La vie qui reste Roberta Recchia Editions Istya et Slatkine
LA VIE QUI RESTE – Roberta RECCHIA – Italie
La vie qui reste… c’est celle que vivent Stelvio et Marisa, après le viol et l’assassinat de leur fille Elisabetta, dite Betta, à l’aube de ses 16 ans, alors qu’elle courait, en compagnie de sa cousine Miriam, voir les feux de joie de cet été là, sur la plage du petit village de Torre Domizia où ses parents avaient acheté une maison de vacances.
Pourtant, jusque là, le couple avait surmonté avec sagesse et amour sincère d'autres drames.
Alors que Marisa quasiment fiancée à Francesco est enceinte, elle se voit repoussée par cet homme qu'elle aimait tant. Ses parents tentent de cacher cette ignominie, et pour cela cherchent un accord avec Stelvio qui paraît amoureux de Marisa. L'accord est presque trouvé, mais heurte Marisa qui tombe gravement malade.
Les routes enneigées sont impraticables. Marisa doit sa survie à Stelvio qui va la porter pendant trois kilomètres jusqu'à l’hôpital. L'embryon reste bloqué et grossit dans la trompe, cette grossesse intra-utérine cause l'inflammation et l'infection.
L’embryon retiré, Marisa n'est plus obligée de se marier, mais devient amoureuse de cet homme qui multiplie les marques d'amour, elle sait qu' elle peut compter sur lui. Ils se marient et forment un couple solide avec l'arrivée de deux enfants, Ettore, qui montre très vite des talents de musicien et Betta, curieuse, désobéissante et avide de goûter aux plaisirs de sa jeunesse.
Betta a emmené sa cousine Miriam voir les feux de joie sur la plage, la rencontre de trois voyous, avinés et drogués, va lui coûter la vie, asthmatique, elle meurt étouffée.
Profondément choquée par ce qu'elle vient de vivre, Miriam choisit de ne rien dire.
Emma, la mère de Miriam organise les funérailles de sa nièce sans deviner que sa propre fille a également été violée à Torre Domizia, Miriam se replie sur elle-même, devient anorexique et se drogue au Fentanyl prescrit par le psychiatre pour supporter la douleur et l’horreur. Ses parents sont trop occupés à mener leur vie mondaine et professionnelle, et les parents de Betta, indifférents à tout ce qui n’est pas leur deuil et leur souffrance.
L’enquête ne mène à rien, au bout de deux ans, plus personne ne parle de ce drame. Gaspare, un des violeurs s'est suicidé. La police couvre le maréchal Nardulli et son fils Maurizio. Heureusement, l'enquête sera reprise par la juge Anita Perillo.
La rencontre de Léo De Maria, jeune garçon au cœur tendre, dealer par nécessité, avec Miriam, va faire exploser la coquille de désespoir où tout le monde vit enfermé depuis le drame. L’amour infini que ce jeune garçon éprouve pour cette « brindille » qui lui réclame de la drogue va lui donner l’envie et le courage de tout mettre en œuvre pour la sauver.
Des vies au jour le jour, on entre au cœur d'une douleur incurable. Stelvio devient alcoolique, Marisa vit comme un fantôme.
Un scanner qui décortique au scalpel la douleur .
Roman poignant sur la résilience, la reconstruction jour après jour comme dans un ralenti, pour bien comprendre les difficultés d'être seule avec une blessure secrete après l’horreur.
L’apaisement, une autre renaissance grâce à la force de l’amour, la reconnaissance du droit à la différence, pour la tendre sœur transgenre de Léo, Corallina… Tout nous est donné à lire au fil des pages de ce roman bien construit, structuré, où chaque personnage a des qualités qui donnent envie de le connaître plus intimement.
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Le cercle de Lady Tan Lisa Chee
LE CERCLE DE LADY TAN – Lisa SEE- CHINE Editions Albin Michel Prix Grenette 2025
Chine, 15e siècle. Des palais des Grands Mings à la cité interdite, on découvre les quatre étapes de la vie d'une jeune femme, de ses jours de lait à ses quinze ans, jours d'épingles à cheveux, suivis des jours de riz et de sel avant d'atteindre les jours de tranquillité.
Dame respectable est la mère de Yunxian et la première épouse du préfet Tan. Elle est responsable des enfants et des concubines.
Un statut qui passe par le rituel de soin des pieds bandés, des os déplacés pour créer l'illusion d'une fleur de lotus. Lors de mes lectures de jeunesse, (Pearl Buck) je pensais qu'on stoppait la croissance du pied, je découvre dans ce roman l'atroce vérité du poids des traditions. Des coutumes d'un autre temps avec les dommages collatéraux du bandage qui affaiblit les muscles et rend la marche compliquée.
Les femmes de haut rang ne peuvent faire plus de trois pas en dehors de l'enceinte, tout est codifié et laisse peu de place à la liberté de ces femmes condamnées à leurs rôles de génitrice (et de préférence avoir un héritier mâle sous peine de se voir éclipser par une concubine)
Dame respectable en meurt à 28 ans. Le docteur masculin ne peut l' approcher et découvrir l'infection dont elle est atteinte.
Le Père doit s'absenter à Beijing afin de passer ses examens impériaux. C'est Demoiselle Zhao, sa concubine, qui va accompagner Tan Yunxian, 8 ans, la fille de Dame Respectable chez Grand Père Tan et Ru la grand-mère paternelle.
Demoiselle Zhao, sait lire et écrire, elle a étudié les classiques et a été achetée par une maquignonne pour devenir concubine. Elle a donné un fils au Père, Yifeng
Ru est médecin de grande réputation et femme de caractère, de même que le grand-père, les fils sont de hauts lettrés, et notre petite Yunxian se retrouve élevée et formée à la médecine par ce couple d’érudits alors que sa mère vient de mourir à cause de l'infection de ses pieds.
A quinze ans, la jeune fille épouse l'homme qui lui a été désigné, elle déménage donc dans la famille de son mari, mais peut bénéficier de la présence de son amie d’enfance, fille de la sage-femme et sage-femme elle-même. Elle aura du mal à faire sa place auprès d’une belle mère plus maladroite que maltraitante, d'autant qu’elle commence par accoucher de filles. Il faudra attendre son passage à la cour de l’impératrice, qui l’a appelée auprès d’elle, séduite par sa réputation, et celle de Meiling, son amie sage-femme, pour accoucher enfin d’un garçon.
Peu à peu elle va sortir de sa coquille, se révéler, faire ses choix envers et contre tous, et devenir ainsi une femme qui pourra s’inscrire dans la longue lignée de celles qui ont lutté pour l’indépendance féminine.
Un grand roman historique, très poétique inspiré de l'histoire de Lady Tan, dont la lutte résonne encore aujourd'hui. Difficile aujourd'hui de comprendre ce respect inconditionnel des traditions qui engendre solidarité, amitié et jalousies et manigances.
Les explications de fin de livre me renseignent sur la somme des difficultés de recherches que l'écriture de ce roman a nécessité pour cette auteure pugnace.
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Prix Grenette 2025
Les délibérations de l'édition du Prix littéraire Grenette 2025 ont eu lieu ce samedi matin à Annonay.
Malgré une véritable fournaise à la bibliothèque, les débats furent animés et vifs.
Premier Prix : Un roman qui célèbre la force des femmes en Chine au XV e siècle : Le cercle de Lady Tan de Lisa Chee.
En 2e prix, les voix se portent sur un roman intense -La Vie qui reste- de Roberta Recchia.
3e Prix : Les cerisiers fleurissent aussi la nuit de Garance Solveg avec l'occupation japonaise et les crimes de l'armée impériale sur la presqu’île chinoise de Mandchourie.
Les chroniques des différents romans lus seront postées sur le blog des Amis de la Bibliothèque et sur le site de la présidente de l'association https//annemariequintard.fr
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Et nos rêves dansent sur la rivière Karine Lebert Editions Terres de France
Et nos rêves dansent sur la rivière Karine Lebert
Gaétan et sa jumelle Joséphine issus d'une lignée de paysans prospères du pays d'Auge sont tentés par l'appel prometteur de Castro, Consul du Texas, pour une installation vers les terres du bout du monde.
Pour 200 F, ils ont acheté de quoi rêver leur nouvelle vie. Ils ignorent que c'était la terre des Amérindiens. Les massacres des indiens ont commencé afin de s'approprier leurs terres.
Après une traversée de l’Atlantique éprouvante et un périple laborieux, les pionniers arrivés à Castroville s'organisent, il y a déjà des familles alsaciennes.
Gaétan se rapproche de Clara et lorsque Joséphine va nager dans la rivière en sa compagnie, elle se sent épiée. Elle est enlevée par les Comanches quelques heures plus tard et devient contre son gré, l'épouse d'un chef indien.
Beaucoup d'alsaciens sont installés à Castroville, des polonais, des gitans les rejoignent. Les Allemands sont à Frédéricksburg (Texas) D'autres colons continuent de transiter par Castroville avant de se rendre en Californie.
Gaétan épouse Clara alsacienne. Fier et courageux, il se débrouille bien en affaires, son ranch se développe, mais il espère toujours retrouver sa sœur.
Une partie de la tribu des comanches est exterminée et Joséphine retrouvée à Fort Worth. Elle a des enfants Chogan, Dyami et Makawey.
Un grand écart s'est creusé entre Joséphine et son jumeau.
Une vie spartiate chez les Comanches nomades et des belles maisons, des commerces, des entreprises, des jardins chez les colons. Est-ce bien raisonnable de sortir l'argenterie pour des « sauvages » qui mangent avec leurs doigts, des fils rebelles irascibles qui ne pensent qu'à s'enfuir.
1862, les hommes de 18 à 45 ans sont mobilisables et Gaétan est obligé de rejoindre l'armée des confédérés, les fuyards sont exécutés.
Troisième roman de l 'année avec des Indiens, cette fois, je fais connaissance avec l'ethnie amérindienne, la nation Comanche. Avec Marie Nocenti, c’était le massacre des sioux à Wounded Knel et avec le fabuleux roman – Les terres indomptées- de Lauren Groff 17e siècle, l’évangélisation des Indiens sauvages.
Du suspense jusqu'au bout et la vérité de cet exil révélée au grand jour vers la fin.
J'ai aimé découvrir les données économiques et sociétales de Castroville, l'évolution de cette épopée. entre 1842 et 1895 entre illusions, persévérance et désillusions.
Une plume fluide, tous les personnages ont de la consistance et se révèlent avec leur culture, leurs forces et faiblesses avec des pirouettes intéressantes. J'ai ressenti des émotions pour les deux camps.
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Terre d'entre les eaux Daniel Rivel Encres Vives
TERRE D'ENTRE LES EAUX
Daniel Rivel
Quel régal, cette poésie chante la lumière dans le sillage des oiseaux, des cabanes, des couleurs et des formations naturelles, des matériaux, des différents temps.
Les écrits ont une esthétique d’émerveillement avec des mots justes qui élèvent l'esprit, j'ai traversé les prés, les champs, les pays qui frôlent ou se font inonder par l'eau.
Cette poésie est aussi vivante qu'une nouvelle, elle raconte dans sa langue romanesque les digues, l'estuaire, les étangs, les paysages, les vasières, les brumes, les nuages.
Une photographie qui m'a emportée dans un voyage inattendu... J'ai vu les marais, les terres gorgées d'eau ou gagnées sur l'eau, j'ai vu les villages et j'ai contemplé la faune et la flore.
Bien mieux qu'avec des photographies.
Un réel plaisir qui m'a donné envie d'aller visiter Talmont et ses environs. J'espère y voir toute cette beauté aux couleurs du poète chantre de la lumière et de l'eau.
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Mes souvenirs à cœur ouvert Damien Morissol
A cœur ouvert Damien Morissol
Merci à Damien Morissol et à Passion des mots pour cette biographie gagnée lors du concours anniversaire.
Une biographie d'un jeune papa d'une trentaine d'année adressée à son fils Alessio. Sans doute pour qu'il fasse moins de bêtises que lui et pour demander pardon aux membres de sa famille.
Une courageuse maman qui devient aide-soignante et maman à 16 ans ½. Elle accomplira 2H de trajet à pied pour rejoindre son lieu de travail et cela pendant 47 ans.
Un vocabulaire choisi, beaucoup de pudeur pour oser afficher son insouciance et ses bêtises enfantines.On découvre les figures marquantes et les figures redoutées tout cela avec beaucoup de pudeur.
Damien est un rebelle au tempérament difficile qui va après un accident grave en scooter, se laisser transformer.
L'écriture est pudique et limpide, toute en vérité, Damien, doit continuer à écrire en se choisissant des personnages . Bravo.
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Vivre tout bas Jeanne Bénameur Editions Actes Sud
VIVRE TOUT BAS Jeanne BENAMEUR –
Attention, je pense aux lecteurs, la présentation de ce roman a essuyé des remarques acerbes dans notre association : Libre interprétation (d'après un bas relief où Marie allongée lit un livre) de la romancière qui va en heurter plus d'un, car elle réduit la Vierge Marie à une simple humaine.
Jeanne Bénameur est une écrivaine française née en Algérie d'un père tunisien et d'une mère italienne.
J’ai un peu perdu le souffle quand j’ai compris que l’histoire que je lisais était celle de Marie la mère de Jésus. Ceci se passait quelques mois après le supplice et la crucifixion de son fils.
Une femme est là, au bord de la mer, elle attend, ne sait plus quoi faire de sa vie, maintenant que « tout est accompli » elle erre, du rivage à sa petite cabane construite à l’écart d’un petit village, elle regarde une pierre, un cairn, où par moment elle croit voir apparaître le visage de son fils, mais c’est si fugace qu’elle pense rêver.
Jamais loin d’elle, veille Jean, le doux apôtre préféré de Jésus, à qui elle a été confiée. Elle le sait, mais cela ne la gène pas. Présence, douce attentionnée et respectueuse.
Marie attend, elle ne sait quoi, son attente est traversée par des visions de femmes qui souffrent, des humains qui cherchent, elle ne sait pas dans quel moment des temps… Elle ne supporte pas leur douleur. Elle écrit, elle sait écrire, un vieux maître lui a enseigné.
Elle voudrait revoir la belle femme aux cheveux dorés écroulée au pied de Jésus.
Un jour elle croise une petite fille, muette, dont la mère s’est noyée. Et cette enfant n’a pas peur d’elle, elles s’apprivoisent l’une l’autre, Marie lui apprend à ne plus avoir peur de l’eau.
Marie passe ses doigts dans les cheveux de la petite, elle écoute son rire, jamais Jésus son enfant n’a ri.
Marie écoute, observe, attend.
La mer attire Jean, il souhaite partir pour découvrir le monde et parler de son maître bien aimé. Il construit une barque.
Je ne vais pas plus loin dans la chronique car le roman oublie les sources bibliques de la Résurrection et de la Pentecôte.
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Une fille comme il faut Jasmin Darznik Editions Hauteville
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UNE FILLE COMME IL FAUT
Jasmin Darznik
Dans "Une fille comme il faut", Jasmin Darznik raconte son voyage d'auto-découverte et le dévoilement du passé caché de sa famille. Immigrée d'Iran à seulement trois ans, Jasmin a grandi, déconnectée de son héritage jusqu'au jour où elle a découvert une photo mystérieuse de sa mère portant un voile de mariée, révélant un monde de secrets et d'histoires inexplorées.
Après le décès de son père, sa mère, Lili, a commencé à partager sa vie à travers une série de cassettes enregistrées.
Kobra, grand-mère de Jasmin et mère de Lili est la neuvième enfant de Pargol Amini. C’est une très jolie fille. Elle va à l’école pour apprendre la couture, ce qui est rare et montre que ses parents ont des idées modernes. Pour régler ses dettes de jeu, son frère la promet à Sohrab et la voilà mariée très jeune à un homme qui se montre très vite violent et infidèle. Kobra a eu une fille Lili et un fils Nader. Kobra finit par divorcer et repartir dans sa famille mais doit abandonner ses enfants.
Lili se marie, elle aussi, très jeune avec Kazem, homme laid et beaucoup plus âgé qui est violent et dont la famille exploite Lili en la traitant en servante. Avec lui, elle a une fille Sara. Elle divorce et laisse sa fille dans sa belle famille en pensant que c’est l’intérêt de l’enfant.
De retour dans sa famille son père l’inscrit à l’école et son cousin Sina l’instruit également. Lili espère retrouver son indépendance ainsi. Son frère étant parti en Allemagne elle décide de le rejoindre pour faire des études de médecine. Elle apprend l’Allemand simultanément à ses études de sage-femme. Après bien des péripéties elle rencontre un ingénieur Allemand Johann avec qui elle revient en Iran. Pour se marier il doit se convertir à l’Islam. Lili exerce son métier dans le plus prestigieux hôpital et Johann dans le domaine de la construction. Ils ont une fille Jasmin. Lili essaie de renouer avec sa première fille Sara dont on lui a caché les conditions de vie désastreuses, mais les relations s’avèrent conflictuelles.
Sara, endoctrinée par son père qui traitait sa mère de pute, ne pardonne pas à cette dernière de l’avoir abandonnée.
Survient alors un climat politique difficile avec le retour de Khomeini et la guerre avec l’Irak. Le couple décide alors de fuir l’Iran pour les États-Unis. L’adaptation est difficile, les Iraniens sont mal vus du fait de la situation politique et de la prise d’otages américains. Pour survivre, Lili et Johan ouvrent un motel et offrent une bonne éducation à Jasmin, leur fille pour qu’elle s’en sorte. Cette histoire est transmise à Jasmin par des cassettes enregistrées par sa mère à son intention.
Livre très intéressant qui montre la situation des femmes en Iran au siècle dernier, l’évolution de leur situation en fonction de la réalité politique et leur capacité à résister.
Tout le monde aime Clara David Foenkinos Gallimard
Tout le monde aime Clara David Foenkinos.
Gentillet, sans plus.
Depuis l'accident de Clara, Alexis, son père, conseiller financier, suit un atelier d'écriture mené par Eric Ruprez, écrivain atypique.
Marie, sa mère, travaille sur des plateaux de tournage. Une vie tranquille jusqu' à la tromperie de Marie, une histoire de sexe qui ne la mène nulle part.
Clara est dans le coma et ses parents, Marie et Alexis s'épaulent et se rapprochent.
Et puis, Clara se réveille avec un don de médium. Hélas, le don d’extra-lucide ne marche pas pour elle.
Bien dans l'air du temps de feel-good et de la force des esprits un peu mièvre comme si plusieurs nouvelles avaient été mélangées, ça ne tient pas.
Une grosse déception.
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De nos blessures, un royaume Gaelle Josse Editions Buchet Chastel
DE NOS BLESSURES UN ROYAUME – Gaëlle JOSSE
Agnès, danseuse, termine son spectacle avec sa troupe. C’est son dernier spectacle. Le lendemain elle part, elle ne sera plus là. Elle n’y arrive plus.
Elle n’a rien dit aux autres, partage leur joie et leur dernier repas.
Très peu de bagages, juste le livre d’un auteur inconnu, que lisait Guillaume, son amoureux des arbres et de la nature. Il est mort, il y a quelques mois, elle lui en lisait des passages sur son lit d’hôpital, quand il n'en avait plus la force.
Elle a entendu parler d’un musée, étrange, mais qui l’attire, et qui se trouve à ZAGREB, en Croatie, où les gens déposent un objet, un mot, quelque chose qui fait qu’à cet endroit, le lien qui les unit à une personne aimée durera éternellement. Elle a décidé d’y poser ce livre.
Elle aurait pu faire deux heures d’avion pour se rendre sur place, mais cela lui parait inapproprié. 7 jours, mille kilomètres, elle choisit le car, le bus, elle veut allonger ce temps, revivre sa vie amoureuse, s’arrêter pour remettre ses pas dans les villes qu’ils ont aimées, visitées, à travers cette Italie si romantique.
Se donner le temps.
Elle relit quelques passages de « leur livre », et nous faisons connaissance de Julien le père, Madeleine, la mère et leur petite fille Emma, née attardée, comme on disait alors, mais auquel le père voue un amour inconditionnel. Amoureux de la nature il lui transmet son savoir, ses émotions, pendant que Madeleine se révèle une femme d’affaires avisée, et fait tourner l’entreprise familiale.
« Quelques Edens, lettres à ma fille », voilà le titre du livre que le père écrit pour sa fille, une ode à l’amour paternel, des pages magnifiques, pleines de sensibilité, de tendresse et d’émerveillement devant cette petite fille, qui amènent plus d’une fois les larmes au bord des paupières.
Le voyage se termine, nous arrivons à ZAGREB avec Agnès, nous franchissons les portes du Musée, le livre a-t-il fini son voyage lui aussi ? Que va-t-elle faire quand viendra le moment de la séparation, encore une autre en si peu de temps ?
Le livre de Gaëlle JOSSE est une somme de pages bouleversantes et lumineuses, en mémoire d’un amour défunt, de questionnement pour savoir comment poursuivre le chemin de la vie sans l’autre à ses côtés, mais aussi un hymne à l’amour vivant.
Un livre que je trouvais trop petit avant de l’ouvrir, mais qui s’est révélé une source infinie d’émerveillement, tout y est dit.
Je veux faire un vœu… lorsque ma main se posera sur le marbre réchauffé par le soleil. Que jamais ne ralentissent mes battements de cœur lorsque je penserai à toi.
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