Le 4X4 Mireille Maquoi
Le 4X4 Mireille Maquoi
Un bon moment de lecture avec ce roman gagné lors du concours du groupe Lecteurs-Auteurs : la passion des mots mur de Joëlle Marchal.
Trois amies :
Chloé, éprise de Daniel, une belle entente amoureuse pour Chloé née dans cette librairie.
Rosine et son amoureux mannequin Stéphane.
Mia mariée à Clément.
Tout va bien jusqu'à la venue d'un jeune homme Cédric qui se dit fils de Clément.
Stéphane très amoureux du domaine et de la fortune de Rosine, qui, entaille de plus en plus son héritage pour aider son amant dont la mère est en faillite.
Daniel marié, déménage et vend sa librairie à un nouveau libraire qui n'a pas les mêmes goûts littéraires que Chloé.
Heureusement, un client irlandais défend les découvertes éditoriales de Chloé.
Pas de test ADN pour Cédric qui s'entend si bien avec sa nouvelle famille.
Et heureusement, un personnage d'exception arrive.
Le 4X4 flambant neuf acheté pour le mannequin exubérant et dépensier, le 4X4 obéit à Rosine.
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La maison de Charlotte Françoise Bourdon
La maison de Charlotte Françoise Bourdon
Je range mes livres et retrouve avec bonheur la maison du cap de Françoise Bourdon dans - La maison de Charlotte -, cette dernière a 93 ans, elle vit avec sa petite fille Violette, courageuse infirmière atteinte de sclérose en plaques, mariée à Diégo.
Françoise était venue au salon de St Marcel les Annonay. J'avais chroniqué il y a bien longtemps le premier tome.
Charlotte Galley est bouleversée, cette maison pensée pour elle par son père l'architecte Jacques Desormaux ; voilà que son petit neveu, Jérôme veut la vendre pour laisser place à la construction d'une résidence balnéaire.
Charlotte fait appel aux conseils d'un cabinet d’architecture.
L'architecte Iris se rend sur place, elle vient de faire une fausse couche, critiquée par sa belle mère qui aurait préféré que sa bru reste à la maison. Dans ce milieu, les femmes ne travaillent pas.
En parallèle, Iris apprend la mort de sa tante Anna en Espagne. Iris que son mari ne soutient pas demande le divorce et prend à bras le corps le combat de Charlotte et Violette et affronte son propre passé et celui d'Anna, son unique parente qu'elle n'aimait pas.
Touchant, bouleversant, intense.
Toujours un plaisir de s'attacher à ces personnages au destin romanesque, au caractère inspirant dans un lieu chaleureux où tout est beauté, de voir leur évolution, d'autant plus que la romancière nous concocte des fins heureuses.
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Les insolents Ann Scott
LES INSOLENTS – Ann SCOTT
PRIX RENAUDOT
Un roman à oublier, mais pourquoi est-il récompensé par le Prix Renaudot ? Ça ne se mérite vraiment pas, sans doute l'auteur partie du sérail bobo parisien. Il y a Beigbeder au bureau, il a dû se retrouver dans ce portrait.
Unanimement d'accord sur l'insignifiance de ce roman.
C'est que les désaxés, déboussolés qui se droguent ne sont pas les personnages qu'on apprécie le plus. C'est quand même la consommation de ces junkies qui entraîne la vente de stupéfiants, pas de consommateurs, pas de guerre de gangs.
Alex a 45 ans, une baba cool -aristo-punk-
Compositrice de musique de film, elle rêve depuis longtemps de quitter ce Paris qu’elle s’est mise à détester, son petit appartement et ses voisins bruyants, elle rêve de calme au bord de la mer.
Un jour elle décide de franchir le pas, direction le Finistère, sans prévenir ses inséparables amis Margot, Jacques, et peut être Jean, un ami d’enfance avec qui elle a eu le malheur de coucher, sans l’aimer, alors que lui a toujours été amoureux d’elle. Mauvais calcul, elle le quitte au bout de 3 mois, et depuis Jean l’insulte par mail, par message. Ne jamais coucher par pitié, surtout avec un ami d’enfance.
Cette maison où elle arrive n’est pas engageante, éloignée de tout, pas de commerces proches, les maisons voisines sont pour la plupart des résidences secondaires fermées, . Qu’importe, Alex défait ses sacs où elle a mis le nécessaire pour survivre 5 jours le temps que ses meubles arrivent. Elle campe sur le plancher du salon, roulée dans sa couette.
Loin de son sérail culturel, l’héroïnomane découvre la vraie vie dans le Finistère.
Mais quand les meubles arrivent, elle ne s’installe pas non plus, elle rentre dans une zone lymphatique de sa vie, s’étonne que Margot et Jacques ne soient pas plus présents, ne lui rendent pas visite. Elle se promène sur la plage, où un jeune homme, Léo, la remarque, tombe amoureux d’elle et tente de se donner le courage de l’aborder.
On suit aussi l’histoire de Léo, seul personnage avec des subtilités, blessé par la mort dans la fleur de l’âge.
Alex repense à ses amours, avec des hommes, avec des femmes, des personnes indécises qui, elles aussi, se cherchent. Dans ce milieu artistique, tout le monde traîne sa misère, ses problèmes existentiels. Elle repense à ses envies de New York, mais quid de sa musique ?
Le covid va encore ralentir ses mois de réflexion, mais le temps fait son œuvre, les choses se réalignent, Jacques va la rejoindre.
Aucune histoire, un ramassis de dîners, d'amis, de soirées, de coups d'un soir. Un entre-soi de parisianisme. Elle aurait pu nous expliquer son art, ses difficultés.
Elle est de nouveau sur les rails après une vie d'absurdité. On a envie de la secouer. Qu'elle apprenne déjà à conduire au lieu de prendre le taxi.
Ce livre n’a aucune utilité. Une écriture banale, des personnages et une histoire décousue, tout est flou comme la vie de ces artistes riches, mais si mal dans leurs peaux. Où sont les insolents ?
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Panorama Lilia Hassaine Renaudot des lycéens
PANORAMA — Lilia HASSAINE
RENAUDOT DES LYCÉENS
Une dystopie intelligente et originale sous forme d’enquête policière.
Depuis la « revenge week » de 2029, où les victimes ont entrepris de se faire justice, la France a décidé d’empêcher les drames grâce à la transparence des murs de verre.
Nous sommes en 2050.
Les voisins sont les gardiens des voisins. Chacun vit sous le regard de l’autre, seule exception, un lit sarcophage pour faire l’amour, et une paroi opaque pour la douche, avec bien sûr la tête qui dépasse. La criminalité et les violences sont proches de zéro. Les policiers sont devenus des gardiens de protection.
Quelques rebelles vivent à la périphérie des villes, dans des zones de non-droit, sans protection aucune. Ils subissent chaque jour des brimades afin de leur faire intégrer la vie normale.
Mais dans la luxueuse résidence de Paxton vivarium, une famille a disparu, Miguel, Rose et Milo. Chacun est effaré, personne n’a rien vu, ce n’est tout simplement pas possible !
Hélène, qui a eu « la chance », c’est elle qui le pense, d’être une policière à l’ancienne reprend l’enquête avec son collègue Nico, mais au bout de sept mois les recherches sont arrêtées, l’affaire classée. Les habitants de Paxton, le quartier le plus huppé de la transparence ne peuvent admettre la faille de son système. La liberté sacrifiée n’a pas résolu l’énigme.
Ça ne peut être qu’un de la cité des désobéissants, une zone de non-droit.
Un événement anodin va faire repartir et éclater la vérité. Cette fois, on va trouver les vrais coupables. Nous assistons à la démonstration éclatante que l’homme ne change pas. Violence, mensonge, cupidité, jalousie, tromperie, tout était en sommeil malgré la transparence.
Une écriture fluide entre satire et thriller. Une lucidité entre fiction et enquête policière.
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