GIRL – Edna O’BRIEN
L’auteur s’est inspiré de l’enlèvement de lycéennes par Bocko Haram en 2014, pour se glisser dans la peau d’une des jeunes victimes nigérianes et nous raconter l’enfer vécu par ces jeunes femmes devenues esclaves sexuelles d’une bande de djihadistes qui fait régner la terreur dans la région.
Innocentes, certaines n’ont pas encore leurs règles, elles vont subir les viols collectifs, ainsi que toutes sortes de tortures de la part de ces barbares, assister àdes assassinats et des lapidations, mais pas que, les femmes qui vivent au camp, pour sauver leur peau ou ayant adhéré aux croyances de leurs ravisseurs ne sont pas les dernières à violenter ces jeunes créatures…
Certaines, les plus belles, sont vendues, notre jeune femme aura un peu de chance en devenant la femme d’un homme pas très beau, pas très malin, mais qui au moins montre un peu d’humanité envers elle. Elle accouche d’une petite fille, Baby, créant une grande déception dans le camp, où l’on ne veut que des garçons pour en faire des guerriers d’Allah…
Le bombardement du camp va la sauver, la jeune femme s’enfuit dans la forêt avec son bébé qu'elle s’est mise à aimer bien qu’ il soit le fruit d’un démon.
Elle rencontre des bergers nomades qui lui témoigneront un peu de bonté… Hélas rien ne dure, après avoir été récupérée par la propagande du pouvoir, elle retrouve sa mère, mais les ennuis ne sont pas finis, et elle devra affronter une autre sorte de racisme…
Elle est femme, donc coupable…
Roman d’horreur, d’amour, et de résilience, Edna O’Brien réussit à faire d’un fait divers terrible, que l’on retrouve hélas dans beaucoup de pays où sévissent les djihadistes, un hymne à l’amour maternel, à la résistance aux coutumes ancestrales, au courage d’une jeune femme « trop jeune pour être mère » mais qui suit son instinct pour survivre et se reconstruire.
Dur à lire, mais on continue l’histoire grâce au fil d’espoir qui ne quitte jamais notre jeune héroïne.
La plume de l'auteure glisse avec brio d'un personnage à l'autre pour s'adresser aux lecteurs.
Éléonore est avocate, Laurent architecte, ils sont parents d'un petit Léon de neuf ans à qui l' on s'attache rapidement.
Des avis divergents se complètent pour nous présenter la vérité au sein de cette famille.
Léon doté d'un enthousiasme débordant est freiné dans sa dynamique par une mère exigeante qui fait parfois froid dans le dos.
Éléonore a des principes sur tout et pense détenir la vérité, elle mène son monde selon ses principes et interdit de fêter Noël. Laurent, le papa laisse faire.
Léon tombe malade, les masques vont tomber, le papa arrête de travailler, il est très proche de son fils, la maman ne tient que grâce à ses certitudes qui s’effilochent.
La deuxième moitié du roman profite d'un renversement de situation, c' est très mouvementé et plein d'humour.
Esther est une adorable petite fille née dans une famille de soixante-huitards attardés, elle-même issue de familles pas toujours équilibrées.
Esther se révèle très vite comme le vilain petit canard. Les parents se promènent nus dans la maison, ne respectent aucune règle et se cachent à peine pour faire l’amour. Scènes d’amour qui alternent avec des scènes de ménage épiques.
Ces parents laissent une totale liberté de vie aux enfants.
Alors, notre petite fille rêve de socquettes blanches, d’une vie rangée, réglée comme du papier à musique… Elle va d’ailleurs essayer de mettre un peu d’ordre dans la vie quotidienne, c’est d'ailleurs très drôle et attendrissant de voir l’acharnement et l’obstination dont elle fait preuve pour y arriver.
Les parents, coincés entre leur judaïcité mal assumée, l’Algérie française perdue, et leurs grands principes de liberté vont faire le choix paradoxal de la mettre, pour poursuivre sa scolarité, dans une école catholique d’ un quartier bourgeois…
Pendant quelques années elle va pouvoir mener, tout au moins la plus grande partie du temps, la vie dont elle rêve, se faire des amies, se faire inviter dans des maisons normales avec des parents conformes à ce qu’elle rêve pour les siens, mais les bizarreries de ses parents, et surtout celles de son père réussiront à déjouer l’avenir dont elle avait rêvé.
La terre d’Israël rapportée par le grand père et conservée précieusement dans le vase de Souk-Ahras va servir de détonateur…
Un livre vivant, attendrissant, des situations tragi-comiques évoquées avec humour, l’auteur nous plonge dans les aventures de cette drôle de famille, et nous la suivons avec délice, mais allons nous rire jusqu’au bout. ?
L’histoire se déroule sur quelques jours, quand la tristesse des vacances qui se terminent plane comme un fin brouillard sur le camping que l’on doit quitter. Enveloppant tout de cette infime nostalgie des -déjà souvenirs-
Tout au moins cela aurait dû être comme ça… Comme toutes les autres années…
Mais cette année, Oscar est mort, étranglé par les liens de la corde de la balançoire.
Acte volontaire, suicide pour n’avoir pas su se faire aimer d’une fille, ou recherche d’une certaine jouissance due à l’étranglement ?
Quand Léonard le trouve il n’est pas encore mort, aurait-t-il pu le sauver, tout au moins essayer ?
Pourquoi est-il resté planté là sans rien faire ? Lui même ne peut l’expliquer… Et il ne comprend pas pourquoi il a cherché à dissimuler cette mort, en revenant le soir enterrer son corps dans un trou creusé par les enfants au pied du drapeau de la plage ?
Comme s’il était coupable…
A partir de cet instant pendant les deux jours qui restent avant de repartir avec ses parents, il va traîner sa vie, entre insouciance et questionnement, rencontrer une fille qu’il a désespérément cherchée pendant ces vacances, euphorie passagère et passage à vide…
Personne dans le camp ne s’affole, les ados ont l’habitude de traîner en bande, de faire leur vie à part, et les parents ne se posent pas de questions.
Seule la mère d’Oscar, au moment du départ s’interroge…
Beau petit livre sur le questionnement du fonctionnement des ados, pris entre réalité et fantasme, entre réalité et jeux vidéo, où est la vraie vie ? Les filles sont là, mais pas si facile que cela de les aborder malgré les visionnages de films pornos… Ils sont dans la recherche de leur identité, encore si près de l’enfance…
On a envie de les secouer et de les cajoler tout à la fois.
Un livre qui questionne sur la présence vigilante et l’attention des parents à la fragilité de ces hommes et femmes en devenir.
Voici un personnage avec du chien, du tempérament, de la force et une grande faiblesse.
Un personnage atypique crée par Nicole Provence sur une nouvelle gratuite sur son mur FB
Vous pouvez aller visiter son site nicoleprovence.wordpress.com
Le Talent d’Achille
Nicole Provence
( ou, jusqu'où pousse la folie d'être le meilleur acteur qui soit)
Il ne passait pas de jour sans qu’Achille, devant sa glace, ne se fasse la démonstration de son incroyable talent. C’était son pêché mignon, sa faiblesse, et pour cela, il n’hésitait pas à rejouer cent fois la même scène, poussant jusqu'à l’extrême le mimétisme avec la situation du personnage qu’il devait incarner.
Il avait appris à pleurer instantanément ou à éclater de rire avec une telle facilité que le spectateur en restait médusé. Transportée par son habileté, il n’était pas rare de voir la salle entière l’ovationner à chacune de ses imitations.
Achille était un perfectionniste.
Il se devait à son public et s’astreignait pour chaque nouvelle scène à donner ce qu’il y avait de plus fort en lui. Il s’entraînait donc régulièrement devant son miroir afin de reproduire toutes les expressions qui convenaient à son rôle.
Il s’enorgueillissait de manifester une souffrance criante de vérité en oubliant qu’il avait poussé le jeu jusqu'à se piquer sauvagement les bras afin d’observer le rictus de douleur sur son visage et le reproduire. Ne trouvant pas son reflet assez convaincant, il résolut de se brûler la main au-dessus de la flamme d’une chandelle. La lancinante douleur qui se diffusait sur sa peau lui arracha des yeux des larmes d’admiration et il transposa aussitôt cette souffrance sur ses traits. Il était acteur et spectateur, critiquant son jeu sans aucune complaisance.
Pour pleurer, il faisait régulièrement appel au souvenir lancinant de la mort de sa chère vieille maman qui avait « osé » le laisser seul dans la vie, avec pour seul bagage, le don de jouer la comédie à la perfection. Son art lui valait à chaque fois d’obtenir de son bailleur un délai pour payer le loyer, ou de se faire inviter à dîner sans débourser les fins de mois difficiles.
Rire n’avait pas été aussi facile qu’il y paraissait et ses premiers éclats avaient été plutôt jaunes. Il dut reconnaître qu’il n’arriverait jamais à convaincre la troupe de joyeux lurons qui, eux, ne se privaient pas pour se moquer de ses piètres résultats. Il décida donc de concentrer son attention sur une personne de la salle, la plus laide de préférence, et de l’imaginer dans les situations les plus grotesques soient-elles pour provoquer en lui une hilarité délirante
Et chaque fois qu’il trouvait sa « tête de Turc », c’était le succès assuré.
Pour jouer l’amoureux, il n’hésitait pas à se faufiler dans les squares afin d’épier les regards langoureux ou timides des jeunes Don Juan des temps modernes. Papillonnements des yeux, battements de cils, longs et chauds regards émurent la gent féminine qui se pressait à toutes ses représentations.
La violence le hérissait, mais il s’obligea à affronter les punks qui hantaient les rues la nuit tombée pour ressentir le goût de la révolte, subir le sadisme de ses agresseurs et apprendre à supporter sans pouvoir répliquer les coups de poings sur la tête et les coups de pieds dans le ventre.
Alors seulement il put transposer la haine sur son visage, la folie dans ses yeux et la brutalité dans ses gestes alors que quelques minutes auparavant son attitude avait su émouvoir par sa candeur et son innocence.
Il grandissait son corps, éclairait son visage, rejetait sa chevelure en arrière d’un air cavalier et offrait à son public le portrait d’un jeune conquérant de l’impossible, le persuadant que ce don Quichotte des temps modernes au physique de chanteur adulé par des milliers de fans, était bien lui, Achille.
Achille était un artiste de talent.
Il le savait et il en était fier. Chaque soir devant son miroir, il se jouait la comédie, ne sachant plus parfois s’il était sur scène, ou chez lui, dans son théâtre improvisé, dans cette chambre qui ne ressemblait plus à un lieu de repos mais à un atelier où il se donnait sans cesse en représentation
Devait-il exprimer la faim, qu’il se privait de manger des jours durant et la simple évocation d’une assiette fumante et odorante lui arrachait des gémissements qui culpabilisaient les ventres repus d’avant le spectacle et ceux qui avaient prévu de se remplir la panse à la fin du divertissement..
Pour peu, on lui aurait apporté sur scène de quoi se restaurer tant sa souffrance paraissait grande.
Pour incarner un vieillard, il plissait son front, courbait son dos, se chaussait de galoches emplies de cailloux pointus et se déplaçait avec tant de difficultés que dans la salle, les gens se trouvaient mal à l’aise dans leurs chaussures confortables et leurs sièges moelleux
Il se transfigurait aussitôt en un adolescent sûr de lui, prêt à se battre contre vents et marées pour imposer ses rêves, sa liberté et ses utopies dans un monde qui n’avait rien de commun avec lui, héros de jeux vidéos et féru de programmes informatiques.
Il était chacun d’eux, et tous se reconnaissaient et s’identifiaient à lui.
Achille se faisait femme, enfant, chien et chat, et à chaque fois le public restait médusé de sa performance. Et jour après jour, Achille devenait plus fier et plus vaniteux de son talent. Il ne vivait plus sa vraie vie, se transposant sans cesse dans des situations imaginaires et ressentait des émotions qui lui étaient étrangères
.
Il n’existait plus que par les yeux des autres et se détruisait lentement pour que son talent éblouisse son public et son ego.
Pour son art, pour convaincre chaque jour davantage son public, il frôlait la folie, s’astreignant à n’être surtout plus lui-même, et envahissait le corps d’un autre afin de rendre le sien plus vrai que nature
En ces temps de confinement, notre atelier d'écriture ne pourra avoir lieu. Je vous propose d'en animer un virtuel, j'ai créé une adresse mail pour ceux qui veulent m'envoyer leur prose.
amisbibliothequeannonayrhone@yahoo.com
Lors du dernier atelier, vous nous avez fait sourire et presque pleurer pour certaines et certains.
Et... Si nous commencions par créer une figure principale ou même deux pour ceux que cela amuse.
Contrainte dans ce cas une homme, une femme.
Lors du dernier atelier , nous avons tenté de construire un personnage (digne de Freud ou du psychiatre de la ville voisine) enfin surtout un personnage qui possède de l'épaisseur. Je ne pense pas qu'un sujet banal attire le lecteur ou même l'écrivain. Les gens normaux ne sont pas si intéressants, on pourra en glisser un ultérieurement, pour ma part, nous sommes tous différents donc pas de normalité.
On pourra adoucir le trait lorsque nous serons en présentiel (après en avoir ri).
Le personnage peut être moyennement atteint dans ses signes particuliers, juste comme mon beau lieutenant colonel, gratter son sourcil gauche avec sa main droite qui passe derrière sa tête. Un tic bizarre qui marque le personnage, mon père et mon grand père le faisaient.
Je vous ai confié que Kate MAlistair avait épinglé la photo du beau ténébreux Jan au dessus de sa table de travail. Vous pouvez aussi le dessiner suivant vos critères. Et surtout regarder autour de vous ou fouiller vos souvenirs.
Je vous propose donc de donner une identité à votre personnage.
En ce moment j'ai, dans un roman médiéval fantastique en repos un "Géraud" moins de 30 ans 12e siècle qui traverse des contrées imaginaires (qui ressemblent au Rouergue)
Et pour le troisième tome d'une trilogie commencée avec -Le visage lisse-
une dame de 92 ans "Marie-Antoinette" l'action se déroule en 2020 et elle est en maison de retraite à Lyon.
Je dois leur attribuer un physique.
Tous les deux sont robustes de taille, mais je ne peux attribuer la même prestance aux 2 personnages qui n'ont pas la même santé, de quelle couleur est leur peau, cheveux, visage, yeux, le débit de leurs voix, mains, pieds, genoux.
Il faut trouver un point particulier à votre personnage. Il peut boiter, sauter, avoir envie de voler.
Quels sont ses objets fétiches, comment s'habille-t-il ?
Comme je vous l'ai dit, tout cela doit être dilué dans l'action entreprise par le personnage.
C'est là qu'on doit leur donner de la consistance et l'habiller de qualités, de certitudes, d'appartenance.
Pourquoi se lève-t-il le matin, est-ce un fier guerrier, un homme de la terre, une bourgeoise, une gourgandine et … Pourquoi ?
Il ou elle peut avoir des talents ou des faiblesses, une religion, une appartenance politique, familiale, régionale. Parle-t-il
ardéchois (lol) ou anglais? Ont-ils des expressions lyonnaises ou chties ou …
Ont-ils une devise ? Un blason suivant l'époque?
Je reviendrai vers vous pour les détails de la structure familiale ou militaire dans lequel évoluent ces personnages.
-Je cherche encore ton nom- Biographie de Patricia Loison
Patricia LOISON,49 ans, est journaliste et présentatrice de TV française. D'Origine indienne, elle a été adoptée par une famille française alors qu’elle n’avait que quelques mois.
Ses parents adoptifs ne lui ont jamais caché ses origines et pour elle, sa vie commence le jour de son arrivée à Orly.
Devenant adulte sa mère adoptive lui remet un dossier contenant tous les documents concernant son adoption mais elle est alors peu intéressée.
Mais près l’accouchement et la naissance de sa fille, elle éprouve le besoin vital de connaître sa mère biologique et savoir pourquoi elle l’a abandonnée.
Dans le cadre de son travail, quarante ans après son abandon, (elle est née de mère inconnue), Patricia se rend en Inde et commence alors des recherches. Elle retrouvera des membres de l’orphelinat qui se sont occupés d’elle avant son adoption mais rien à propos de sa mère.
Livre émouvant qui démontre que l’adoption même bien vécue laisse toujours des traces dans l’inconscient et que cette situation reste perturbante.
L'orpheline des sœurs de la charité Florence Roche Romancière
Le prologue m'avait emballée mais l' histoire d'amour naissante entre une fille à la beauté rare et un fils d'industriel (ou dans d'autres romans celui du châtelain voisin) adossée à l'hostilité des familles respectives m'avait refroidie, je craignais le style romanesque couleur régionale lu et relu et j'ai failli abandonner ce roman.
J'ai persévéré et j'ai bien fait.
Conquise rapidement par l'épaisseur des personnages,
j'ai tremblé aux côtés de Mathilde, Lise et Justine.
Les personnages m'ont emportée, attachée aux pages de cette histoire prenante et construite comme un polar avec ses fausses pistes.
L'auteure nous embarque avec son écriture, ses intrigues et ses rebondissements.
Un roman magnifique et passionnant loin du cliché que je m'en faisais.
Réellement conquise par ce roman !
Dès que j'ai mis le nez dans cet ouvrage, j'ai bien eu du mal à l'en relever.
Un samedi de mai, Catherine, propriétaire de l'auberge de la pierre fendue se rend au marché, elle emmène Jeanne sa fille, une gitane occupe sa place, pourtant réservée. Après une altercation musclée, la diseuse de bonne aventure maudira Catherine et sa descendance. Des personnages au caractère trempé, comme dans la vraie vie, personne n' est blanc ou noir dans ce récit.
Les vengeances des uns balancent les turpitudes des autres. Heureusement car certains épisodes trempés dans le vitriol font froid dans le dos.
Un roman avec un lien plein d'humour de la romancière nous offrant des entractes après une scène très noire.
Beaucoup de rebondissements, que d'imaginationNicole Jacquemin.
C’est le premier roman véritablement écrit par Caroline LAURENT qui avait coécrit avec Evelyne Pisier : Et Soudain la Liberté.
A travers des personnages fictifs, elle nous raconte l’histoire vraie des îles Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice.
Les faits se passent en 1967, y est retracée notamment l’histoire d’amour entre Marie-Pierre Ladouceur, Chagossienne, et Gabriel jeune Mauricien.
Après de nombreuses années de domination britannique, Maurice accède à l’indépendance, mais pas l’île Chagos. Les habitants restent dans l’ignorance. Un jour les soldats convoquent les Chagossiens et leur annoncent qu’ils doivent immédiatement quitter leur île en abandonnant toutes leurs possessions pour aller sur Maurice ou les Seychelles. Aucune explication ne leur est donnée.
En réalité, les Chagos ont été transformées par les Britanniques en base militaire qui sera ensuite louée aux Américains.
Sur l’île Maurice les Chagossiens vivront dans des conditions misérables très difficiles jusqu’à ce qu’ils finissent par se révolter.
En septembre 2018, Joséphin, le fils de Marie-Pierre, héroïne principale du roman, attend le jugement rendu par l’ONU. En 2019 l’assemblée générale de l’ONU a donné un délai de 6 mois à Londres pour rétrocéder les îles Chagos à Maurice, mais en vain.
Aujourd’hui, cette affaire est toujours en instance de jugement devant la cour internationale de justice de La Haye.
Caroline LAURENT connaissait l’histoire des habitants des îles Chagos par sa mère Mauricienne qui la lui a racontée. Pour écrire son roman elle a rencontré des Chagossiens ou leurs descendants.