Gaby Caroline Manny
Gaby : Caroline Manny Edilivre
Il neige quand Line Marchal rejoint la clinique de Lorette, cancérologue réputée, elle exerce dans un coin reculé des montagnes de Pyrénées.
Elle croise l’humoriste Laurent Debussy en allant à Paris plaider ses dossiers de financement auprès des représentants des actionnaires.
Elle avait travaillé à Paris en centre de cancérologie auprès de son collègue et ami Pierre Desmay.
La sœur de Line, Sœur Bénédicte, est directrice du couvent Sainte Lorette. Elle connaît les besoins de familles très pauvres. Ce sont leurs enfants atteints de leucémie et ayant supporté des traitements très lourds qui sont recueillis à la clinique Lorette.
Le frère de Laurent Debussy était auprès de lui lorsque ce dernier a découvert son cancer. Laurent est fiancé à Paula, -top model- qui est très occupée à lancer sa nouvelle marque de vêtements, mais un homme affaibli ne peut que nuire à son image, elle part seule pour les États-Unis.
Les journalistes sont à l’affût et découvrent la planque de Laurent caché chez son amie assistante au grand cœur Arletty. Il viendra se reposer à la Clinique Sainte Lorette.
Laurent était descendu bien bas moralement avec l’horreur de ce cancer qui, après l’avoir déstabilisé, avait changé ses certitudes. Sa vie artificielle d’artiste était bien loin de cet univers de souffrance et de peur des enfants malades. Il se sent en symbiose auprès d’eux et Line.
Un très beau roman dans deux univers différents, Line et sa sagesse, son amour pour — ses enfants — et Laurent et sa vie aux côtés futiles.
Est-ce que leur attirance réciproque aidera à ce que ces deux-là se comprennent ?
Un décor époustouflant , une écriture fluide, tout pour passer un bon moment avec des rebondissements inattendus.
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Le manoir oublié Anne Jacobs Editions Charleston
Le manoir oublié d'Anne Jacobs
Les temps glorieux Éditions Charleston
Le destin de la famille Dranitz dans un village de l'Allemagne de l'Est.
La collectivisation à marche forcée jusqu'en 1960, les terres, les maison étatisées, tout devient biens du peuple.
En 1945, Haro sur les propriétaires terriens appelés junkers (en Prusse et en Allemagne orientale) qui sont expulsés dans des conditions atroces par les russes.
Un épisode historique effrayant que je ne connaissais pas, les souvenirs reviennent au fil de l'histoire, les viols effectués par les russes, le grand-père tué, le vol des chevaux.
Deux périodes ;
-Novembre 1939
Franziska est heureuse en famille aux côtés de son frère Jobst, fiancé à Brigitte.
Elle-même se fiancera quelques années plus tard avec le beau Walter Iversen, commandant. Hélas, elle ne comprendra pas que son amoureux s’éloigne d’elle et recule la date de mariage.
-Novembre 1989, chute du mur de Berlin, en 1990, Franziska a 70 ans, elle peut retourner visiter ces terres où elle a grandi et qu’elle n’a jamais oubliées.
Un très beau roman, il est utile de revisiter certaines époques dont on a entendu parler.
J’avais tellement lu d’histoires sur ces Allemands de l’est qui cherchaient à rejoindre l’Ouest, ces femmes sur lesquelles on expérimentait les stérilisations.
Et puis, un beau jour, le mur est tombé et j’ai vu des Allemands de l’Est faire du tourisme en Ardèche.
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En lice pour le Prix des prix des Amis de la bibliothèque Annonay
En lice pour le Prix des prix du samedi 7 Février 2026
Amis de la Bibliothèque Annonay Rhône Agglo
-4 jours sans ma mère Ramsès Kefi (Philippe Rey) Coup de cœur Augustin Trappenard
-Tressaillir Maria Pourchet (Stock) finaliste Goncourt
-Nourrices Severine Cressan (Dalva) Coup de cœur des libraires, finaliste Fnac.
Nathacha Appanah, La Nuit au cœur (Gallimard)
Emmanuel Carrère, Kolkhoze (P.O.L)
Laurent Mauvignier, La Maison vide, (Minuit )
Je voulais vivre, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grasset)
Passagères de nuit, de Yanick Lahens (Sabine Wespieser)
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PLANNING 2026 ATTENTION, changement d'horaires pour les ateliers d'écriture
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La forêt de flammes et d'ombres Akira Mizubayashi
LA FORÊT DE FLAMMES ET D’OMBRES.
De Akira MIZUBAYASHI
Éditions Gallimard
L’année 1944 touchait à sa fin. Le volume des courriers augmente avec les vœux de Nouvel An.
Ren, étudiant aux Beaux-Arts, arrive au centre de tri postal de Tokyo pour un travail bien rémunéré. À ce moment-là Ren fait la rencontre de deux autres étudiants, Bin un jeune étudiant au Conservatoire de musique et Yuki, elle aussi aux Beaux-Arts, elle deviendra sa compagne.
En 1945, Ren est appelé en Mandchourie dans l’enfer de la guerre et des combats. Défiguré et mutilé Ren, qui vit avec Yuki, arrivera-t-il à reprendre les pinceaux ?
À travers l’amitié entre ces trois personnages qui dure plus d’un demi-siècle, c’est toute une interrogation sur l’art et la transmission de la beauté dans une période d’instabilité politique internationale.
L'art contre la folie des hommes ? Un très beau roman.
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L'épouse allemande Kelly Rimmer
L’EPOUSE ALLEMANDE
Kelly Rimmer
Inspiré d’une histoire vraie, ce roman se déroule dans les années 1950 en pleine guerre froide.
Sofie Von Meyer Rhodes arrive en Alabama avec ses deux enfants pour rejoindre son mari Jürgen qui à la fin de la guerre a été recruté, sans en avoir réellement le choix, par le gouvernement américain pour travailler au développement d’un programme spatial. Elle espère commencer une nouvelle vie en retrouvant son mari dont elle est restée sans nouvelle pendant 5 ans.
Progressivement on découvre le passé de cette famille pendant la montée du nazisme en Allemagne. Bien qu’il ne partage pas les idées d’Hitler, Jürgen, en tant que scientifique, est obligé de travailler étroitement avec les nazis afin notamment de protéger sa famille. Il s’agit de mettre au point un système de bombe. Leur fils aîné participe aux manifestations des jeunesses hitlériennes, embrigadé dès son enfance et ne connaissant que la propagande nazie. Il meurt à la fin du conflit en combattant pour le Führer.
À son arrivée en Amérique, Sofie espère connaître des jours meilleurs, mais elle se heurte aussitôt à Lizzie, américaine épouse du supérieur de Jürgen, mais aussi à la communauté allemande qui vit sur place et suspecte Jürgen d’avoir été un dignitaire nazi. Jürgen a effectivement été récompensé par le régime pour ses travaux et connaissait les exactions commises dans les camps.
Lizzie protège son frère Henry revenu de la guerre après avoir participé à la libération des camps et encore hanté par les horreurs qu’il a découvertes alors. Il ne supporte pas la venue de la famille de Jürgen et mène des actions pour la discréditer et attiser la haine contre elle, insultes et accusations à la peinture, introductions dans la maison.
Ce roman très intéressant aborde l’histoire des Allemands sous un angle inhabituel : l’embrigadement des scientifiques malgré eux pour certains, leur récupération par les Américains, la difficulté de vivre l’après-guerre avec les remords et la notion de culpabilité. Il permet de s’interroger sur la responsabilité de chacun au sein d’un groupe, sur la possibilité et la volonté d’agir pour lutter contre les idées d’un régime totalitaire. Le style est agréable et l’alternance des époques facile à gérer.
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Tant mieux : Amélie Nothomb
TANT MIEUX –Amélie NOTHOMB
Un livre réjouissant ! Plein d’humour noir et de féroce gaîté, j’ai adoré.
Amélie a abandonné le sujet habituel de ses livres, son père, pour nous parler de sa mère, ou plutôt de sa grand-mère, -sérial killeuse- de chats.
La petite Adrienne est envoyée deux mois auprès de sa grand-mère maternelle, alors que sa sœur va chez la mère de son père, l’autre grand-mère, si tendre et si parfaite.
Adrienne découvre avec stupéfaction que sa grand-mère ne l’aime pas, s’apprête à la martyriser et à lui faire vivre deux mois d’horreur et de sévices. C’est une gamine pleine de ressources, qui après avoir vomi les harengs au vinaigre accompagnés de café au lait du petit déjeuner, va, par le biais de la découverte du chat prénommé « Pneu » qui trône sur le lit de la grand-mère et l’amour inconditionnel que celle-ci lui porte, s’en faire une alliée, ou au moins la neutraliser.
Quand sa mère vient la chercher à la fin août, Adrienne lui raconte « le chat », sans savoir que celle-ci va péter les plombs et devenir une -sérial killeuse- de chats. Sans le savoir, elle a ouvert les portes sur une blessure d’enfance et une souffrance intolérable. Son enfance pendant laquelle elle et ses sœurs ont été maltraitées de toutes les manières pendant que les chats étaient choyés comme les petites filles auraient dû l’être par une maman aimante.
Quand elle s’en rend compte, Adrienne court partout, essaie de sauver sa sœur d’une noire mélancolie, sa petite sœur de la supposée dangerosité de sa mère, elle essaie aussi de sauver les chats, de préserver l’image de sa mère.
On est horrifié et on rit en même temps, mais ce que l’on peut constater dans cette lignée de femmes, et à des degrés divers, c’est que l’amour maternel a été mis à mal sur quatre générations… de différentes manières, toutes ont été incapables d’aimer leur progéniture.
Amélie NOTHOMB nous brosse un tableau noir mais jubilatoire de sa lignée maternelle, on s’épouvante, sourire aux lèvres, on adore cette petite Adrienne – la mère de l’auteure – qui finalement aimait sa mère de tout son cœur.
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L'ami Louis de Sylvie Le Bihan
L’AMI LOUIS – Sylvie LE BIHAN
Par sa célébrité, nous pensions tout savoir sur CAMUS, sa vie son œuvre. Mais Sylvie LE BIHAN a eu la chance de dénicher par le biais de Louis GUILLOUX, écrivain oublié de grand talent, une facette de deux amis qu'elle met en scène dans son livre.
On découvre l’œuvre de Louis GUILLOUX, sa vie, et sa rencontre avec CAMUS, d’où naîtra une profonde et précieuse amitié, que seule la mort prématurée de CAMUS brisera, mais que Louis fera perdurer jusqu’à sa propre fin.
Le troisième personnage, Élisabeth est engagée par Bernard PIVOT pour préparer son émission « Apostrophes » sur CAMUS. Ses recherches la conduisent vers Louis, écrivain de grand talent, ses livres ont eu un certain succès, dont le Prix Renaudot en 1949, mais cet auteur vit dans un exil volontaire à Saint Brieuc. L’homme est farouche, mais Élisabeth saura l’apprivoiser et le faire parler de son ami Albert. Les deux hommes au fil des années se sont mutuellement soutenus, encouragés, ils relisaient les œuvres de l’autre, se redonnaient confiance, aussi bien pour leurs écrits que leurs amours, les décisions à prendre dans leurs vies. A cette époque, la correspondance tenait une place primordiale. C'est grâce à leurs nombreux échanges que l'auteur a pu reconstituer le fil de leur amitié.
Amitié exclusive et même possessive de la part de Louis, qui montrera sa jalousie lorsqu’il apprendra qu’Albert est parti en vacances sans lui dans le midi, comme ils en avaient l’habitude, ou lorsque PIVOT fera une autre émission sur CAMUS où il a refusé de participer, et qui lancera un dédaigneux. -ils racontent n’importe quoi, cela ce n’est pas CAMUS !
Magnifique récit sur une belle amitié, on rencontre les personnages littéraires qui ont hanté ce vingtième siècle, on découvre la BRETAGNE, SAINT BRIEUC, PARIS, VENISE, LONDRES, et on redécouvre un bon auteur oublié, avec peut- être le secret de cette amitié : Albert et Louis venaient tous deux de la classe populaire, et n’avaient jamais renié leurs origines. Ils étaient des « fidèles », Ils s’étaient reconnus.
A côté d’une belle histoire, nous avons une magnifique écriture, et ce n’est pas pour rien que Sylvie LE BIHAN a reçu le prix du LIVRE QUI FAIT DU BIEN., et a raté de si peu le RENAUDOT.
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La mauvaise joueuse Victor Jestin
LA MAUVAISE JOUEUSE – Victor JESTIN
Maud est une ancienne joueuse
On l’imagine dans des addictions aux casinos, sur des champs de courses… Pas du tout. Elle, depuis toute petite, a aimé le jeu, a voulu être la gagnante, aux billes, au ballon, à chat perché à cache-cache…. De plus, elle se montre très mauvaise perdante.
Son père a joué avec elle, l’a bien entraînée : Monopoly, jeux de cartes et autres jeux de société, puis les échecs, le bowling, la pétanque.
Mais Maud ne joue plus, elle travaille, elle a épousé Yann, tout va bien, sauf qu’ un soir, en rentrant de son travail, sans savoir comment cela a pu se produire, elle accroche sa voiture sur l’autoroute. Quel est l’obstacle ? Objet perdu, animal, humain ? Elle ne veut pas savoir, elle laisse sa voiture et s’enfuit à travers champs, malgré l’attention de personnes compatissantes en constatant son état de choc.
Ce choc justement va la faire vriller, réveiller en elle le démon du jeu.
De quoi a-t-elle peur ?
Alors commence une errance dans les quartiers de sa ville, puis dans le village de son enfance, à la recherche des sensations perdues. Elle va alors faire des parties de jeu de fléchettes dans un bar où elle avait ses habitudes, jouer au ballon avec un jeune garçon, puis avec son père à la console, faire des parties d’échecs dans un autre bar, s’incruster avec des joueurs dans un bowling… puis arriver chez son père… est-ce la fin de cette course folle, le retour à une conscience d’adulte?
On l’espère, mais Maud est-elle assez forte pour maîtriser à nouveau cette addiction infernale ?
Avec ce road -trip haletant et désespérant, l’auteur interroge sur notre époque où le jeu peut prendre la place de la réalité, pour la création d’un monde parallèle, le vertige de la victoire où les humains peuvent se perdre dans la folie et jusqu’à la mort.
Inquiétant, glaçant, cherche-t-on dans le jeu l'adrénaline qui manque à nos vies, j'avais un ami qui a dû divorcer de son épouse qui jouait tous les jours en mettant leur situation financière en grave danger ? Mais comment ne pas y voir une part, trop réelle cette fois, de notre monde moderne ?
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Les piliers de la mer Sylvain Tesson
Les piliers de la mer Sylvain Tesson
Vous avez peut-être regardé hier soir le film -Sur les chemins noirs -, récit du voyage où l'écrivain Sylvain Tesson se reconstruit en marchant après son grave accident. -Il a bu un peu trop et est tombé du toit.
Encore en rééducation, il décide de se lancer en solitaire sur les sentiers désertés de la France. Ses pieds, ses jambes le font souffrir, son corps regimbe, sa tête également, il vient de perdre sa mère, mais comme dit mon amie Dominique -le mouvement, c'est la vie Dépassement de soi et méditation.
Difficile d'être un explorateur aujourd'hui, tout a été découvert, l'aventurier Sylvain Tesson, dans ce nouveau roman, les piliers de la mer, visite les piliers d'érosion du recul des côtes.
Les oiseaux le regardent, l'ascension de ces stacks est souvent interdite, mais quel plaisir pour l'auteur de se hisser sur ces piliers rocheux, des petits bouts de terre ou de roches encore sauvages séparés du littoral par l'érosion.
Méditations dans ces nouvelles cathédrales, poésie, réflexions sur le monde...
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