession, mais où curieusement, les sentiments d’entraide, de respect, d’amour, les valeurs essentielles sont respectés par des hommes que l’on pourrait penser sans foi ni loi, à leur corps défendant quelquefois.
L’humain est toujours en filigrane derrière les actions les plus viles et les plus tordues, c’est ce qui fait la beauté de ce récit.
